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Eucharistie quotidienne

   

Messe chaque jour

La communion aussi fréquente que possible est hautement recommandée pour 4 raisons :

1. Nécessité de nature, révélée dans l’Ecriture :
Le Notre Père (Mt 6,11) demande notre pain "de ce jour".
En araméen, cela se disait : amyna dywma : jour par jour, continuel, de toujours ; et en grec : epiousios : sur notre nature.
Evidemment, sauf circonstances exceptionnelles (pèlerinages...), on ne communie pas plus d’une fois par jour : notre existence est vivifiée par cette communion qui en est le centre, elle est comme le temps s’écoulant entre deux messes.
La communion est quotidienne parce qu’elle nous maintient en vie contre notre péché quotidien.
La solution à notre état de péché est d’abord le sacrement du Pardon et non l’éloignement de la messe.
Et la solution au risque d’habitude est la ferveur de notre participation avec le cœur, non l’abstention. Si déjà nous sommes tièdes, combien plus si nous communiions moins souvent.

2. Historiquement, la communion quotidienne est tout sauf une invention tardive :
Basile +379, Ep. 93, PG 32,484b : "Communier même chaque jour, en recevant le saint corps et sang du Christ, est chose bonne et utile ; car lui-même dit clairement : "Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle" (Jn 6,54). Qui doutera donc que communier continuellement à la vie ne soit pas vivre en plénitude ?"
Ambroise +397, Des Sacrements 5 : Reçois chaque jour ce qui doit te profiter chaque jour. Ainsi vis chaque jour pour être digne de recevoir (les saints Mystères) ; celui qui n’est pas digne de recevoir chaque jour n’est pas digne de recevoir ces mêmes mystères après une année. Saint Job offrait chaque jour un sacrifice pour ses enfants, de crainte qu’ils ne pèchent dans leur cœurs ou bien par la parole. Il faut que vous compreniez donc, qu’aussi souvent que le sacrifice est offert, la mort du Seigneur, l’Ascension du Seigneur sont annoncées, ainsi que le pardon des péchés, car ce Pain que vous recevez est le Pain de la Vie éternelle, et non un pain ordinaire. Celui qui est malade a besoin du remède. C’est notre maladie que d’être soumis au péché. Le remède est dans le sacrement céleste et vénérable.
Augustin +430, S 57,7,7 : L’Eucharistie est notre pain quotidien. La vertu propre à ce divin aliment est une force d’union : elle nous unit au Corps du Sauveur et fait de nous ses membres afin que nous devenions ce que nous recevons(…) Ce pain quotidien est encore dans les lectures que vous entendez chaque jour à l’Eglise, dans les hymnes que l’on chante et que vous chantez. Tout cela est nécessaire à notre pèlerinage.
Reçois ce pain quotidiennement, qu’il te profite quotidiennement, et vis quotidiennement comme si tu pouvais mériter de le recevoir.
Cyrille est souvent évoqué par la suite contre les jansénistes : urgente exhortation à la communion fréquente.
Gaudence de Brescia +410, Traité 2, CSEL 68,30s : Le sacrifice céleste institué par le Christ est vraiment l’héritage légué par son testament nouveau ; il nous l’a laissé la nuit où il allait être livré pour être crucifié, comme un gage de sa présence. Il est le viatique de notre voyage, notre nourriture sur le chemin de la vie, jusqu’à ce que nous soyons parvenus à celle-ci, en quittant ce monde. C’est pourquoi le Seigneur disait : Si vous ne mangez pas ma chair et ne buvez pas mon sang, vous n’aurez pas la vie en vous.
Il a voulu que ses bienfaits demeurent parmi nous ; il a voulu que les âmes rachetées par son précieux sang soient toujours sanctifiées à l’image de sa propre passion. C’est pourquoi il donne l’ordre à ses disciples fidèles, qu’il établit les premiers prêtres de son Église, de célébrer sans fin ces mystères de vie éternelle. Et il est nécessaire que tous les prêtres, de toutes les Églises du monde, les célèbrent jusqu’à ce que le Christ revienne du ciel. C’est ainsi que les prêtres eux-mêmes et tout le peuple des fidèles devraient avoir chaque jour devant les yeux la représentation de la passion du Christ ; en la tenant dans nos mains, en la recevant dans notre bouche et notre cœur, nous garderions un souvenir ineffaçable de notre rédemption.
Il faut que le pain soit fait avec la farine de nombreux grains de froment, mêlée à de l’eau, et reçoive du feu son achèvement. On y trouve donc une image ressemblante du corps du Christ, car nous savons qu’il forme un seul corps avec la multitude des hommes, qui a reçu son achèvement du feu de l’Esprit Saint. De même, le vin de son sang est tiré de plusieurs grappes, c’est-à-dire de raisins de la vigne plantée par lui, écrasés sous le pressoir de la croix ; versé dans le cœur des fidèles au moyen de grandes coupes, il y bouillonne par sa propre vertu.
Saint Pierre Chrysologue +450, S 67,7 ou 71 (sur le NP) : Le Père du ciel nous exhorte à demander comme des enfants du ciel, le Pain du Ciel. Le Christ ’Lui-même est le pain qui, semé dans la Vierge, levé dans la chair, pétri dans la passion, cuit dans la fournaise du sépulcre, mis en réserve dans l’Eglise, apporté aux autels, fournit chaque jour aux fidèles une nourriture céleste’.
Aelred de Rievaulx +1167, S pr Nœl PL 195, 226 Brepols p. 322 : Bethléem, "la maison du pain", c’est la sainte Église, où l’on distribue le corps du Christ, le vrai pain. La mangeoire de Bethléem, dans l’Église, c’est l’autel. C’est là que se nourrissent les familiers du Christ. Au sujet de cette table, il est écrit : Tu prépares la table pour moi (Ps 22,5). Dans cette mangeoire se trouve Jésus emmailloté. Cet enveloppement de langes, c’est l’aspect extérieur des sacrements. Dans cette mangeoire, sous l’apparence du pain et du vin, il y a le vrai corps et le vrai sang du Christ. Là, nous voyons qu’il y a le Christ en personne, mais enveloppé de langes, c’est-à-dire présent de façon invisible sous les sacrements. Nous n’avons pas de signe aussi grand et aussi évident de la naissance du Christ que le fait de consommer quotidiennement son corps et son sang au saint autel, et le fait que lui, qui est né pour nous d’une vierge une seule fois, nous le voyons chaque jour s’immoler pour nous.
Baudoin de Ford +1190, abbé cistercien, Le Sacrement de l’autel, II,1 (SC 93, p. 131s rev.) "Prenant les sept pains et rendant grâce, il les rompit" : Jésus a rompu le pain. S’il n’avait pas rompu le pain, comment les miettes seraient-elles venues jusqu’à nous ? Mais il l’a brisé et il l’a distribué ; "il l’a dispersé et donné aux pauvres" (Ps 111,9 Vg). Il l’a brisé par grâce, pour briser la colère du Père et la sienne. Dieu l’avait dit : il nous aurait brisés, si son Unique, "son élu, ne s’était pas tenu devant lui, debout sur la brèche, pour détourner sa colère" (Ps 105,23). Il s’est tenu devant Dieu et il l’a apaisé ; par sa force indéfectible, il s’est tenu debout, non brisé.
Mais lui-même, volontairement, il a brisé, a offert sa chair, rompue par la souffrance. C’est là qu’il a "brisé la puissance de l’arc" (Ps 75,4), "brisé les têtes du dragon" (Ps 73,14), tous nos ennemis, dans sa colère. Là, il a brisé en quelque sorte les tables de la première alliance, pour que nous ne soyons plus sous la Loi. Là, il a brisé le joug de notre captivité. Il a brisé tout ce qui nous brisait, pour réparer en nous tout ce qui était brisé, et pour "renvoyer libres ceux qui étaient opprimés" (Is 58,6). En effet, nous étions "captifs de la misère et des chaînes" (Ps 106,10).
Bon Jésus, aujourd’hui encore, bien que tu aies brisé la colère, brisé le pain pour nous, pauvres mendiants, nous avons encore faim... Romps donc chaque jour ce pain pour ceux qui ont faim. Car aujourd’hui et tous les jours nous recueillons quelques miettes, et chaque jour nous avons de nouveau besoin de notre pain quotidien. "Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour." (Lc 11,3) Si tu ne le donnes, qui le donnera ? Dans notre dénuement et notre besoin, il n’y a personne pour nous rompre le pain, personne pour nous nourrir, personne pour nous refaire, personne que toi, ô notre Dieu. En toute consolation que tu nous envoies, nous recueillons les miettes de ce pain que tu nous romps et nous goûtons "combien est douce ta miséricorde" (Ps 108,21 Vg).
Eckhart +1327, Entretiens spi 20, AL : Plus tu communieras souvent, mieux cela vaudra et plus cela plaira à Dieu.
Gaston de Renty +1649, au Père de Saint-Jure, son second directeur : Je me confesse d’ordinaire les jeudis selon l’ordre qui m’en a été donné, et je communie quasi tous les jours, m’y sentant attiré et en avoir grand besoin.
Plus tard, à l’une de ses dirigées, la Mère Élisabeth de la Trinité : Communiez tous les jours et donnez-vous à Dieu tout-à-fait. Il le faut et tout de bon... Allez, allez hardiment à la Sainte Communion, non par dignité mais par nécessité.
Edmond Michelet +1970 : J’ai risqué ma vie à Dachau pour assister à la messe, ce ne sont pas les nécessités de l’horaire ni de l’opinion qui m’en empêcheraient aujourd’hui.
Jésus à Ste Gemma Galgani E 136 : Chaque jour, je nourrirai mon amour avec ta chair et ton sang.
Thomas d’Aquin ST IIIa Pars, q.80, art 10 : Faut-il recevoir ce sacrement quotidiennement ?
Objections : 1. Ce sacrement représente la passion du Seigneur, comme le baptême. Or, il n’est pas permis de se faire baptiser plusieurs fois, mais une fois seulement, parce que "le Christ est mort pour nos péchés, une fois seulement" (1P 3,18). Il semble donc qu’il n’est pas permis de recevoir ce sacrement quotidiennement.
2. La réalité doit correspondre à la figure. Mais l’agneau pascal, qui fut la principale figure de ce sacrement, comme nous l’avons dit, n’était mangé qu’une fois par an. C’est aussi une fois par an que l’Église célèbre la passion du Christ, dont ce sacrement est le mémorial. Il apparaît donc qu’il n’est pas permis de manger ce sacrement quotidiennement, mais seulement une fois par an.
3. Ce sacrement, dans lequel est contenu le Christ tout entier, mérite le plus grand respect. Lorsqu’on s’abstient de ce sacrement, cela procède du respect. Aussi donne-t-on des louanges au centurion qui a dit (Mt 8,8) : "Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit", et à S. Pierre qui a dit (Lc 5,8) : "Éloigne-toi de moi, Seigneur, parce que je suis un homme pécheur." Il n’est donc pas louable de recevoir quotidiennement ce sacrement.
4. S’il était louable de recevoir souvent ce sacrement, plus on le recevrait souvent, plus ce serait louable. Et on le recevrait plus souvent si on le recevait plusieurs fois par jour. Il serait donc louable de communier plusieurs fois par jour. Cependant la coutume de l’Église ne l’admet pas. Il ne parait donc pas louable de recevoir quotidiennement ce sacrement.
5. Par ses lois, l’Église veut pourvoir à l’utilité des fidèles. Mais, par la loi de l’Église, les fidèles ne sont tenus à communier qu’une fois par an. C’est pourquoi il est dit dans la décrétale sur la pénitence et le pardon : "Tout fidèle, de l’un et l’autre sexe, doit recevoir avec respect le sacrement d’eucharistie au moins à Pâques ; à moins que, sur le conseil de son propre prêtre, pour un motif raisonnable, il ne juge qu’il doit temporairement s’abstenir de sa réception." Il n’est donc pas louable de recevoir ce sacrement quotidiennement.
En sens contraire, S. Augustin dit : "Ce pain est quotidien, reçois-le quotidiennement, pour qu’il te profite quotidiennement. "
Réponse : Au sujet de l’usage du sacrement, on peut se placer à deux points de vue. Le premier à l’égard du sacrement lui-même, dont la vertu est salutaire aux hommes. C’est pourquoi il est utile de le recevoir quotidiennement, pour en percevoir quotidiennement le fruit. Aussi S. Ambroise dit-il : "Si, chaque fois que le sang du Christ est répandu, il est répandu pour la rémission des péchés, je dois toujours le recevoir ; moi qui pèche toujours, je dois toujours prendre ce remède."
On peut aussi considérer l’usage du sacrement à l’égard du communiant, de qui l’on exige qu’il s’approche de ce sacrement avec beaucoup de dévotion et de respect. Et c’est pourquoi, si quelqu’un se trouve chaque jour bien préparé, il est louable qu’il le reçoive chaque jour. Aussi S. Augustin, après avoir dit : "Reçois-le pour qu’il te profite quotidiennement", ajoute-t-il : "Vis de telle sorte que tu mérites quotidiennement de le recevoir." Mais, parce que très souvent, chez la plupart des hommes, surgissent beaucoup d’obstacles à cette dévotion, par suite d’une mauvaise disposition du corps ou de l’âme, il n’est pas avantageux à tous les hommes d’accéder quotidiennement à ce sacrement, mais aussi souvent qu’on s’y jugera préparé. Aussi est-il dit, dans le livre des Croyances ecclésiastiques : "je ne loue ni ne blâme la communion quotidienne."
Solutions : 1. Par le sacrement de baptême, l’homme est configuré à la mort du Christ dont il reçoit le caractère ; et c’est pourquoi, de même que le Christ " est mort une fois pour toutes ", de même l’homme ne doit être baptisé qu’une seule fois. Or, par notre sacrement, l’homme ne reçoit pas le caractère du Christ, mais le Christ lui-même, dont la vertu demeure toujours. Aussi est-il dit (He 10,14) : "Par une offrande unique, il a rendu parfaits pour toujours ceux qu’il a sanctifiés. " Et c’est pourquoi, parce que l’homme a quotidiennement besoin de la vertu salutaire du Christ, il peut avantageusement recevoir chaque jour ce sacrement.
Et parce que le baptême est principalement une régénération spirituelle, de même que l’homme ne naît qu’une fois selon la chair, il doit renaître une seule fois selon l’esprit, comme le dit S. Augustin sur le texte de S. Jean (3,4) : "Comment peut-on renaître quand on est vieux ?" Tandis que notre sacrement est une nourriture spirituelle ; aussi, de même qu’on prend quotidiennement la nourriture corporelle, de même est-il louable de prendre quotidiennement ce sacrement. Aussi le Seigneur nous enseigne-t-il à demander (Lc 11,3) : "Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien." Ce que S. Augustin explique ainsi : "Si tu reçois quotidiennement" ce sacrement, "quotidiennement, pour toi c’est aujourd’hui ; pour toi le Christ ressuscite quotidiennement : car c’est aujourd’hui, quand le Christ ressuscite".
2. L’agneau pascal fut la figure principale de ce sacrement quant à la passion du Christ, que ce sacrement représente. Et c’est pourquoi on ne le mangeait qu’une fois par an, car "le Christ est mort une seule fois". Et c’est pour cette raison aussi que l’Église ne célèbre qu’une fois par an la mémoire de la passion du Christ. Mais dans ce sacrement le mémorial de la passion du Christ nous est livré par mode de nourriture, et la nourriture se prend quotidiennement. Et c’est pourquoi, à cet égard, l’eucharistie était préfigurée par la manne, que le peuple recevait quotidiennement au désert.
3. Le respect envers ce sacrement comporte de la crainte jointe à l’amour ; c’est pourquoi la crainte respectueuse envers Dieu est appelée crainte filiale, comme on l’a vu dans la deuxième Partie. C’est l’amour, en effet, qui provoque le désir de prendre le sacrement, tandis que la crainte engendre l’humilité de révérence. Ce qui fait dire à S. Augustin : "Celui-ci peut dire qu’il ne faut pas recevoir l’eucharistie quotidiennement, tandis que celui-là affirme le contraire ; que chacun fasse ce qu’il juge, dans sa bonne foi, devoir faire avec piété. Car il n’y a pas eu de dispute entre Zachée et le centurion, alors que le premier se réjouissait de recevoir le Seigneur, tandis que le second disait : "je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit" : tous deux ont honoré le Seigneur, quoique ce ne fût pas de la même façon. Cependant l’amour et l’espérance, auxquels la Sainte Écriture nous excite toujours l’emportent sur la crainte. Aussi, quand Pierre disait : Lc 5,8 "Éloigne-toi de moi, Seigneur, parce que je suis un homme pécheur", Jésus répondit-il : "Ne crains point."
4. Parce que le Seigneur a dit : "Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien", il ne faut pas communier plusieurs fois par jour, afin qu’au moins, du fait que l’on communie une seule fois par jour, soit représentée la passion du Christ, qui est unique.
5. Des décisions diverses ont paru selon les divers états de l’Église. Car, dans la primitive Église, lorsque la dévotion de la foi chrétienne était plus forte, il fut décidé que les fidèles communieraient quotidiennement. Aussi le pape Anaclet (76-88) dit-il : "Après la consécration, que tous communient, s’ils ne veulent pas se mettre hors des frontières de l’Église : car c’est ainsi que les Apôtres en ont décidé, et c’est l’usage de la sainte Église romaine." Ensuite, la ferveur de la foi ayant baissé, le pape Fabien (236-250) concéda que tous communient, s’ils ne le peuvent plus fréquemment, au moins trois fois par an, à Pâques, à la Pentecôte, et à la Nativité du Seigneur". Le pape Soter (166-175) dit qu’il faut aussi communier le Jeudi saint, en la Cène du Seigneur, ce qu’on trouve dans la décrétale sur la Consécration (De Consecratione, dist. 2).
Mais ensuite "la charité d’un grand nombre se refroidit, à cause de l’abondance des péchés" (cf Mt 24,12), et Innocent III (1198-1216) décida que tous les fidèles devaient communier "au moins une fois l’an, à Pâques". Mais dans le livre des Croyances ecclésiastiques (Gennadius de Marseille, Vè siècle, PL 58,979s,23), il est conseillé "de communier tous les dimanches".

3. Enseignement de l’Eglise (catéchisme du Bhx Jean-Paul II, 1992) :
CEC 1389 :... L’Eglise recommande vivement aux fidèles de recevoir la Sainte Eucharistie les dimanches et les jours de fête, ou plus souvent encore, même tous les jours.
2837 [donne nous aujourd’hui notre pain] "de ce jour". Ce mot grec, épiousios, …pris dans un sens temporel, est une reprise pédagogique de "aujourd’hui" pour nous confirmer dans une confiance "sans réserve". Pris au sens qualitatif, il signifie le nécessaire de la vie, et plus largement tout bien suffisant pour la subsistance. Pris à la lettre (épiousios : "sur-essentiel"), il désigne directement le Pain de Vie, le Corps du Christ "remède d’immortalité" sans lequel nous n’avons pas la Vie en nous. Enfin, lié au précédent, le sens céleste est évident : "ce Jour" est celui du Seigneur, celui du festin du Royaume, anticipé dans l’Eucharistie qui est déjà l’avant-goût du Royaume qui vient. C’est pourquoi il convient que la liturgie eucharistique soit célébrée "chaque jour".

4. Demande faite aux prêtres
Benoît XVI 8 mai 2006 homélie du dimanche de prière pour les vocations : L’Eucharistie quotidienne doit devenir pour nous une école de vie où nous apprenons à donner notre vie. La vie, on ne la donne pas seulement au moment de la mort, et pas seulement par le moyen du martyre. Nous devons la donner jour après jour. Il faut apprendre jour après jour que je ne possède pas ma vie pour moi-même".
rencontre le clergé du diocèse de Rome au Vatican 25 février 2007 : Sans l’Eucharistie, une journée est incomplète et c’est pourquoi nous grandissons déjà au séminaire avec cette liturgie quotidienne ; il me semble très important que nous sentions le besoin d’être avec le Seigneur dans l’Eucharistie, qui ne doit pas être un devoir professionnel, mais réellement un devoir ressenti de l’intérieur. Que l’Eucharistie ne manque jamais.
... je pense que l’essentiel est précisément là : Eucharistie, Office des Lectures, prière et entretien, même bref, chaque jour, avec le Seigneur, sur ses Paroles que je dois annoncer
29 04 2007 aux diacres de Rome :
L’intimité spirituelle profonde avec le Christ et le pouvoir d’entrer "dans ses sentiments" doivent avant tout être nourris, par "l’école de sainteté" quotidienne de l’autel, de l’Eucharistie.
Rencontre avec le clergé de Belluno-Ferte et Trévise, 24 07 2007 : Priez : en effet, sans relation personnelle avec Dieu tout le reste ne peut pas fonctionner, car nous ne pouvons pas réellement apporter Dieu, la réalité divine et la vraie vie humaine aux personnes, si nous ne vivons pas nous-mêmes dans une relation profonde, véritable, d’amitié avec Dieu, en Jésus Christ. D’où la célébration, chaque jour, de la Sainte Eucharistie comme rencontre fondamentale, où le Seigneur me parle et je parle avec le Seigneur, qui se donne entre mes mains.
10 6 2010, homélie messe place Saint-Pierre, pour la clôture de l’année sacerdotale, en la solennité du coeur de Jésus : Comment ne pas être heureux de pouvoir chaque jour être les hôtes de la table même de Dieu, d’habiter près de Lui ?
veillée de conclusion de l’année sacerdotale 10 juin 2010 : Le "centre de la vie du prêtre est la célébration quotidienne de l’eucharistie.
Cal Hummes journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres 30 mai 2008 : Nous sommes fidèles, très chers confrères, à la célébration quotidienne de la Très Sainte Eucharistie, non seulement pour remplir un engagement pastoral ou répondre à une exigence de la communauté qui nous est confiée, mais en raison du besoin personnel absolu que nous en ressentons, comme de l’air, comme de la lumière pour notre vie, comme l’unique raison appropriée à une existence accomplie de prêtre.



   
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