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Prières à Marie

Sont ici rassemblées les principales prières mariales éprouvées par la sainteté de leurs auteurs, les siècles, ou la pratique des communautés chrétiennes

Prières des premiers Chrétiens, papyrus et tessons (IIIe et IVe siècles, Antienne mariale, 107)
Sous l’abri de ta miséricorde,
nous nous réfugions, ô Mère de Dieu ;
n’induis pas en tentation ceux qui te prient
mais délivre-nous du péril, seule chaste et bénie.

St Cyrille d’Alexandrie 380-444, hom concile d’Ephèse
Nous te saluons, sainte Trinité mystérieuse,
Qui nous a convoqués dans cette église…
Nous te saluons, Marie, Mère de Dieu,
Trésor sacré de tout l’univers, astre sans déclin,
Couronne de la virginité, sceptre de la foi orthodoxe,
Temple indestructible, demeure de l’incommensurable,
Mère et Vierge,
A cause de qui est appelé béni dans les saints Évangiles,
celui qui vient au nom du Seigneur.
Nous te saluons, toi qui as contenu dans ton sein virginal,
celui que les cieux ne peuvent contenir ;
Toi par qui la Trinité est glorifiée et adorée sur toute la terre,
Par qui le ciel exulte,
Par qui les anges et les archanges sont dans la joie,
Par qui les démons sont mis en déroute
Par qui le tentateur est tombé du ciel,
Par qui la Créature déchue est élevée au ciel,
Par qui le monde entier captif de l’idolâtrie,
Est parvenu la connaissance de la vérité
Par qui le saint baptême est accordé à ceux qui croient,
avec l’huile d’allégresse
Par qui, sur toute la terre, les Églises ont été fondées,
Par qui les nations païennes sont amenées à la conversion.
Rendons honneur et gloire à l’indivisible Trinité, en célébrant par nos louanges Marie toujours vierge,
qui est le saint temple de Dieu, c’est-à-dire l’Église ; et son Fils, son Époux immaculé.
Et que dirais-je encore ?
C’est par toi que la lumière du Fils unique de Dieu a brillé
Pour ceux qui demeuraient dans les ténèbres
et dans l’ombre de la mort ;
C’est par toi que les prophètes ont annoncé l’avenir,
Que les Apôtres proclament le salut aux nations,
Que les morts ressuscitent, et que règnent les rois,
Au nom de la sainte Trinité.
Y a-t-il un seul homme qui puisse célébrer dignement
les louanges de Marie ?
Elle est mère et vierge à la fois. Quelle merveille !
Merveille qui m’accable !
Qui a jamais entendu dire, que le constructeur serait empêché
d’habiter le temple, qu’il a lui-même édifié ?
Oserait-on critiquer celui qui donne à sa servante le titre de mère ?
Voici donc que le monde entier est dans la joie !
Qu’il nous soit donné de vénérer et d’adorer l’unité,
De vénérer et d’honorer l’indivisible Trinité
En chantant les louanges de Marie toujours Vierge,
C’est-à-dire de son saint Temple,
Et celles de son Fils et de son Epoux immaculé :
Car c’est à lui qu’appartient la gloire
Pour les siècles des siècles. Amen

St Athanase d’Alexandrie +373 :
Ô noble Vierge, vraiment tu es grande au dessus de toute grandeur !
Car qu’est-ce qui égale ta grandeur, auberge de Dieu le Verbe ?
A quoi te comparerai-je, ô Vierge parmi toutes les créatures ?
Nous te trouvons plus grande qu’elles toutes.
Te comparerai-je à la terre et à ses fruits ? Tu les surpasses ...
Si je dis que les anges de Dieu et les archanges sont grands, tu es plus grande qu’eux tous.
Car les anges et les archanges servent avec tremblement Celui qui habite en ton sein.

St Athanase d’Alexandrie :
Ecoute nos prières, ô très Sainte Vierge, et souviens-toi de nous.
Répands sur nous les dons de tes richesses, de cette abondance de grâces dont tu es toute remplie.
L’Archange te salue et t’appelle pleine de grâces,
toutes les nations te proclament bienheureuse,
toutes les hiérarchies célestes te bénissent,
et nous qui sommes de la hiérarchie terrestre, nous te disons aussi :
Salut, ô pleine de grâces, le Seigneur est avec toi,
prie pour nous, ô Mère de Dieu, notre Dame et notre Reine.

St Ephrem v.306-373
Remplis ma bouche, ô Marie, de la grâce de ta douceur.
Éclaire mon intelligence, toi qui as été comblée de la faveur de Dieu.
Alors ma langue et mes lèvres chanteront allègrement tes louanges,
et plus particulièrement la salutation angélique, annonciatrice du salut du monde,
remède et protection de tous les hommes.
Daigne donc accepter que moi, ton petit serviteur,
je te loue et te dise et redise doucement : "Réjouis-toi, Marie, comblée de grâces."

St Ephrem Trad. p.d’Alès, Marie, Mère de Dieu, Tradition anténicénienne, t.3, 180.
Prière à la très sainte Mère de Dieu
Très sainte Dame, Mère de Dieu, seule très pure d’âme et de corps, seule au delà de toute pureté, de toute chasteté, de toute virginité ;
seule demeure de toute la grâce de l’Esprit-Saint ; par là surpassant incomparablement même les puissances spirituelles, en pureté, en sainteté d’âme et de corps ;
jetez les yeux sur moi, coupable, impur, souillé dans mon âme et dans mon corps des tares de ma vie passionnée et voluptueuse ;
purifiez mon esprit de ses passions ; sanctifiez, redressez mes pensées errantes et aveugles ; réglez et dirigez mes sens ; délivrez-moi de la détestable et infâme tyrannie des inclinations et passions impures ;
abolissez en moi l’empire du péché,
donnez la sagesse et le discernement à mon esprit enténébré, misérable, pour la correction de mes fautes et de mes chutes,
afin que, délivré des ténèbres du péché, je sois trouvé digne de vous glorifier ; de vous chanter librement, seule vraie Mère de la vraie lumière, le Christ notre Dieu ;
car seule avec lui et par lui, vous êtes bénie et glorifiée par toute créature invisible et visible,
maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
(Ma très sainte Dame, Mère de Dieu, pleine de grâce, vous, la Commune gloire de notre nature, le Canal de tous les biens, la Reine de toutes choses après la Trinité, ... la Médiatrice du monde après le Médiateur ; vous, le Pont mystérieux qui relie la terre au ciel, la Clé qui nous ouvre les portes du paradis, notre Avocate, notre Médiatrice, voyez ma foi, voyez mes pieux désirs et souvenez-vous de votre miséricorde et de votre puissance. Mère de Celui qui seul est miséricordieux et bon, accueillez mon âme dans ma misère et, par votre intercession, rendez-la digne d’être un jour à la droite de votre unique Fils. Amen.)

St Ephrem Precatio ad Dei Matrem, Op. omnia 3,532
En toi, protectrice et médiatrice auprès d’un Dieu qui est né de toi, Mère de Dieu, en toi le genre humain met sa félicité. Sans cesse il dépend de ton secours ; tu es son seul refuge, sa seule défense, en raison de la ferme confiance que tu trouves chez lui. Et moi aussi, je viens à toi d’un cœur fervent, trop peu assuré pour oser m’approcher de ton Fils, mais te suppliant d’intercéder auprès de lui pour que j’obtienne le salut.
Ne dédaigne pas ton serviteur, moi qui ai mis toute mon espérance en toi, après Dieu ; ne te détourne pas de celui qui est cerné par les dangers, éprouvé par de si grands malheurs. Oui, Miséricordieuse, et Mère du Dieu des miséricordes, exerce la miséricorde envers ton serviteur, et délivre-moi d’une conscience coupable ; en apaisant la tempête de mes pensées, éteins le brasier de la volupté, calme l’incendie des convoitises charnelles, et allume en moi l’amour envers ton Fils qui est aussi mon Dieu ; protège tous mes sens, en ne permettant aucun accès aux mauvais désirs.
Je te conjure d’obtenir pour moi le temps de faire pénitence, pour que la faux de la mort ne me retranche pas comme un être sans fruit, et que je ne sois pas livré au feu comme un être stérile. Rallume la lampe éteinte de mon âme ; dissipe les ténèbres de mes afflictions ; écarte, par tes prières, le nuage de mes passions maladives. Car elle est puissante, ta supplication maternelle auprès d’un Fils qui ne demande qu’à se laisser fléchir. Accorde-moi la lumière de la pénitence et conduis-moi par la main jusqu’au plein jour de la componction ; rends-moi capable de me comporter tous les jours de ma vie selon le bon plaisir d’un Dieu de tendresse. Et tant que j’avancerai en cette vie de malheur, défends-moi, protège-moi, garde-moi ; navigue au côté du navigateur, sois la compagne de route du pèlerin, protège celui qui dort, dirige toutes mes voies.

St Ephrem : 1. Vierge Souveraine, Génitrice de Dieu, salut de la famille unie des chrétiens, tu ne cesses de jeter sur nous le regard d’une tendre mère. Tu nous aimes comme si nous étions tes enfants, toujours disposée à nous chérir, tu répands sur nous d’ineffables bienfaits : tu nous protèges et tu nous sauves ; veillant sur nous avec sollicitude, tu nous délivres du danger des tentations, et de la multitude des pécheurs qui nous environnent ; pleins de reconnaissance, nous te remercions, nous célébrons ta munificence, nous publions tes bienfaits, nous chantons à haute voix tes merveilles, nous louons ta sollicitude, ta prévoyance, nous élevons dans nos hymnes ta puissance tutélaire, nous immortalisons ton inépuisable miséricorde. Les bienfaits que tu as répandus sur nous par le passé sont gravés dans notre mémoire, et nous nous souvenons à quels dangers imminents tu nous as arrachés ; nous t’adressons ce cantique de grâces, comme une dette que nous acquittons, cantique toujours au-dessous de tes bienfaits : eh ! quelle voix pourrait les célébrer dignement ? Cependant, nous prenons courage, nous implorons humblement ta miséricorde, pour que tu entendes les cris de détresse de tes serviteurs. Dépose notre demande aux Pieds de ce Dieu que tu as engendré, pour qu’Il nous sauve de la damnation éternelle, et que nous puissions louer le Nom trois fois saint du Père, du Fils et du saint Esprit ; et aujourd’hui et dans l’éternité des siècles. Tu vois, ô très sainte Souveraine Enfantrice de Dieu, tu vois tous les pièges dont nous enveloppe l’esprit malin, l’esprit impur. Vois toutes les passions criminelles qu’il éveille en nous, et dont il nous enlace comme d’un réseau. Apparais et ne repousse point notre prière. Pourquoi détourner ton visage et oublier notre faiblesse ? Écarte les embûches du démon qui nous tente, sois notre asile dans cette guerre, apaise par ton intercession bienfaisante la Colère divine que nos égarements ont excitée ; ajoute ce nouveau bienfait à tant d’autres, et nous célébrerons dans nos cantiques ton nom, celui de ton Fils et notre Dieu qui, de même que son Père, est sans commencement.
2. Souveraine Mère de Dieu qui enfantas le Christ Dieu notre Sauveur, je place toute mon espérance en toi qui es au-dessus de toutes les puissances du ciel.
O Vierge, emblème de la pureté, fortifie-moi de ta sainte grâce ; dans cette vie, sois mon guide, conduis-moi selon la Volonté de ton auguste Fils notre Dieu.
Obtiens-moi la rémission de mes péchés, sois mon refuge, ma protection, ma délivrance, sois la main qui me dirige vers la vie éternelle. Souveraine, Souveraine, ne m’abandonne pas à l’heure suprême, hâte-toi de m’apporter le secours qui m’est nécessaire, arrache-moi de la cruelle tyrannie des esprits de l’enfer.
Tu es la très bonne Mère du Christ notre Dieu, tout ce que tu veux, tu dois le pouvoir.
Toi, seule Souveraine et Génitrice de Dieu, tu es dans une sphère élevée au-dessus de toute la terre.
Quant à nous, Épouse de Dieu, nous te bénissons avec foi, nous t’honorons avec amour, nous te rendons un culte respectueux, nous chantons tes louanges et nous proclamons ta béatitude dans le langage de la vénération.
Tu es en effet la gloire des gloires, la récompense des récompenses, la puissance des puissances.
O Souveraine, mon bonheur après Dieu, rosée divine qui apaises l’ardeur brûlante qui me dévore, source jaillissante du sein de Dieu même, à laquelle se rafraîchit mon coeur embrasé, lumière éclatante de mon âme plongée dans les ténèbres, guide du faible, appui du pauvre, manteau de la nudité, richesse de l’indigent, remède des plaies incurables, tu taris les pleurs, tu apaises les soupirs, tu allèges les infortunes, tu guéris les douleurs, tu brises les chaînes ; Espérance de mon salut, exauce mes prières ; aie pitié de mes gémissements, accueille mes lamentations, aie compassion de moi, laisse-toi fléchir par mes larmes.
3. Que pour moi tes entrailles soient émues ; n’es-tu pas la Mère d’un Dieu bienfaisant ? Jette un regard de bonté, accueille favorablement ma prière, réponds à mon désir, étanche ma soif ; unis-moi à ma famille, à mes compagnons de service, dans la terre des hommes pacifiques, dans le sanctuaire des justes, dans le choeur des saints, et rends-moi digne, toi, protection et joie de tous et volupté pure, de participer à ta félicité, je te le demande, à la joie inénarrable du Dieu et Roi qu tu as engendré, à ses noces inexplicables aux délices inépuisables, à son Règne éternel et sans fin.
Car tu es ma Souveraine, mon refuge, ma vie, ma protection, mon armure, ma joie, mon espérance, ma force ; fais-moi jouir, de concert avec toi, vers les régions célestes, des Dons indicibles et inconcevables de ton Fils. Tu as, je le sais, une puissance égale à ta volonté, telle enfin que doit l’avoir la Mère du Très-Haut.
Aussi me suis-je enhardi ; fais que je ne sois pas trompé dans mon attente, fais que cette attente soit remplie, ô très pure Souveraine, Épouse de Dieu, toi qui, contre les lois de la nature, as enfanté le Seigneur attendu de tous, notre Seigneur et vrai Dieu Jésus Christ à qui revient toute gloire, tout honneur et toute vénération, avec son Père sans commencement et son très saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

St Germain, patriarche de Constantinople 715-730 :
O vous, toute chaste, toute bonne et pleine de miséricorde, Souveraine, la consolation des chrétiens, le refuge le plus assuré des pécheurs, le soulagement le plus ardent des affligés, ne nous laissez pas comme des orphelins privés de votre secours. Si nous étions jamais abandonnés de vous, où donc nous réfugierions-nous ?
Que nous arriverait-il, ô toute sainte Mère de Dieu ? Vous êtes le souffle et la vie des chrétiens. De même que la respiration apporte la preuve que notre corps possède encore son énergie vivifiante, ainsi, votre très saint nom inlassablement prononcé par la bouche de vos serviteurs, en tout temps et en tout lieu et de toute manière est bien plus que la preuve, il est la cause de la vie, de l’allégresse, du secours pour nous.

St Germain de Constantinople S 2 pour la Dormition de la S. Vierge. ‑ PG 98, 350‑351 :
Pour nous mener au salut, ton assistance est puissante, ô Mère de Dieu, et n’a pas besoin d’autre recommandation auprès de Dieu. Tu es en toute vérité la Mère de la Vie, tu es le ferment grâce auquel Adam fut modelé à nouveau, tu es la délivrance de l’opprobre qui pesait sur Ève. Elle fut mère de la poussière, toi, de la Lumière. De son sein naquit la corruption ; de tes entrailles, l’incorruptibilité. Elle fut l’installation à demeure de la mort, toi, la délivrance de la mort. Elle est l’affaissement des paupières, toi, la gloire sans déclin des yeux ouverts. Sa postérité, c’est la tristesse, ton Fils, la joie de l’univers. Elle, parce qu’elle était poussière, est retournée en poussière ; toi, tu as enfanté pour nous la Vie et tu es remontée vers la vie, cette vie que tu as pu donner aux hommes même après ta mort.
Si tu n’étais pas venue nous guider, personne ne serait parfaitement spirituel, personne ne pourrait adorer Dieu dans l’Esprit. Car l’homme est devenu spirituel lorsque tu es devenue la demeure du Saint-Esprit. Personne n’est empli de la connaissance de Dieu sinon grâce à toi, ô Toute Sainte ; personne n’est sauvé sinon grâce à toi, Mère de Dieu ; personne n’échappe aux dangers sinon grâce à toi, Vierge-Mère ; personne n’est racheté sinon grâce à toi, Mère du Seigneur ; personne ne reçoit les faveurs de la miséricorde divine sinon grâce à toi, Demeure de Dieu. Est-il, en effet, quelqu’un qui combatte avec autant de vigueur pour les pécheurs, qui prenne en main avec autant de zèle la cause des rebelles, jusqu’à se porter caution pour eux ?
C’est à bon droit que celui qui est affligé se réfugie près de toi, que le malade s’attache à toi, que le persécuté t’oppose à ses adversaires comme un bouclier. C’est la raison pour laquelle ce peuple chrétien, ton peuple, conscient de ses intérêts, s’en remet à toi en toute hardiesse pour transmettre à Dieu ses demandes. Et il espère fermement que tu exauceras ses prières, ô Toute Sainte, car il a fait l’expérience de tes innombrables bontés envers lui, et sait qu’en te suppliant sans relâche, il obtiendra ce qu’il demande.

St Sophrone de Jérusalem +639, S pour l’Annonciation, 22 et 25-26, PG 87c, 3241, 3245 et 3248 :
Tu es vraiment "bénie entre les femmes", car tu as change en bénédiction la malédiction qui pesait sur Eve et tu as fait en sorte qu’Adam, d’abord réprouvé, fut par toi béni de Dieu Tu es vraiment "bénie entre les femmes", car par toi la bénédiction du Père s’est levée sur les hommes et les a libérés de l’antique malédiction. Oui, vraiment tu es "bénie entre les femmes", car par toi tes ancêtres sont sauvés : tu donneras naissance au Sauveur qui réalisera pour eux le salut venant de Dieu. Tu es vraiment "bénie entre les femmes", car tu as produit sans semence le fruit qui doit gratifier de la bénédiction la terre entière et la racheter de la malédiction qui la condamnait à porter des épines. Tu es vraiment "bénie entre les femmes, car, simple femme par nature, tu vas devenir la Mère de Dieu. En effet, si ton enfant est en toute réalité Dieu fait chair, alors le titre de Mère de Dieu te convient sans réserve, pour avoir vraiment donné naissance à Dieu.
"Ne crains donc pas, Marie, car tu as trouve grâce auprès de Dieu", une grâce qui ne connaît pas la mort, une grâce d’un éclat incomparable, une grâce souverainement désirable, une grâce à la splendeur inégalée, une grâce sans déclin, une grâce riche en salut, une grâce de paix que rien ne vient troubler, une grâce à jamais invincible, une grâce qui dure sans fin.
Sans doute, beaucoup avant toi ont été saints ; mais aucun n’a joui d’une telle plénitude de grâce, aucun n’est parvenu à une telle célébrité, chez aucun l’on ne trouve une telle pureté, un éclat si divin, une élévation si souveraine. Et c’est justice : jamais homme, en effet, n’a approché Dieu de si près, jamais homme n’a reçu de Dieu de si riches faveurs, n’a autant bénéficié de la grâce de Dieu. Il n’est rien de si remarquable dans l’humanité que tu ne surpasses, il n’est aucune des faveurs divines envers l’homme dont tu n’aies été infiniment comblée. Car Dieu s’est reposé en toi plus qu’en quiconque : c’est là ta richesse, jamais personne n’a tant possédé Dieu, jamais personne n’a tant joui de la présence de Dieu, jamais personne n’a été à ce point illuminé par Dieu. En effet, le Créateur et Seigneur de l’univers, non content de trouver en toi un accueil, a pris chair de ta chair d’une manière miraculeuse ; il a été porté et mis au monde par toi, arrachant ainsi toute l’humanité a la condamnation portée contre son ancêtre, pour la faire bénéficier d’un salut éternel.
C’est pour cette raison que je m’écrie et ne cesserai de m’écrier de toutes mes forces : "Salut, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi, tu es bénie entre les femmes" (CP)

St Jean Damascène v.650-749
Fille de la race des hommes qui portas le Créateur dans tes bras, réellement, tu es plus précieuse que toute la création, car de toi seule le Créateur a reçu en partage les prémices de notre humanité. Sa chair fut faite de ta chair, son sang de ton sang. Dieu s’est nourri de ton lait, tes lèvres ont touché les lèvres de Dieu. Par tout ton être, tu es la chambre nuptiale de l’Esprit, la Cité du Dieu vivant que réjouissent les torrents du fleuve que sont les charismes de l’Esprit, toute belle, toute proche de Dieu !
Saint est Dieu le Père qui a bien voulu qu’en toi s’accomplisse le mystère qu’il avait prédéterminé avant les siècles !
Saint Fort est le Fils de Dieu qui te fait naître afin qu’il naisse de toi !
Saint Immortel l’Esprit de toute sainteté qui par la rosée de sa divinité t’a gardée indemne au feu divin, que signifiait le buisson de Moïse !

St Jean Damascène Hom. sur la Nativité, 9-10. Vivant chef d’œuvre
La gloire de la Mère de Dieu est intérieure : c’est le fruit de son sein.
Ô femme tout aimable, trois fois heureuse ! "Tu es bénie entre les femmes, et béni est le fruit de ton sein".
Ô femme, fille du roi David, et Mère de Dieu, le Roi universel !
Divin et vivant chef-d’œuvre, dont Dieu le Créateur s’est réjoui,
toi dont l’esprit est gouverné par Dieu et attentif à Dieu seul,
toi dont tout le désir se porte à ce qui seul est désirable et aimable.
Tu auras une vie supérieure à la nature, car tu ne vivras point pour toi, puisque aussi bien ce n’est point pour toi que tu es née.
Aussi tiendras-tu ta vie de Dieu : à cause de lui tu es venue à la vie, à cause de lui tu serviras au salut universel, pour que s’accomplisse par toi l’antique dessein de Dieu, qui est l’Incarnation du Verbe et notre divinisation.
Ton appétit est de te nourrir des paroles divines et de te fortifier de leur sève ;
tu es comme "l’olivier fertile dans la maison de Dieu",
comme "l’arbre planté près du cours des eaux" de l’Esprit,
comme l’arbre de vie, qui au temps qui lui fut marqué, a donné son fruit : le Dieu incarné, vie éternelle de tous les êtres.
Tu retiens toute pensée nourrissante et utile à l’âme :
mais toute pensée superflue et qui serait pour l’âme un dommage, tu la rejettes avant de la goûter.
Tes yeux "sont toujours vers le Seigneur", regardant la lumière éternelle et inaccessible.
Tes oreilles écoutent la divine parole et se délectent de la cithare de l’Esprit ;
par elles la Parole est entrée pour se faire chair.
Tes narines respirent avec délices l’arôme des parfums de l’époux, qui est lui-même un parfum, spontanément répandu pour oindre son humanité. "Ton nom est un parfum qui s’épanche", dit l’Écriture.
Tes lèvres louent le Seigneur, et restent attachées à ses lèvres.
Ta langue et ton palais discernent les paroles de Dieu et se rassasient de la suavité divine.
Cœur pur et sans souillure, qui voit et désire le Dieu sans souillure !
Dans ce sein, l’être illimité est venu demeurer ; de son lait, Dieu, l’enfant Jésus, s’est nourri. Porte de Dieu toujours virginale !
Voici les mains qui tiennent Dieu, et ces genoux sont un trône plus élevé que les Chérubins :
par eux "les mains affaiblies et les genoux chancelants" furent affermis.
Ses pieds sont guidés par la loi de Dieu comme par une lampe brillante, ils courent à sa suite sans se retourner, jusqu’à ce qu’ils aient attiré le Bien-Aimé vers l’amante.
Par tout son être, celle-ci est la chambre nuptiale de l’Esprit, "la cité du Dieu" vivant, que "réjouissent les canaux du fleuve", c’est-à-dire les flots des charismes de l’Esprit.
Elle est la "toute belle", la toute "proche" de Dieu.
Vierge pleine de la grâce divine, temple saint de Dieu, que Salomon, le prince de la paix, a construit et habite, ce n’est pas l’or et les pierres inanimées qui t’embellissent, mais, mieux que l’or, l’Esprit fait ta splendeur.
Pour pierreries, tu as la perle toute précieuse, le Christ, la braise de la divinité.
Supplie-le de toucher nos lèvres, afin que, purifiés, nous le chantions avec le Père et l’Esprit, en nous écriant : "Saint, Saint, Saint le Seigneur Sabaoth", la nature unique de la divinité en trois Personnes.

St Jean Damascène
O Vierge Marie, si vous êtes irritée, c’est contre le péché et l’auteur du péché.
Vous aurez une vie supérieure à la nature, mais vous ne vivrez pas pour vous, car ce n’est pas pour vous que vous êtes née. Cette vie, vous la consacrerez tout entière à Dieu, car c’est Lui qui vous a introduite dans le monde, pour servir au salut du genre humain, pour accomplir le plan de Dieu, c’est-à-dire l’Incarnation de votre Fils et notre déification.
Votre cœur se nourrira des paroles de Dieu : elles vous féconderont comme l’olivier fertile dans la maison de Dieu, comme l’arbre planté au bord des eaux vives de l’Esprit, comme l’arbre de vie qui a donné son fruit au moment prédit : le Dieu incarné, la vie de toutes choses....
Votre cœur très pur, exempt de toute souillure, contemplera toujours le Dieu de toute pureté et brûlera de désir pour lui.
Votre sein sera la demeure de Celui qu’aucun lieu ne peut contenir. Votre lait, dans le petit enfant Jésus, nourrira Dieu. Vous êtes la porte de Dieu, éclatante d’une perpétuelle virginité. Vos mains porteront Dieu ; vos genoux seront pour lui un trône plus sublime que celui des Chérubins....
Vous êtes le temple du Saint-Esprit, la cité de Dieu vivant, que réjouissent les fleuves abondants de la grâce divine. Vous êtes toute belle, toute proche de Dieu, plus haute que les Chérubins et les Séraphins, très proche de Dieu lui-même.
Salut, Marie, douce enfant d’Anne ! De nouveau l’amour m’amène jusqu’à vous. Comment pourrai-je décrire votre démarche pleine de sérieux, votre vêtement ; le charme de votre visage, cette sagesse que donne l’âge unie à la jeunesse du corps ?
Votre vêtement était plein de modestie, sans luxe comme sans mollesse. Votre démarche était grave, sans précipitation comme sans nonchalance. Votre conduite était austère, quoique tempérée par la joie, mais n’attirant jamais l’attention des hommes. Ce qui le prouve, c’est votre crainte devant la visite inattendue de l’ange. Vous étiez soumise et docile à tes parents. Votre âme restait humble au milieu des contemplations les plus sublimes. Votre parole était agréable, car elle traduisait la douceur de votre âme.
Quelle demeure aurait été plus digne de Dieu ? Il est juste que toutes les générations vous proclament bienheureuse, remarquable honneur du genre humain. Vous êtes la gloire du sacerdoce, l’espoir des chrétiens, la plante féconde de la virginité. C’est par vous que l’honneur de la virginité s’est partout répandu. Que soient bénis ceux qui vous reconnaissent pour la Mère de Dieu, maudits ceux qui ne le veulent pas.

St Jean Damascène Hom. I in Nativ. B.M.V., PG 99, 672 et ss. (trad. de Mlle Mestivier).
Aujourd’hui, le créateur de toutes choses, Dieu le Verbe compose un livre nouveau, jailli du cœur de son Père, et qu’il écrit par le Saint-Esprit, qui est la langue de Dieu...
O fille du roi David et Mère de Dieu, Roi universel ! O divin et vivant objet, dont la beauté a charmé le Dieu créateur, vous dont l’âme est toute sous l’action divine et attentive à Dieu seul ; tous vos désirs sont tendus vers cela seul qui mérite qu’on le cherche, et qui est digne d’amour ; vous n’avez de colère que pour le péché et son auteur. Vous aurez une vie supérieure à la nature, mais vous ne l’aurez pas pour vous, vous qui n’avez pas été créée pour vous. Vous l’aurez consacrée tout entière à Dieu, qui vous a introduite dans le monde, afin de servir au salut du genre humain, afin d’accomplir le dessein de Dieu, l’Incarnation de son Fils et la déification du genre humain.
Votre cœur se nourrira des paroles de Dieu : elles vous féconderont, comme l’olivier fertile dans la maison de Dieu, comme l’arbre planté au bord des eaux vives de l’Esprit, comme l’arbre de vie, qui a donné son fruit au temps fixé : le Dieu incarné, la vie de toutes choses.
Vos pensées n’auront d’autre objet que ce qui profite à l’âme, et toute idée non seulement pernicieuse, mais inutile, vous la rejetterez avant même d’en avoir senti le goût.
Vos yeux seront toujours tournés vers le Seigneur, vers la lumière éternelle et inaccessible ; vos oreilles attentives aux paroles divines et aux sons de la harpe de l’Esprit, par qui le Verbe est venu assumer notre chair... vos narines respireront le parfum de l’époux, parfum divin dont il peut embaumer son humanité. Vos lèvres loueront le Seigneur, toujours attachées aux lèvres de Dieu.
Votre bouche savourera les paroles de Dieu et jouira de leur divine suavité. Votre cœur très pur, exempt de toute tache, toujours verra le Dieu de toute pureté et brûlera de désir pour lui. Votre sein sera la demeure de celui qu’aucun lieu ne peut contenir.
Votre lait nourrira Dieu, dans le petit enfant Jésus.
Vous êtes la porte de Dieu, éclatante d’une perpétuelle virginité.
Vos mains porteront Dieu, et vos genoux seront pour lui un trône plus sublime que celui des chérubins...
Vos pieds, conduits par la lumière de la loi divine, le suivant dans une course sans détours, vous entraîneront jusqu’à la possession du Bien-Aimé. Vous êtes le temple de l’Esprit-Saint, la cité du Dieu vivant, que réjouissent les fleuves abondants, les fleuves saints de la grâce divine. Vous êtes toute belle, toute proche de Dieu ; dominant les Chérubins, plus haute que les Séraphins, très proche de Dieu lui-même.
Salut, Marie, douce enfant d’Anne ; l’amour à nouveau me conduit jusqu’à vous. Comment décrire votre démarche pleine de gravité ? votre vêtement ? le charme de votre visage ? cette sagesse que donne l’âge unie à la jeunesse du corps ?
Votre vêtement fut plein de modestie, sans luxe et sans mollesse.
Votre démarche grave, sans précipitation, sans heurt et sans relâchement.
Votre conduite austère, tempérée par la joie, n’attirant jamais l’attention des hommes.
Témoin cette crainte que vous éprouvâtes à la visite inaccoutumée de l’ange ; vous étiez soumise et docile à vos parents ; votre âme demeurait humble au milieu des plus sublimes contemplations.
Une parole agréable, traduisant la douceur de l’âme.
Quelle demeure eût été plus digne de Dieu ? Il est juste que toutes les générations vous proclament bienheureuse, insigne honneur du genre humain.
Vous êtes la gloire du sacerdoce, l’espoir des chrétiens, la plante féconde de la virginité. Par vous s’est répandu partout l’honneur de la virginité. Que ceux qui vous reconnaissent pour la Mère de Dieu soient bénis, maudits ceux qui refusent...
O vous qui êtes la fille et la souveraine de Joachim et d’Anne, accueillez la prière de votre pauvre serviteur qui n’est qu’un pécheur, et qui pourtant vous aime ardemment et vous honore, qui veut trouver en vous la seule espérance de son bonheur, le guide de sa vie, la réconciliation auprès de votre Fils et le gage certain de son salut.
Délivrez-moi du fardeau de mes péchés, dissipez les ténèbres amoncelées autour de mon esprit, débarrassez-moi de mon épaisse fange, réprimez les tentations, gouvernez heureusement ma vie, afin que je sois conduit par vous à la béatitude céleste, et accordez la paix au monde. A tous les fidèles de cette ville, donnez la joie parfaite et le salut éternel, par les prières de vos parents et de toute l’Eglise.

St Odilon de Cluny 962-1049 :
O très tendre Vierge et Mère du Sauveur de tous les siècles, à partir d’aujourd’hui et pour toujours, prenez-moi à votre service. Désormais, en toutes circonstances, soyez ma très miséricordieuse avocate ; venez sans cesse à mon aide. Après Dieu, en effet, je ne veux plus préférer personne à vous et, de mon plein gré, pour l’éternité, comme votre propre serf, je me livre à votre domination.

St Bernard 1090-1153, Deuxième homélie, Louanges à Marie)
Lorsque vous assaillent les vents des tentations,
lorsque vous voyez paraître les écueils du malheur,
regardez l’étoile, invoquez Marie.
Si vous êtes ballottés sur les vagues de l’orgueil,
de l’ambition, de la calomnie, de la jalousie,
regardez l’étoile, invoquez Marie.
Si la colère, l’avarice, les séductions charnelles
viennent secouer la légère embarcation de votre âme,
levez les yeux vers Marie...
Dans le péril, l’angoisse, le doute,
pensez à Marie, invoquez Marie.
Que son nom ne quitte ni vos lèvres ni vos cœurs !
Et pour obtenir son intercession,
ne vous détournez pas de son exemple.
En la suivant, vous ne vous égarerez pas.
En la suppliant, vous ne connaîtrez pas le désespoir.
En pensant à elle, vous éviterez toute erreur.
Si elle vous soutient, vous ne sombrerez pas ;
si elle vous protège, vous n’aurez rien à craindre ;
sous sa conduite vous ignorerez la fatigue ;
grâce à sa faveur, vous atteindrez le but.

Prière du Moyen-Age attribuée à St Bernard
Souvenez-vous
ô très miséricordieuse Vierge Marie,
qu’on n’a jamais entendu dire
qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection,
imploré votre assistance ou réclamé vos suffrages,
ait été abandonné.
Animé de cette confiance,
ô Vierge des vierges, ô ma mère,
je viens vers vous,
et gémissant sous le poids de mes péchés,
je me prosterne à vos pieds.
O Mère du Verbe incarné,
ne méprisez pas mes prières,
mais écoutez-les favorablement
et daignez les exaucer. Amen

St Pierre le Vénérable v.1092-1156 :
Je vous salue, Vierge bénie, qui avez mis le mal en déroute, épouse du Très-Haut et Mère de l’Agneau le plus doux.
Vous régnez dans les cieux. Vous sauvez la terre. Les hommes soupirent vers vous et les démons mauvais vous redoutent.
Vous êtes la fenêtre, la porte et le voile, la cour et la maison, le temple, la terre, lys par votre virginité et rose par votre martyre.
Vous êtes le jardin clos et la fontaine du jardin qui lave ceux qui sont souillés, purifie ceux qui sont corrompus et vivifie ceux qui sont morts.
Vous êtes la maîtresse des anges, l’espoir après Dieu de tous les siècles, le reposoir du roi et le siège de la divinité.
Vous êtes l’étoile qui brille à l’Orient et dissipe à l’Occident les ténèbres, l’aurore qui annonce le soleil et le jour qui ignore la nuit.
Vous qui avez engendré celui qui nous engendre, confiante comme une mère qui a bien rempli sa tâche, réconciliez les hommes avec Dieu.
Priez, Mère, le Dieu que vous avez mis au monde qu’il nous absolve de nos fautes et après nous avoir pardonné qu’il nous donne la grâce et la gloire.

St Grégoire le Thaumaturge 214-270 :
O très sainte Vierge, votre louange surpasse toute louange, car en vous Dieu a pris chair et Il est né homme.
Toute la nature, dans les cieux, sur la terre ou au fond des enfers, vous rend son légitime hommage.
Du faîte de votre royaume spirituel, vous resplendissez des pleins feux de votre lumière.
Là, le Père incréé est glorifié, dont la puissance vous a couverte de son ombre :
le Fils est adoré, que vous avez engendré dans la chair ;
le Saint-Esprit est célébré, qui, en votre sein, a préparé la naissance du grand roi.
Par vous, ô comblée de grâce, la Trinité sainte et consubstantielle se manifeste dans le monde.
Daignez avec vous nous faire participer à votre grâce parfaite, en Jésus-Christ notre Seigneur, avec qui gloire soit au Père et au Saint-Esprit, aujourd’hui et toujours, dans les siècles des siècles. Amen.

St Grégoire de Narek 944-1010, Prière à la Mère de Dieu
Je me tourne vers toi, sainte Mère de Dieu,
toi qui à été fortifiée et protégée par le Père très haut,
préparée et consacrée par l’Esprit Saint qui s’est reposé sur toi,
embellie par le Fils qui habita en toi.
Accueille cette prière et présente-la à Dieu.
Ainsi par toi toujours secouru et comblé de tes bienfaits,
ayant trouvé refuge et lumière près de toi,
je vivrai pour le Christ, ton fils et Seigneur.
Sois mon avocate, demande et supplie ;
comme je crois à ton indicible pureté,
je crois au bon accueil qui est fait à ta parole.
Il en sera ainsi, ô Mère du Seigneur,
Si dans ma recherche incertaine tu m’accueilles, ô toi toute disponible,
si dans mon agitation tu me tranquillises, ô toi qui es repos,
si le trouble de mes passions tu le changes en paix, ô Pacificatrice,
si mes amertumes tu les adoucis, ô toi qui es douceur,
si mes impuretés, tu les enlèves,
ô toi qui as surmonté toute corruption,
si mes sanglots, tu les arrêtes, ô Allégresse.
Je te le demandes, Mère du Très Haut Seigneur Jésus,
Lui que tu as enfanté Homme et Dieu à la fois,
Lui qui aujourd’hui glorifié avec le Père et le Saint Esprit,
Lui qui est tout et en toutes choses.
A Lui soit la Gloire, dans les siècles des siècles, Amen.

St Colomba de Iona 521,597, litanie métrique à la Mère de Dieu :
Ô Marie, amicale et douce Vierge servante,
offre-nous ton secours.
Ô Arche pour le corps du Seigneur, Ô Ecrin des mystères,
Ô Reine de tous ceux qui règnent, Ô sainte Servante et Vierge, Prie pour nous, que par Toi nos misérables transgressions puissent être pardonnées.
Ô Compatissante, Ô Miséricordieuse,
Toi qui es comblée de la grâce du pur Esprit,
Supplie avec nous le Roi indivisible, Ton pur et doux Enfant.
Ô Rameau de l’arbre de Jessé, dans la belle forêt de coudriers,
Prie pour moi, que j’obtienne le pardon de ma sordide offense.
Ô Marie, grand diadème étincelant,
Toi qui as libéré notre nature,
Ô Toi la plus resplendissante lumière,
Ô Jardin du Roi,
Ô Glorieuse, Ô rayonnante
par des ouvres de pureté immaculée,
Ô Arche d’or transparente,
Ô Fruit béni du ciel,
Ô Mère de la justice, Toi qui brilles par-dessus tout,
Prie avec moi pour que ton Premier-né me sauve au jugement.
Ô Bienheureuse, descendante si longtemps espérée,
Hôtesse prévenante, forte,
Supplie avec nous le Christ puissant,
qui est à la fois ton Père et ton Fils.
Ô Etoile renommée et choisie, rameau florissant,
Ô Flambeau le plus exceptionnel, Ô Soleil qui réchauffe tout,
Ô Echelle de la grande enceinte, par laquelle monte chaque juste,
Sois notre protectrice durant notre pèlerinage vers le palais resplendissant.
Ô Ville immaculée, Ô Ville suave, choisie par le Roi ;
Le plus grand des Hôtes ’s’abrita en ton sein trois fois trois mois.
Ô Porte royale choisie, par laquelle prit chair l’Unique et Rayonnant Soleil,
Jésus, le Fils du Dieu Vivant.
De par la naissance immaculée de Celui qui fut accueilli en ton sein,
De par le Premier-né, le Roi très haut de tout lieu,
De par sa Croix, plus exaltante que toutes les croix,
De par la sépulture de Celui qui fut enseveli dans le rocher,
De par la résurrection de Celui qui ressuscita pour tous,
De par la sainte famille des siècles à venir
Et de par chaque lieu où il rendra la justice :
Sois notre Protectrice au Royaume d’honorable sûreté,
Afin que nous puissions nous élever avec Jésus,
Ainsi nous prions tant que dure notre vie.

Brogan de Clonast +750, Litanie de la Mère de Dieu
O grande Marie,
O la plus grande de toutes les Marie,
O modèle de toutes les femmes,
O souveraine du ciel,
O souveraine remplie et débordante de la grâce du Saint Esprit,
O bénie et plus que bénie,
O mère de la gloire éternelle,
O mère de l’Eglise dans le ciel et sur la terre,
O mère de tendresse et de pardon,
O mère de la Lumière d’or,
O gloire de la lumière,
O signe d’amitié,
O porte du ciel,
O siège de bonté et de pitié,
O temple de la Divinité,
O beauté des vierges,
O reine des peuples,
O source des jardins,
O purification du péché,
O purification des âmes,
O mère des êtres,
O sein maternel des enfants,
O consolation des malheureux,
O étoile de la mer,
O servante du Seigneur,
O mère du Christ,
O épouse du Seigneur,
O toi ravissante comme une colombe,
O belle comme la lune,
O toi élue comme le soleil,
O toi qui ôte le reproche d’Eve,
O régénération de la vie,
O beauté des femmes,
O guide des vierges,
O jardin clos,
O fontaine vraiment scellée,
O mère de Dieu,
O vierge éternelle,
O sainte vierge,
O vierge prudente,
O vierge resplendissante,
O vierge pure,
O temple du Dieu vivant,
O trône du Roi éternel,
O royaume du Saint Esprit,
O vierge de la lignée de Jesse,
O cèdre du mont du Liban,
O cyprès du mont de Sion,
O rose de feu du pays de Jacob,
O toi qui fleuris comme un rameau,
O toi fertile comme un olivier,
O toi qui portes dans la gloire le Soleil,
O lumière de Nazareth,
O gloire de Jérusalem,
O beauté du monde,
O toi de haute naissance parmi la chrétienté,
O reine du monde,
Ecoute la prière des pauvres,
Ne méprise pas les soupirs et les plaintes des malheureux,
Porte nos désirs et nos soupirs au Créateur, car nous ne sommes pas dignes d’être entendus,
O puissante souveraine du ciel et de la terre,
Efface nos péchés et nos fautes,
Lave nos mauvaises actions et nos taches,
Redresse de leur chute les faibles et ceux qui sont dans les liens,
Délivre les prisonniers,
Améliore nos mauvaises habitudes et nos vices,
Donne-nous les fleurs et la parure des bonnes actions.
Dispose en notre faveur le Juge par tes prières et ton intercession,
Par ta miséricorde, ne nous laisse pas devenir la proie de nos ennemis,
Ne laisse pas nos âmes tomber en esclavage,
Et garde-nous pour toujours sous ta protection. 
Nous te prions et te supplions, O sainte Marie, afin que Dieu veuille nous protéger de la peur et de la tentation,
Par ta puissante intercession auprès de ton Fils unique,
Jésus Christ, le Fils du Dieu vivant.
Et demande, pour nous, au Dieu de la création,
Qu’Il nous accorde le pardon de nos péchés et de nos mauvaises actions !
Et que, toujours par ton intercession,
Nous obtenions de Lui une demeure éternelle dans le Royaume céleste,
Pour toujours, 
Avec les saints et les vierges saintes du monde.
Puisions-nous obtenir cette grâce pour les siècles des siècles. Amen.

Prière russe orthodoxe (Vierge de Vladimir apparaît) :
Notre-Dame des Victoires,
nous, tes serviteurs libérés de leurs maux,
t’adressons des chants de triomphe et d’action de grâces,
ô Mère de Dieu.
Et puisque invin­cible est ta puissance,
délivre-nous de tout péril,
afin que nous chantions :
"Réjouis-toi, épouse inépousée" !

Début du chant de l’hymne acathiste à la Mère de Dieu :
Invincible stratège, à Toi les hymnes de la victoire.
Libérés du danger, tes serviteurs te chan­tent leur reconnaissance,
ô Mère de Dieu, Toi dont la puissance est invincible,
délivre-nous de tout péril,
afin que nous puissions te chanter :
"Réjouis-toi, épouse inépousée" !

Hymne Acathiste à la Mère de Dieu d’après www.mariedenazareth.com
attribué à Romanos le Mélode +560. Un ange, parmi ceux qui se tiennent devant la Gloire du Seigneur fut envoyé dire à la Mère de Dieu : "Réjouis-toi ! Il incline les cieux et descend, Celui qui vient demeurer en toi dans toute sa plénitude. Je le vois dans ton sein prendre chair à ma salutation".
Avec allégresse l’ange l’acclame :
Réjouis-toi ... en qui resplendit la joie du Salut
Réjouis-toi ... en qui s’éteint la sombre malédiction
Réjouis-toi ... en qui Adam est relevé de sa chute
Réjouis-toi ... en qui Eve est libérée de ses larmes
Réjouis-toi ... Montagne dont la hauteur dépasse la pensée des hommes
Réjouis-toi ... Abîme à la profondeur insondable même aux anges
Réjouis-toi ... tu deviens le Trône du Roi
Réjouis-toi ... portes en ton sein Celui qui porte tout
Réjouis-toi ... Etoile qui annonce le Lever du Soleil
Réjouis-toi ... tu accueilles en ta chair ton enfant et ton Dieu
Réjouis-toi ... tu es la première de la Création Nouvelle
Réjouis-toi ... en toi nous adorons l’Artisan de l’Univers
Réjouis-toi ... Epouse inépousée
La Toute-Sainte répondit à l’ange Gabriel avec confiance : "Voilà une parole inattendues qui paraît incompréhensible à mon âme, car tu m’annonces que je vais enfanter, moi qui suis vierge" Alleluia, alleluia, alleluia !
Pour comprendre ce mystère qui dépasse toute connaissance, la Vierge dit au Serviteur de Dieu : " Comment, dis-moi, me sera-t-il possible de donner naissance à un fils alors que je ne connais pas d’homme ? "
Plein de respect, l’ange l’acclame :
Réjouis-toi ... Tu nous ouvres au secret du dessein de Dieu
Réjouis-toi ... Tu nous mènes à la confiance dans le silence
Réjouis-toi ... Tu es la première des merveilles du Christ Sauveur
Réjouis-toi ... Tu récapitules la richesse de sa Parole
Réjouis-toi ... Echelle en qui Dieu descend sur la terre
Réjouis-toi ... Pont qui unit la terre au ciel
Réjouis-toi ... Merveille inépuisable pour les anges
Réjouis-toi ... Blessure inguérissable pour l’Adversaire
Réjouis-toi ... Ineffable Mère de la Lumière
Réjouis-toi ... Tu as gardé en ton cœur le Mystère
Réjouis-toi ... En qui est dépassé le savoir des savants
Réjouis-toi ... En qui est illuminée la foi des croyants
Réjouis-toi ... Epouse inépousée
La puissance du Très-Haut reposa sur l’Inépousée et comme un jardin au beau fruit elle porta le salut pour tous ceux qui désirent le cueillir. Alléluia, alléluia, alléluia !
Quand les bergers entendirent les anges chanter la venue du Christ en notre chair, ils ont couru contempler leur Pasteur reposant sur le sein de Marie en Agneau Immaculé. Ils exultèrent en chantant :
Réjouis-toi ... Mère de l’Agneau et du Pasteur
Réjouis-toi ... Maison des brebis rassemblées
Réjouis-toi ... Protection contre le loup qui disperse
Réjouis-toi ... en ta chair s’ouvre la Porte qui conduit au Père
Réjouis-toi ... en qui les cieux se réjouissent avec la terre
Réjouis-toi ... en qui la terre exulte avec les cieux
Réjouis-toi ... tu donnes l’assurance à la parole des Apôtres
Réjouis-toi ... tu donnes la force au témoignage des Martyrs
Réjouis-toi ... inébranlable soutien de notre foi
Réjouis-toi ... tu sais la splendeur de la grâce
Réjouis-toi ... en qui l’Enfer est dépouillé
Réjouis-toi ... en qui nous sommes revêtus de gloire
Réjouis-toi ... Epouse inépousée
Les Mages ont vu l’astre qui conduit à Dieu. Marchant à sa clarté comme on saisit un flambeau, ils ont trouvé la Lumière véritable. Tout proches de Celui que personne n’a jamais vu, ils acclament sa Mère :
Alleluia, alleluia, alleluia !
Le Créateur a fait une Œuvre Nouvelle lorsqu’il se rendit visible à nos yeux. Il a pris chair dans le sein d’une vierge en la gardant dans son intégrité pour qu’à la vue de cette merveille nous chantions :
Réjouis-toi ... Fleur de l’être inaltérable de Dieu
Réjouis-toi ... Couronne de son amour virginal
Réjouis-toi ... Figure qui resplendit de la Résurrection du Seigneur
Réjouis-toi ... Tu partages avec les anges la clarté du Royaume
Réjouis-toi ... Arbre dont le Fruit splendide nourrit les croyants
Réjouis-toi ... Feuillage dont l’ombre procure la fraîcheur aux multitudes
Réjouis-toi ... Tu enfantes la rançon des captifs
Réjouis-toi ... Tu portes dans ta chair le Guide des égarés
Réjouis-toi ... Notre avocate auprès du Juge juste et bon
Réjouis-toi ... en Qui arrive le pardon pour la multitude
Réjouis-toi ... Tunique d’espérance pour ceux qui sont nus
Réjouis-toi ... Amour plus fort que tout désir
Réjouis-toi ... Epouse inépousée
Quand nous contemplons cet enfantement inhabituel nous devenons étrangers à notre monde habituel et notre esprit se tourne vers les réalités d’en-haut. Car le Très-Haut s’est révélé aux hommes dans l’abaissement pour élever ceux qui croient en Lui :
Alléluia, alléluia, alléluia !
Portant le Seigneur dans son sein, Marie partit en hâte chez Elisabeth. Lorsqu’il reconnut la salutation de Marie, l’enfant se réjouit aussitôt, bondissant d’allégresse comme pour chanter à la Mère de Dieu :
Réjouis-toi ... Jeune pousse au Bourgeon immortel
Réjouis-toi ... Jardin au Fruit qui donne Vie
Réjouis-toi ... en Qui a germé le Seigneur notre Ami
Réjouis-toi ... Tu as Conclu le Semeur de notre vie
Réjouis-toi ... Champ où germe la Miséricorde en abondance
Réjouis-toi ... Table qui offre la Réconciliation en plénitude
Réjouis-toi ... Tu prépares l’Espérance du Peuple en marche
Réjouis-toi ... Tu fais jaillir la Nourriture d’Eternité
Réjouis-toi ... Parfum d’une offrande qui plaît à Dieu
Réjouis-toi ... en Qui tout l’univers est réconcilié
Réjouis-toi ... Lieu de la bienveillance de Dieu pour les pécheurs
Réjouis-toi ... notre assurance auprès de Dieu
Réjouis-toi ... Epouse inépousée
Réjouis-toi, rayonnement de joie,
Réjouis-toi, par qui le mal a disparu,
Réjouis-toi, tu relèves Adam de sa chute,
Réjouis-toi, par toi Eve ne pleure plus.
Réjouis-toi, montagne inaccessible aux pensées des hommes,
Réjouis-toi, abîme impénétrable même aux anges,
Réjouis-toi, car tu deviens le trône et le palais du roi,
Réjouis-toi, porteuse de Celui qui porte tout.
Réjouis-toi, étoile annonciatrice du soleil levant,
Réjouis-toi, par qui Dieu devient petit enfant,
Réjouis-toi, car tu renouvelles toute créature,
Réjouis-toi, en toi nous adorons le créateur.
Réjouis-toi, mystère de la sagesse divine,
Réjouis-toi, foi de ceux qui prient en silence,
Réjouis-toi, qui as part aux miracles du Christ,
Réjouis-toi, miracle proclamé par les anges.
Réjouis-toi, O mère du sauveur. Alléluia, alléluia, alléluia !
Réjouis-toi, échelle par qui Dieu descendit du ciel,
Réjouis-toi, pont conduisant au ciel ceux qui sont sur la terre,
Réjouis-toi, ton enseignement surpasse tout savoir,
Réjouis-toi, tu illumines l’esprit des croyants.
Réjouis-toi, par qui les cieux se réjouissent avec la terre,
Réjouis-toi, par qui la terre jubile avec les cieux,
Réjouis-toi, bouche silencieuse des apôtres,
Réjouis-toi, fermeté des témoins du Christ.
Réjouis-toi, qui rends inébranlable notre foi,
Réjouis-toi, qui sais la splendeur de la grâce,
Réjouis-toi, par qui l’enfer est dépouillé,
Réjouis-toi, qui nous revêts de gloire.
Réjouis-toi, mère de la lumière sans déclin,
Réjouis-toi, aurore du jour véritable,
Réjouis-toi, qu’illumine le mystère de la Trinité,
Réjouis-toi, allégresse de toutes les générations.
Réjouis-toi, O mère du sauveur. Alléluia, alléluia, alléluia !
Réjouis-toi, mère de l’Agneau et du pasteur,
Réjouis-toi, bergerie de l’unique troupeau,
Réjouis-toi, qui nous libères des œuvres de ténèbres,
Réjouis-toi, tu nous ouvres les portes du paradis.
Réjouis-toi, qui nous délivres de la mort et du tombeau,
Réjouis-toi, par qui le paradis s’entrouvre de nouveau,
Réjouis-toi, clé du royaume du Christ et porte du ciel,
Réjouis-toi, espérance des biens éternels.
Réjouis-toi, rayonnement du soleil véritable,
Réjouis-toi, éclat de la lumière sans couchant,
Réjouis-toi, toi qui illumines nos cœurs,
Réjouis-toi, flambeau portant la lumière inaccessible.
Réjouis-toi, toi qui fais couler des fleuves d’eau vive,
Réjouis-toi, image vivante de l’eau du baptême,
Réjouis-toi, coupe puisant la joie,
Réjouis-toi, vie de joie mystérieuse.
Réjouis-toi, O mère du sauveur. Alléluia, alléluia, alléluia !
Joseph le Sage se troubla, secoué par une tempête de pensées contradictoires. Il te vit inépousée et te soupçonna d’un amour caché, toi l’irréprochable. Mais, apprenant que ce qui avait été engendré en toi venait de l’Esprit-Saint, il s’écria : Alléluia, alléluia, alléluia !
Devant toi, ô Mère de Dieu, les orateurs bavards sont muets comme des poissons, incapables de dire comment tu as pu enfanter et demeurer vierge. Remplis d’étonnement, nous contemplons en toi le Mystère de la Foi :
Réjouis-toi ... Trône de la sagesse éternelle
Réjouis-toi ... Ecrin du dessein bienveillant de Dieu
Réjouis-toi ... Tu conduis les philosophes aux limites de leur sagesse
Réjouis-toi ... Tu mènes les savants aux frontières du raisonnement
Réjouis-toi ... Devant qui les esprits subtils deviennent hésitants
Réjouis-toi ... Devant qui les littérateurs perdent leurs mots
Réjouis-toi ... Devant qui se défont les raisonnements les plus serrés
Réjouis-toi ... Car tu montres Celui dont la Parole agit avec puissance
Réjouis-toi ... En qui nous sommes tirés de l’abîme de l’ignorance
Réjouis-toi ... En qui nous accédons à la plénitude du Mystère de Dieu
Réjouis-toi ... Planche de salut pour ceux qui aspirent à la pleine vie
Réjouis-toi ... Havre de paix pour ceux qui se débattent dans les remous de leur vie
Réjouis-toi ... Epouse inépousée
Dans sa volonté de sauver toute sa création, le Créateur de l’univers a choisi d’y venir Lui-même. Pour refaire en nous son image à sa ressemblance divine, Il est devenu l’Agneau, Lui notre Dieu et notre Pasteur :
Alleluia, alleluia, alleluia !
Nous voulons, ô Mère de Dieu, chanter ton enfantement, te louer comme le Temple vivant que le Seigneur a sanctifié et glorifié en demeurant dans ton sein, Lui qui tient tout dans sa Main :
Réjouis-toi ... Tabernacle du Dieu vivant
Réjouis-toi ... Sanctuaire qui contient le Seul Saint
Réjouis-toi ... Arche de la Nouvelle Alliance dorée par l’Esprit
Réjouis-toi ... Trésor inépuisable de la Vie
Réjouis-toi ... Diadème de grand prix pour les gouvernants
Réjouis-toi ... Gloire vénérable des prêtres de Dieu
Réjouis-toi ... Solide Tour qui garde l’Église
Réjouis-toi ... Rempart inébranlable de la cité
Réjouis-toi ... en Qui surgit le Trophée de notre victoire
Réjouis-toi ... en Qui sonne la déroute de notre Ennemi
Réjouis-toi ... Guérison de mon corps
Réjouis-toi ... Salut de mon âme
Réjouis-toi ... Epouse inépousée O Mère bénie entre toutes, toi qui as enfanté le Verbe de Dieu, le Seul Saint, reçois l’offrande de notre prière. Garde nous de tout malheur et de toute menace, nous qui te chantons d’un même cœur : Alléluia, alléluia, alléluia !
En toi Vierge Marie, Mère de Dieu, trouvent refuge ceux qui ont fait choix de virginité et qui se tournent vers toi. car le Créateur du ciel et de la terre t’a façonnée, ô Immaculée en venant demeurer dans ton sein. Tous, Il nous apprend à t’acclamer :
Réjouis-toi ... Mémorial de la virginité
Réjouis-toi ... Porte du Salut
Réjouis-toi ... premier fruit du Royaume Nouveau
Réjouis-toi ... en qui resplendit la merveille du don gratuit
Réjouis-toi ... en qui sont régénérés les esprits accablés
Réjouis-toi ... en qui sont fortifiés ceux que leur passé a blessé
Réjouis-toi ... car tu enfantes Celui qui nous délivre du Séducteur
Réjouis-toi ... car tu nous donnes la Source de la chasteté
Réjouis-toi ... Chambre nuptiale où Dieu épouse notre humanité
Réjouis-toi ... tu confies au Dieu d’amour ceux qui se donnent à Lui
Réjouis-toi ... Nourriture du Seigneur pour ceux qui ont pris le chemin de virginité
Réjouis-toi ... tu conduis les croyants à l’intimité avec l’Epoux
Réjouis-toi ... Epouse inépousée
Toutes nos hymnes de louange sont impuissantes à chanter, Seigneur la profusion de ta miséricorde infinie. Seraient-elles aussi nombreuses que le sable de la mer, jamais elles ne parviendraient à égaler la richesse du don que Tu nous as fait :
Alleluia alleluia alleluia !
 Nous contemplons dans la Vierge sainte le flambeau qui a porté la Lumière dans les ténèbres. Embrasée par la flamme du Verbe de Dieu qu’elle accueille dans sa chair, elle conduit tout homme à la connaissance de Dieu, illuminant l’intelligence de sa Splendeur. Joyeusement nous l’acclamons :
Réjouis-toi ... Aurore du Soleil levant
Réjouis-toi ... Flambeau qui porte la Lumière véritable
Réjouis-toi ... Eclat de Celui qui illumine notre cur
Réjouis-toi ... Devant toi l’Ennemi est frappé de terreur
Réjouis-toi ... Porte de la Lumière étincelante
Réjouis-toi ... Source d’une Eau jaillissant en Vie Eternelle
Réjouis-toi ... Image vivante de la piscine du baptême
Réjouis-toi ... En qui nous sommes lavés de la souillure du péché
Réjouis-toi ... Bassin où nous est donné un esprit renouvelé
Réjouis-toi ... Coupe où nous puisons la Joie
Réjouis-toi ... En qui nous respirons le parfum du Christ
Réjouis-toi ... Source intarissable d’allégresse
Réjouis-toi ... Epouse inépousée
Il a voulu faire grâce des anciennes dettes à tous les hommes. De Lui-même II est venu habiter chez les siens, parmi ceux qui vivaient loin de sa Grâce et déchirant leur billet de créance Il entendit de toutes les bouches sortir cette acclamation :
Alleluia, alleluia, alleluia !
 (Fuite en Egypte et Présentation)
O Sauveur, Tu as porté en Egypte l’éclat de la vérité et tu en as chassé les ténèbres du mensonge. Les idoles du pays de l’esclavage se sont placées sous ta puissance et ceux que tu as ainsi délivrés du péché se tournent vers la Mère de Dieu pour lui chanter :
Réjouis-toi ... en qui l’homme est relevé
Réjouis-toi ... en qui les démons sont défaits
Réjouis-toi ... tu foules au pied le maître du mensonge
Réjouis-toi ... tu démasques le piège des idoles
Réjouis-toi ... Mer où trouve sa perte le Pharaon qui se tient dans l’esclavage du péché
Réjouis-toi ... Rocher d’où jaillit la Source qui abreuve les assoiffés
Réjouis-toi ... Colonne du Feu qui illumine notre marche dans la nuit
Réjouis-toi ... Manteau aussi vaste que la Nuée pour ceux qui sont sans recours
Réjouis-toi ... Tu portes le vrai Pain du ciel qui remplace la manne
Réjouis-toi ... Servante du Festin où nous avons part aux réalités du ciel
Réjouis-toi ... Belle terre de la foi où s’accomplit la Promesse
Réjouis-toi ... Pays ruisselant de lait et de miel
Réjouis-toi ... Epouse inépousée
Lorsque Siméon fut au seuil de la mort, Seigneur, tu lui fus présenté comme un enfant, mais il reconnut en Toi la perfection de la Divinité. Plein d’admiration pour ton Etre qui n’a pas de fin, il chanta : Alleluia, alleluia, alleluia !

Abba Gigorgis, Missel éthiopien du Vatican
Ô Marie, Clés de Pierre, Tente du témoignage de Paul,
Ô Marie, vaisseau du salut d’André ;
Ô toi qui a fait comprendre la mission de Jean,
Force de la prédication de Jacques, fils de Zébédée ;
Ô Marie, soeur des anges, Fille des prophètes, Grâce des apôtres ; (...)
O Marie, Largeur du ciel, Fondement de la terre, Profondeur de l’abîme ;
Lumière du soleil, Beauté de la lumière, Éclat des étoiles du ciel,
Tu es plus grande que les les Chérubins,
Tu es supérieure aux Séraphins,
Tu es plus glorieuse qu’un char de flammes.
Ton sein a porté la divinité auguste,
Ton ventre a contenu le Charbon ardent,
Tes genoux ont enserré le Lion dont la majesté est terrible,
Tes mains ont touché le Feu intouchable de la divinité. (...)
Nous t’en supplions, que le Seigneur écarte des hommes les entraves de ce monde,
Qu’il leur donne la liberté, l’amour, la foi et la bonne espérance
Par le corps et le sang du Fils du Seigneur vivant. 
 
Prière du moine Paul, du monastère de la Bienfaitrice
Vierge pure, immaculée, sans souillure et sans péché, sainte épouse de notre Dieu,
qui sur terre as uni, par ton merveilleux enfantement, aux humains le Verbe Dieu
pour conjoindre avec les cieux, depuis son lointain exil, la nature des mortels ;
espérance des sans-espoir, seul rempart des assiégés, sûr abri de qui te cherche et refuge des chrétiens ;
loin de toi n’écarte pas le pécheur que je suis.
Toi la Mère qui conçus le divin Ami des hommes, ouvre grand ton coeur aimant au prodigue que je suis,
de mes lèvres pécheresses acceptant l’humble oraison ;
et toi-même, prie ton Fils, notre Maître et Seigneur,
en usant de tout le poids de l’amour maternel
pour qu’il m’ouvre à moi aussi les trésors de sa tendresse
et son coeur aimant les hommes.
Sois présente à mes côtés, et sans cesse montre-moi bienveillance et compassion :
tout au long de cette vie sois mon aide et protection, détournant comme un rempart les assauts de l’ennemi,
comme un phare me guidant vers le havre du salut.
Lorsque l’heure du départ sonnera pour ma pauvre âme,
en ta grande bienveillance, aie soin d’elle et chasse au loin la vision des noirs démons.
Puis, au jour du redoutable jugement, sauve-moi de l’éternel châtiment,
afin que, grâce à toi, je devienne l’héritier de la gloire ineffable de ton Fils et notre Dieu.
Puissé-je l’obtenir, Vierge souveraine et très-sainte Mère de Dieu, par ta faveur et protection,
par la grâce et l’amour pour les hommes de ton Fils unique, notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus Christ,
à qui reviennent toute gloire, tout hommage et toute adoration,
avec son Père éternel et son très-saint, bon et vivifiant Esprit,
maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

Paul l’Évergète +1054, Prière à la très sainte Mère de Dieu
O toute pure, sans tache, sans souillure, immaculée, Vierge souveraine, épouse de Dieu,
par ton enfantement merveilleux, tu as uni le Dieu-Verbe aux hommes, et ramené dans les cieux notre nature bannie.
O toi, seul espoir des désespérés, secours des opprimés,
protection vigilante de ceux qui ont recours à toi, refuge de tous les chrétiens,
ne prends pas en dégoût le pécheur que je suis, maudit, corrompu tout entier, en pensées, en paroles, en actions honteuses, et devenu, par légèreté d’esprit, esclave des plaisirs de la vie.
Mais toi, Mère du Dieu ami des hommes, dans ton amour bienveillant, prends pitié de moi pécheur et prodigue,
reçois ma supplique, bien qu’elle soit proférée par des lèvres souillées.
Usant de ton autorité maternelle,
supplie ton Fils, notre Maître et Seigneur,
qu’il m’ouvre à moi aussi les entrailles de son amour et de sa bonté, sans s’arrêter à mes fautes sans nombres ;
qu’il me ramène à la repentance et me considère comme un fidèle artisan de ses volontés.
Assiste-moi toujours de ta miséricorde, de ta compassion, de ton amour bienveillant.
En cette vie, sois l’aide et le secours chaleureux, le rempart contre les assauts de l’ennemi, le guide vers le salut.
A l’heure de la mort, sois celle qui entoure l’agonie de mon âme,
celle qui chasse au loin les visions ténébreuses des esprits malfaisants.
Au jour redoutable du jugement, sois celle qui me délivre de la peine éternelle,
et me désigne comme héritier de la gloire indicible de ton Fils notre Dieu ;
que je l’obtienne, ô ma souveraine, très-sainte Mère de Dieu, par ta médiation et ta protection,
par la grâce et l’amour pour les hommes de ton Fils unique, notre Seigneur, notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ.
A lui reviennent toute gloire, tout honneur et toute adoration, ainsi qu’à son Père et à son Esprit très-saint, bon et vivifiant, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles !

St Siméon
Ô sainte et Souveraine Mère de Dieu,
lumière de mon âme dans les ténèbres,
tu es mon espérance, mon appui, ma consolation,
mon refuge et mon bonheur.
Toi qui as donné le jour à la vraie lumière de l’immortalité,
éclaire les yeux de mon cœur.
Toi qui as mis au monde la source de l’immortalité,
donne-moi la vie, car le péché me fait mourir !
Mère du Dieu miséricorde, aie pitié de moi
et mets le repentir dans mon cœur,
l’humilité dans mes pensées,
la réflexion dans mes raisonnements.
Rends-moi digne jusqu’à mon dernier soupir
d’être sanctifié par ces mystères,
pour la guérison de mon corps et de mon âme.
Accorde-moi les larmes de la pénitence,
afin que je te chante et te glorifie tous les jours de ma vie,
car tu es bénie pour les siècles des siècles.

St Séraphim de Sarov +1833 : Vierge bénie et toute pure Souveraine, Mère de Dieu !

St Nectaire d’Egine +1920, Hymne "Vierge pure..."
1 Ô Vierge Pure, Souveraine, Immaculée et Mère de Dieu. Réjouis-Toi, Epouse inépousée.
Ô Vierge Mère Reine, Toison couverte de rosée. Réjouis-Toi, Epouse inépousée.
Plus élevée que les cieux, plus brillante que le soleil. Réjouis-Toi, Epouse inépousée.
Ô joie des vierges surpassant les choeurs angéliques. Réjouis-Toi, Epouse inépousée.
Plus splendide que les cieux, plus pure que la lumière. Réjouis-Toi, Epouse inépousée.
Plus sainte que les multitudes des armées célestes. Réjouis-Toi, Epouse inépousée. 
 2 Marie toujours Vierge, la Souveraine de l’univers. Réjouis-Toi, Epouse inépousée.
Epouse Vierge Immaculée, très sainte Reine toute pure. Réjouis-Toi, Epouse inépousée.
Marie Epouse Souveraine, la Source de notre joie. Réjouis-Toi, Epouse inépousée.
Ô jeune Vierge vénérable, très sainte Mère Impératrice. Réjouis-Toi, Epouse inépousée.
Plus vénérable que les Chérubins et combien plus glorieuse Réjouis-Toi, Epouse inépousée.
Que les Séraphins incorporels. Plus élevée que les Trônes. Réjouis-Toi, Epouse inépousée.
 3 Réjouis-Toi, chant des Chérubins. Réjouis-Toi, hymne des Anges. Réjouis-Toi, Epouse inépousée.
Cantique des Séraphins. Réjouis-Toi, joie des Archanges. Réjouis-Toi, Epouse inépousée.
Réjouis-Toi, Paix et Joie. Réjouis-Toi, Port du Salut. Réjouis-Toi, Epouse inépousée.
Du Verbe sainte Chambre nuptiale, Fleur d’incorruptibilité. Réjouis-Toi, Epouse inépousée. Réjouis-Toi, Paradis de joie de l’éternelle vie. Réjouis-Toi, Epouse inépousée.
Réjouis-Toi, Arbre de vie et source d’immortalité. Réjouis-Toi, Epouse inépousée.
 4 Je Te prie, ô Souveraine, je t’invoque maintenant. Réjouis-Toi, Epouse inépousée.
Je Te prie, ô Reine du monde, j’implore Ta grâce. Réjouis-Toi, Epouse inépousée.
Ô Vierge pure, vénérable, très sainte Souveraine. Réjouis-Toi, Epouse inépousée.
Avec ferveur je Te supplie, ô Temple sanctifié. Réjouis-Toi, Epouse inépousée.
Secours-moi, délivre-moi de celui qui me fait la guerre. Réjouis-Toi, Epouse inépousée.
Et fais de moi un héritier de la vie éternelle. Réjouis-Toi, Epouse inépousée.

St François d’Assise
Je vous salue, ô sainte dame, reine très sainte, Marie, Mère de Dieu, toujours Vierge, choisie du haut du ciel par le Père très saint, consacrée par lui et par son très saint Fils bien-aimé et par l’Esprit consolateur, vous en qui ont été et sont toute plénitude de la grâce et tout bien.
Je vous salue, ô palais de Dieu.
Je vous salue, son tabernacle.
Je vous salue, sa demeure.
Je vous salue, son vêtement.
Je vous salue, sa servante.
Je vous salue sa mère, et vous toutes, ô saintes vertus, qui, par la grâce et l’illumination du Saint-Esprit, êtes répandues dans les coeurs des fidèles, pour, d’infidèles qu’ils sont, les rendre fidèles à Dieu.
Sainte Mère de Dieu, douce et belle, priez pour nous le roi livré à la mort, votre très doux Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ, pour que, par sa très affectueuse clémence et par la vertu de sa très sainte Incarnation et de sa mort très cruelle, il nous pardonne nos péchés. Ainsi soit-il.

Adam de Perseigne +1221, Sermônibus Adâmï Persénia— abbâtis, fragm. 1 : PL 211, 743.744 :
Le Christ est descendu, à vrai dire, en se servant du corps d’une vierge, il est descendu comme la pluie sur la toison ; et comme les gouttes de la rosée inondent la terre, les fleuves de la grâce sont descendus en Marie.
Ma Dame, tu m’aspergeras de cette hysope et je deviendrai pur, tu me laveras de cette rosée tombée en toi du coeur du Père céleste, et je deviendrai plus blanc que neige.
Toi, tu es toute pure, toute blanche, tout inondée de la divine rosée ;
de ton sein inviolable tu enfantes l’Agneau incomparable d’innocence ;
de la toison que tu ne peux quitter, tu réchauffes les âmes saintes.
C’est par tes entrailles innocentes et toutes pures, par tes entrailles ruisselantes de miséricorde, qu’est descendu le fleuve des miséricordes, véritable déluge de grâces, inondant le monde et le purifiant de ses souillures.
Par tes paroles qui distillaient un lait et un miel d’une incom­parable douceur, notre tout-petit a grandi jusqu’à devenir homme parfait, il a pu supporter, dans la force de sa patience, la charge de notre faiblesse ; vraiment il a pris sur lui nos douleurs, il a porté lui-même toutes nos douleurs.
C’est toi qui lui as donné des épaules pour les porter, puisque c’est de ta chair qu’il a reçu un corps capable de sacrifice.
Par toi il est descendu, par toi le tout-petit est venu jusqu’aux petits misérables, lui qui, dans notre procès, t’a établie notre avocate, lui qui t’a donnée au monde comme un merveilleux présent.
C’est toi qu’il a choisie comme chemin pour venir jusqu’à nous, c’est toi qu’il a disposée comme route ci suivre pour regagner notre patrie.
Chemin exempt d’obsta­cles et de dureté, exempt d’ignorance et d’erreur !
Voie de salut ouverte à tous, voie où il ne se rencontre ni péché, ni malice, ni ennui, ni labeur !
Tu es toute suave, toute lumineuse, toute douce, toute droite, tendre et pleine de paix, toi qui fais parvenir jusqu’à nos coeurs la lumière émanée du cœur du Père céleste, et qui, nous parlant au cceur, attires en toi les coeurs des fidèles.

St Ildefonse 606-657, sur la virginité perpétuelle 12, PL 96,105 :
Je viens à toi, seule Vierge Mère de Dieu, je me prosterne devant toi, seule à avoir coopéré à l’incarnation de mon Dieu ;
je m’humilie devant toi, qui t’es seule trouvée la Mère de mon Seigneur ;
je t’en prie, toi qui seule t’es trouvée la servante de ton Fils : ordonne que je sois purifié de l’iniquité de mes œuvres,
fais-moi aimer la gloire de ta vertu,
révèle-moi "l’abondance de la douceur" de ton Fils,
donne-moi d’exprimer et de défendre la vraie foi concernant ton Fils ;
accorde-moi aussi d’adhérer à Dieu et à toi, de servir ton Fils et toi-même, d’être soumis à ton Seigneur et à toi ;
à lui comme à mon Créateur, à toi comme à la Mère de mon Créateur ;
à lui, comme au Seigneur des puissances angéliques, à toi comme à la servante du Seigneur de l’univers ;
à lui comme à Dieu, à toi comme à la Mère de Dieu ;
à lui comme à mon Rédempteur, à toi, comme à l’aide de ma rédemption.
Car ce qu’il a réalisé pour me racheter, c’est en toute vérité de ta personne qu’il l’a formé.
Pour se faire mon Rédempteur, il est devenu ton Fils.
Pour se faire le prix de mon rachat, il s’est incarné dans ta chair.
Le corps dans lequel il a guéri nos blessures il l’a tiré de ta chair pour qu’il pût être blessé ;
ce corps dans lequel il devait détruire ma mort, il l’a pris, mortel, de ton corps mortel ;
ce corps dans lequel il devait anéantir mes péchés, et qu’il a tiré de toi, il l’a reçu sans péché ;
ma nature, qu’il a placée en lui, qui me précède dans son royaume, dans la gloire du trône de son Père au-dessus des anges, il l’a assumée, dans son humilité, de ton corps véritable.
Si je suis ton serviteur, c’est que mon Seigneur est ton Fils. Si tu es ma Dame, c’est que tu es la servante de mon Seigneur.
Si je suis le serviteur de la servante de mon Seigneur, c’est que toi, ma Dame, tu es devenue la Mère de ton Seigneur.
Et si je me suis fait ton serviteur, c’est que tu es devenue la Mère de mon Créateur.
Je te prie, je te prie, ô Vierge sainte : que l’Esprit m’obtienne de posséder Jésus, cet Esprit qui t’obtint d’enfanter Jésus.
Que l’Esprit donne à mon âme de recevoir Jésus, cet Esprit qui te donne de concevoir en ta chair ce même Jésus.
Que l’Esprit me fasse connaître Jésus, cet Esprit qui te fit connaître ce que c’est que de posséder, d’enfanter Jésus.
Que l’Esprit m’accorde de proclamer humblement les grandeurs de Jésus, cet Esprit en qui tu te déclares servante du Seigneur, et tu désires qu’il te soit fait selon la parole de l’ange.
Que l’Esprit m’enseigne l’amour de Jésus, cet Esprit qui te donne de l’adorer comme ton Seigneur, et de le re­garder comme ton Fils.
Et puissé-je avoir réellement, pour ce Jésus, le même respect filial que celui qu’il a eu pour ses parents, bien qu’il fut réellement Dieu.

St Thomas d’Aquin 1225-1274
Marie, Mère de belle dilection et de respect, Mère de sagesse et de belle espérance, par la bienfaisante intercession de qui, tant d’hommes d’intelligence médiocre ont fait d’admirables progrès dans la science et la piété, je vous élis gardienne et patronne de mes études.
Par votre Coeur maternellement miséricordieux, (…) je vous supplie humblement de m’obtenir la grâce du Saint Esprit. Si bien que je puisse désormais comprendre clairement, retenir en mémoire, traduire en mes paroles et l’exemple de ma vie, tout ce qui doit servir à votre honneur et à celui de votre fils, et m’obtenir, à moi et aux autres, la béatitude éternelle. Amen.

St Thomas d’Aquin :
O bienheureuse et très douce Vierge Marie, Mère de Dieu, pleine de toute bonté, fille du Roi des rois, Souveraine des Anges, mère du Créateur de l’univers, je jette dans le sein de votre bonté, aujourd’hui et tous les jours de ma vie, mon corps et mon âme, toutes mes actions, mes pensées, mes volontés, mes désirs, mes paroles, mes œuvres, ma vie tout entière et ma mort, afin que, par vos suffrages, tout cela tende au bien, selon la volonté de votre cher Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, afin que je vous aie, ô ma très sainte Souveraine, pour alliée et pour consolatrice, contre les embûches et les pièges de l’antique adversaire et de tous mes ennemis.
De votre cher Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, daignez m’obtenir la grâce qui me permettra de résister aux tentations du monde, de la chair et du démon, et d’avoir toujours le ferme propos de ne plus pécher à l’avenir, mais de persévérer en votre service et en celui de votre cher Fils.
Je vous prie aussi, ô ma très sainte Souveraine, de m’obtenir une vraie obéissance et une vraie humilité du cœur, afin que je me reconnaisse en vérité comme un misérable et fragile pécheur, impuissant non seulement à faire la moindre bonne œuvre, mais encore à résister aux attaques continuelles, sans la grâce et le secours de mon Créateur et vos saintes prières.
Obtenez-moi aussi, ô ma très douce Souveraine, une perpétuelle chasteté d’esprit et de corps, afin que d’un cœur pur et d’un corps chaste, je puisse servir votre Fils aimé et vous-même selon ma vocation.
Obtenez-moi de lui la pauvreté volontaire, avec la patience et la tranquillité d’esprit, afin que je sache supporter les travaux de ma condition pour mon salut et celui de mes frères.
Obtenez-moi encore, ô très douce Souveraine, une charité vraie qui me fasse aimer de tout cœur votre très saint Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, et vous, après lui, par-dessus toutes choses, et le prochain en Dieu et à cause de Dieu, sachant me réjouir de son bien, m’affliger de son mal, ne mépriser personne, ne jamais juger témérairement, ne me préférer dans mon cœur à quiconque.
Apprenez-moi, ô Reine du Ciel, à toujours unir dans mon cœur la crainte et l’amour de votre très doux Fils ; à toujours rendre grâces de tant de bienfaits qui me viennent non de mes mérites mais de sa pure bonté ; à faire de mes péchés une confession pure et sincère, une pénitence vraie, pour mériter ainsi miséricorde et grâce.
Je vous supplie enfin, ô Mère unique, porte du ciel et avocate des pécheurs, de ne pas permettre qu’à la fin de ma vie, moi, votre indigne serviteur, je dévie de la sainte foi catholique, mais que vous me secouriez selon votre grande miséricorde et amour, et que vous me défendiez des esprits mauvais ; que par la glorieuse Passion de votre Fils béni, et par votre propre intercession, mon cœur plein d’espérance, vous m’obteniez de Jésus le pardon de mes péchés, de sorte que, mourant dans votre amour et le sien, vous me dirigiez dans la voie de la délivrance du salut. Amen.

St Anselme 1033-1109, Prière à Marie 7, PL 158, 955 :
Le Seigneur est avec toi, Marie !
O femme pleine de grâce, comblée de grâce !
O Vierge bénie, et plus que bénie !
Ce fils, que Dieu aimait comme lui-même,
Parce qu’il était le seul être engendré de son coeur qui fût son égal,
Ce Fils, Dieu l’a donné à Marie ; et l’homme né de Marie,
Il en a fait son Fils, non pas un autre, mais le même,
De sorte qu’il est par nature le même Fils unique, commun à Dieu et à Marie.
Toute la création est l’oeuvre de Dieu, et Dieu est né de Marie !
Dieu a tout créé, et Marie a engendré Dieu !
Dieu, qui a tout fait, s’est fait lui-même à partir de Marie,
Et c’est ainsi qu’il a recréé tout ce qu’il avait créé.
Lui qui a pu tout faire à partir de rien,
Il n’a pas voulu refaire sans Marie sa création profanée.
Dieu est donc le père de l’univers créé, et Marie la mère de l’univers recréé.
Dieu est le Père de l’établissement de toutes choses,
Et Marie la mère de leur rétablissement.
Car Dieu a engendré celui par qui tout a été fait,
Et Marie a enfanté celui par qui tout a été sauvé !
Dieu a engendré celui sans qui absolument rien n’existe,
Et Marie a enfanté celui sans qui absolument rien n’est bon.
Vraiment, le Seigneur est avec toi.

St Anselme Prière 5, oc 3,13 :
Sainte Marie et, parmi les saints, singulièrement sainte après Dieu,
mère admirable de virginité,
vierge aimable de fécondité, toi qui as engendré le Fils du Très-Haut, enfanté le Sauveur pour le genre humain en perdition, Dame qui étincelles de tant de sainteté, qui brilles par tant de dignité et dont il est certain que tu n’es pas moins douée de puissance et de tendresse, à toi, mère de la vie, mère du salut, temple de tendresse et de miséricorde, à toi mon âme misérable entend se présenter, alanguie par les maladies des vices, mutilée par les blessures des crimes, infectée par les ulcères des infamies.
Vous, mes péchés, mes iniquités, si vous avez tué mon âme de votre venin, pourquoi l’avoir faite horrible de votre laideur au point que la pitié ne puisse la regarder ? Honte d’une iniquité qui souille en présence d’une sainteté qui étincelle ! Confusion d’une conscience impure sous les yeux d’une pureté qui rayonne !
Ô toi, bénie plus que les femmes, qui vaincs les anges en pureté, surpasses en tendresse les saints, mon esprit moribond soupire après ton regard si bienveillant, mais rougit de regarder tant d’éclat.
Je désire, Dame, te prier de guérir, d’un regard de ta pitié, les plaies et les ulcères de mes péchés, mais devant toi j’ai honte de leur puanteur et de leurs saletés. J’ai horreur, Dame, de me montrer à toi dans mes immondices et mes horreurs, craignant que tu n’aies horreur de moi à cause d’elles, mais -malheur à moi !- je ne puis être vu sans elles.
Je t’en prie, Dame, exauce-moi, guéris l’âme du pécheur qui est ton servant, par la force du fruit béni de tes entrailles, lui qui siège à la droite de son Père tout-puissant au-dessus de toute louange et de toute gloire pour les siècles.

St Anselme Méditations et prières, trad. Dom. Castel, Desclée de Brouwer. Prières et Contemplations
O vous, tendrement puissante, puissamment tendre, ô Marie, de qui est sortie la source des miséricordes, n’arrêtez pas, je vous en prie, cette miséricorde si vraie, là où vous reconnaissez une véritable misère. Car si moi de mon côté je suis confondu dans la turpitude de mes iniquités en face de votre sainteté éblouissante, vous, du moins, ô ma Dame, vous n’avez pas à rougir de vos sentiments miséricordieux, si naturels à l’égard d’un malheureux ! Si je confesse mon iniquité, me refuserez-vous votre bienveillance ? Si ma misère est plus grande qu’elle n’aurait dû être, votre miséricorde sera-t-elle plus faible qu’il ne vous convient ?
O ma Dame, plus mes fautes paraissent impures à la face de Dieu et devant vous, plus aussi elles ont besoin d’être guéries, grâce à votre intervention. Guérissez donc, ô très clémente, ma faiblesse ; effacez cette laideur qui vous offense ; ôtez-moi, ô très bénigne, cette maladie, et vous ne sentirez plus cette infection qui vous répugne tant ; faites, ô très douce, qu’il n’y ait plus de remords, et rien ne subsistera plus qui puisse déplaire à votre pureté. Faites ainsi, ô ma Dame, exaucez-moi. Guérissez l’âme du pécheur, votre serviteur, par la vertu du fruit béni de votre sein, de Celui qui siège à la droite de son Père le Tout-Puissant, " digne de louange et de gloire au-dessus de tout et pour les siècles " (Dn 3,53).
O Marie, Marie la grande, la plus grande des Bienheureuses Maries, plus grande que toutes les femmes. O grande Dame, si grande, mon cœur veut vous aimer, ma bouche souhaite vous louer, mon esprit désire vous vénérer, mon âme aspire à vous prier : tout mon être se recommande à votre protection. O cœur de mon âme, faites effort, et vous, profondeurs intimes de moi-même, autant que vous le pouvez, si vous le pouvez, efforcez-vous de louer ses mérites, d’aimer sa béatitude, d’admirer sa hauteur, d’implorer sa bienveillance, car vous avez besoin chaque jour de son patronage ; en ayant besoin vous le désirez ; votre désir supplie ; vos supplications obtiendront, sinon selon vos désirs, certainement au delà de nos mérites. O Reine des anges, Souveraine du monde, Mère de Celui qui purifie le monde, je confesse que mon cœur est trop souillé pour que je n’aie pas à rougir de me tourner vers vous, la Pureté même, et me tournant vers elle, que je puisse être digne de la toucher. O Vous donc, Mère de Celui qui sauva mon âme, tout mon cœur, autant qu’il le peut, vous supplie. Exaucez, ô ma Dame, soyez propice, aidez-moi de votre toute-puissance, afin que soient purifiées les souillures de mon âme, que mes ténèbres reçoivent la lumière, que ma tiédeur s’embrase, que je me réveille de ma torpeur, en attendant ce jour où votre bienheureuse sainteté (qui l’emporte sur toute autre à l’exception de votre Fils, dominateur de toute chose) sera exaltée, à cause de votre Fils tout-puissant et glorieux, par la bénédiction de vos fils de la terre. Au-dessus de tout (à l’exception de mon Maître et de mon Dieu, Dieu de toute chose, votre Fils), que mon cœur vous connaisse et vous admire, vous aime et vous implore, non avec l’ardeur d’un être imparfait qui n’a que des désirs, mais autant que le doit quelqu’un qui a été fait et sauvé, racheté et ressuscité par votre Fils .
... Vous êtes la cour de la propitiation universelle, la cause de la réconciliation générale, le vase et le temple de la vie et du salut pour l’univers ; mais je resserre trop vos mérites lorsque je restreins vos bienfaits à ce que vous avez accompli pour moi seul, homme vil, alors que le monde qui vous aime se réjouit de vos bienfaits, et dans sa joie proclame ce que vous fîtes pour lui. Car vous êtes, ô Dame, par votre fécondité en œuvres de salut, digne de vénération pour votre inappréciable sainteté ; vous avez montré au monde son Seigneur et son Dieu qu’il ne connaissait pas : vous avez montré au monde visible son Créateur qu’il n’avait pas encore vu ; vous avez enfanté pour le monde le restaurateur dont, perdu, il avait besoin, le réconciliateur que, coupable, il n’avait pas encore. Par votre fécondité, ô Dame, le monde pécheur a été justifié ; damné, a été sauvé ; exilé, fut rapatrié. Votre enfantement, ô Dame, a racheté le monde captif ; malade, il l’a guéri, et, mort, ressuscité.
Le ciel et les étoiles, la terre et les fleuves, le jour et la nuit, et toutes choses soumises à la puissance ou au projet des hommes, se félicitent d’avoir perdu la gloire, parce que, ô Dame, une nouvelle grâce ineffable, ressuscitée en quelque sorte par vous, leur a été conférée. En effet, toutes choses étaient comme mortes quand elles perdirent leur propriété naturelle de service à la domination et aux usages de ceux qui louent Dieu : car c’est pour cela qu’elles avaient été faites ; elles étaient accablées sous l’oppression et souillées par l’abus que faisaient d’elles les serviteurs des idoles, pour qui elles n’avaient pas été faites. Mais voici que, ressuscitées, elles félicitent leur Souveraine de ce qu’elles sont maintenant régies par la puissance de ceux qui confessent Dieu, et honorées par l’usage qu’ils en font. Une grâce nouvelle, inestimable, les a fait bondir de joie, en quelque manière, quand elles sentirent non seulement que Dieu lui-même, leur Créateur, régnait sur elles désormais invinciblement, mais encore qu’en se servant d’elles visiblement, il les sanctifiait au dedans. Ces biens si grands, c’est par le fruit béni de la bénie Marie qu’ils leur sont parvenus.
... O merveille, je contemple Marie : dans quelle hauteur sublime la vois-je ! Rien n’est égal à Marie, rien, si ce n’est Dieu, n’est plus grand qu’elle. Dieu a donné à Marie son Fils lui-même que, seul, égal à lui, il engendre de son cœur, comme s’aimant lui-même ; de Marie il s’est fait un fils, non un autre, mais le même ; de telle sorte que, par nature, il fût unique et le même, Fils commun de Dieu et de Marie. Toute la nature a été créée par Dieu, et Dieu est né de Marie. Dieu a tout créé, et Marie a enfanté Dieu. Dieu qui a fait toutes choses s’est fait lui-même de Marie ; et ainsi il a refait tout ce qu’il avait fait. Celui qui a pu faire toutes choses de rien n’a pas voulu refaire sans Marie ce qui avait été souillé. Dieu est donc le Père des choses créées, et Marie la Mère des choses " recréées ". Dieu est le Père qui a construit toute chose, et Marie la Mère qui a tout reconstruit. Dieu a engendré Celui par qui tout a été fait ; et Marie a enfanté Celui par qui tout a été sauvé. Dieu a engendré Celui sans qui rien n’existerait d’aucune façon, et Marie a enfanté Celui sans qui rien ne serait " bien ". Vraiment, le Seigneur est avec vous, car il fait que toute créature vous devrait tant, et d’accord avec lui ! ... O bonne Mère, je vous en supplie par cet amour dont vous chérissez votre Fils, de même que vraiment vous l’aimez et que vous voulez qu’il soit aimé, accordez que moi aussi vraiment je l’aime. Ainsi, je vous le demande : que s’accomplisse réellement ce qui est de votre volonté. Pourquoi donc ne se ferait pas, à cause de mes péchés, ce qui est cependant en votre pouvoir ? Ami des hommes, et qui avez pitié d’eux, vous avez pu aimer, et jusqu’à la mort, vos coupables, et vous pourriez, à qui vous le demande, refuser l’amour pour vous et pour votre Mère ? O Mère de Celui qui nous aime, qui avez mérité de le porter dans votre sein et de l’allaiter à vos mamelles, ne pourrez-vous pas, ou ne voudrez-vous point, accorder à qui vous le demande l’amour pour lui et pour vous ? Que mon esprit, comme vous en êtes digne, vous vénère ; que mon cœur, comme il est juste, vous aime ; que mon âme, comme il lui est avantageux, vous chérisse ; que ma chair, comme elle le doit, vous serve ; qu’à cela se consume ma vie, afin que tout mon être vous chante pendant l’éternité. Béni soit le Seigneur éternellement. Ainsi soit-il ! Ainsi soit-il !

Ste Catherine de Sienne 1347-1380, première femme proclamée Docteur de l’Eglise par Paul VI en 1970, Prière faite à Rome, le jour de l’Annonciation de la Sainte Vierge, 1379 Une alliance éternelle en Marie
O Marie ! Marie, temple de la Trinité, Marie, foyer du feu divin, Marie, Mère de la miséricorde, vous avez porté le fruit de vie ; vous avez sauvé le genre humain, puisque c’est avec votre chair que le Christ nous a rachetés. Oui, le Christ nous a rachetés par sa Passion, et vous, par les douleurs de votre âme et de votre corps.
O Marie, océan tranquille, Marie, source de la paix ! Marie, vase d’humilité, où brillait la lumière de la vraie science qui vous a élevée au dessus de vous-même, vous avez charmé le Père céleste, et il vous a ravie ; il vous a captivée dans les liens d’un amour ineffable, et par cette lumière, cette ardeur de votre charité, cette flamme de votre humilité, vous l’avez vaincu vous-même, et vous avez forcé sa divinité à descendre en vous. Sa bonté infinie pour les hommes était d’ailleurs votre complice. (…)
O Marie, le Dieu tout puissant frappait à votre porte, et si vous ne lui aviez pas ouvert votre volonté, il n’eût pas pris la nature humaine. O mon âme, sois remplie de confusion, en voyant que Dieu fait avec toi un pacte et une alliance en Marie. Tu dois maintenant comprendre que celui qui t’a faite sans toi, ne peut pas sans toi te sauver, puisqu’il s’adresse à la volonté de Marie et qu’il attend son consentement. (…)
O Marie, soyez bénie entre toutes les femmes, pendant tous les siècles, car vous nous avez donné aujourd’hui votre substance. La Divinité s’est tellement unie et incorporée par vous à notre humanité, que rien maintenant ne peut l’en séparer, pas même la mort ni notre ingratitude. Car, comme la Divinité est restée unie au corps dans le sépulcre, et à l’âme de Jésus-Christ dans les limbes, puis à son âme et à son corps après la Résurrection, notre alliance avec elle n’a jamais été rompue, et elle ne le sera jamais pendant toute l’éternité.

Ste Catherine de Sienne :
O Marie, Temple de la Trinité, O Marie, porteuse de feu, Marie, distributrice de miséricorde, Marie, qui as fait germer le fruit divin !…
O Marie, mer tranquille, distributrice de paix, Marie, terre féconde. Tu es l’arbre nouveau qui a porté la fleur odorante du Verbe, Fils unique de Dieu.
En toi, terre féconde, fut semé le Verbe. Tu es à la fois la terre et l’arbre.
O Marie, char de feu, tu as porté le feu caché et voilé sous la cendre de ton humanité.
O Marie, vaisseau d’humilité, en toi se conserve et brille la lumière de la vraie science, avec laquelle t’élevant au-dessus de toi-même, tu as charmé le Père éternel…
O Marie, tu es devenue le livre où est écrite notre loi. Aujourd’hui tu as écrite en toi la Sagesse du Père éternel…
O Marie, bénie sois-tu à jamais entre toutes les femmes, car en ce jour tu nous a donné le pain de ta farine : la divinité a été unie et pétrie avec l’humanité, si fortement que rien désormais, ni la mort, ni nos ingratitudes, ne pourra rompre l’union.

St Louis de Gonzague 1568-1591
Vierge sainte, mon guide et ma souveraine,
je viens me jeter dans le sein de votre miséricorde,
et mettre, dès ce moment et pour toujours, mon âme et mon corps sous votre sauvegarde et sous votre protection spéciale.
Je vous confie et je remets entre vos mains toutes mes espérances et mes consolations, toutes mes peines et mes misères,
ainsi que le cours et la fin de ma vie, afin que, par votre intercession et par vos mérites,
toutes mes œuvres soient faites selon votre volonté et en vue de plaire à votre divin Fils.

St François de Sales 1567-1622, citée par Zeller, Florilège de Notre-Dame, Flammarion :
Prière à Marie toute bonne et toute puissante
Ayez mémoire et souvenance, très douce Vierge, que vous êtes ma Mère et que je suis votre fils ; que vous êtes puissante et que je suis un pauvre homme, vil et faible.
Je vous supplie, très douce Mère, que vous me gouverniez dans toutes mes voies et actions.
Ne dites pas, gracieuse Vierge, que vous ne pouvez ! car votre bien-aimé Fils vous a donné tout pouvoir, tant au ciel comme en terre ;
Ne dites pas que vous ne devez ; car vous êtes la commune Mère de tous les pauvres humains et particulièrement la mienne.
Si vous ne pouviez, je vous excuserais, disant : il est vrai qu’elle est ma Mère et qu’elle me chérit comme son fils, mais la pauvrette manque d’avoir et de pouvoir.
Si vous n’étiez ma Mère, avec raison je patienterais, disant : elle est bien assez riche pour m’assister ; mais, hélas ! n’étant pas ma Mère, elle ne m’aime pas.
Puis donc, très douce Vierge, que vous êtes ma Mère, et que vous êtes puissante, comment vous excuserais-je si vous ne me soulagez et ne me prêtez votre secours et assistance ?
Vous voyez, ma Mère, que vous êtes contrainte d’acquiescer à toutes mes demandes.
Pour l’honneur et la gloire de votre Fils, acceptez-moi comme votre enfant, sans avoir égard à mes misères et à mes péchés. Délivrez mon âme et mon corps de tout mal et me donnez toutes vos vertus, surtout l’humilité. Enfin, faites-moi présent de tous les dons, biens et grâces qui plaisent à la Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Jean-Jacques Olier 1608-1657 : O Marie, enfant chérie de Dieu,
que ne puis-je vous offrir et vous consacrer les premières années de ma vie,
comme vous vous êtes offerte et consacrée au Seigneur dans le Temple ! mais, hélas ! ces premières années sont déjà bien loin de moi ! J’ai employé un temps si précieux à servir le monde et vous ai oubliée en écoutant la voix de mes passions.
Toutefois il vaut mieux commencer tard à vous servir que de rester toujours rebelle.
Je viens donc aujourd’hui m’offrir tout entier à votre service, et consacrer à mon Créateur, par votre entremise bénie, le peu de jours qu’il me reste encore à passer sur la terre.
Je vous donne mon esprit, pour qu’il s’occupe de vous sans cesse, et mon cœur, pour vous aimer à jamais.
Accueillez, ô Vierge Sainte, l’offrande d’un pauvre pécheur ;
je vous en conjure par le souvenir des ineffables consolations que vous avez ressenties en vous offrant à Dieu dans le Temple.
Soutenez ma faiblesse, et par votre intercession puissante obtenez-moi de Jésus la grâce de lui être fidèle, ainsi qu’à vous, jusqu’à la mort, afin qu’après vous avoir servie de tout mon cœur pendant la vie, je pa



   
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