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Vingt-huit mauvais arguments contre Dieu et leurs réponses :
apologétique rationnelle envers l’athéisme - réfutation des principales objections à la Foi chrétienne

   

Réponses aux objections

La Foi n’est pas seulement un don de Dieu : elle est aussi la coopération de la personne à ce don (cf. 1Co 3,9). La condition de la Foi étant la liberté, on ne pourra pas la transmettre à quelqu’un qui la refuse : on ne peut convaincre quelqu’un qui ne cherche pas la vérité ou qui veut simplement éviter de remettre en cause ses choix moraux et idéologiques.
Pour l’honnêteté de la propre Foi, il est aussi impossible au Chrétien de se contenter d’avaler sans discernement de sagesse ce qu’autrui lui a affirmé, d’en rester à un vague sentimentalisme croyant, social ou non, de s’accommoder d’un flou doctrinal : chaque croyant porte la responsabilité de fortifier, avec l’Eglise et en conscience, les bases rationnelles de sa Foi, afin de ne pas s’effondrer à la première pluie de contradiction (cf. Mt 7,27).
Ce tableau présente donc les principales objections à la Foi chrétienne, vingt-huit arguments opposés à Dieu et à l’Eglise qui l’annonce, et leurs réfutations rationnelles. Pour répondre à la fois aux doutes d’autrui et à nos propres interrogations.

L’acte de croire est naturel pour l’être humain, mais depuis le péché originel, nos esprits sont comme enténébrés, et plutôt que de laisser une discussion s’embourber dans des disputes d’arguments, il est souvent plus efficace de changer de point de vue en privilégiant :
- l’annonce de l’Amour divin personnel (rencontre du Christ dans l’Esprit Saint)
- le témoignage du changement spirituel que l’on a personnellement expérimenté
- la crédibilité de la Foi chrétienne (témoignage des Saints, fiabilité des Ecritures et leur accomplissement en Jésus-Christ…)
Toutefois, nos interlocuteurs choisissent parfois eux-mêmes leurs terrains.

Après avoir prié et écouté d’un cœur sincère la personne, on pourra l’aider à se rendre compte de la faiblesse de ses présupposés (procédés erronés qui sous-tendent les objections avancées contre Dieu, mais que nous devons de même éviter dans nos propres raisonnements ) :
- tautologie : prétendue démonstration d’un argument par lui-même
- affirmation ipse dixit : sentence gratuite et non justifiée
- superstition (rationaliste ou pseudo-religieuse)
- jugement ad hominem : condamnation discriminante d’une personne ou d’un groupe de personnes
- amalgame : généralisation artificielle et biaisée voire malhonnête (par exemple entre l’Evangile et les actes commis en violation de l’Evangile par certaines personnes à certaines époques)
- caricature anachronique : jugement d’une époque passée avec les critères hors-sujets de la sienne
- lecture déformée des textes sacrés chrétiens, car littéraliste, sans prise en compte du contexte de leurs compositions et de leur interprétation magistérielle (vs nécessité de l’herméneutique ecclésiale historique)
- poncif pseudo-historique : préjugé rabâché et sans fondement (par exemple l’’obscurantisme" du Moyen-Age, par rapport aux "lumières" des grands génocides modernes...)
- convention sociale : simple argument par l’air du temps (mode médiatique…)…
- prosélytisme antichrétien

Une des vérités de l’athéisme est de montrer que nous sommes face à un vertige métaphysique.
Et devant certaines caricatures de Dieu présentées par ses adversaires historiques comme par les "fidèles" que nous sommes qui peuvent défigurer par nos péchés le vrai visage aimant du Christ, tout croyant sincère devrait se considérer aussi comme "athée d’un tel Dieu" déformé et hostile, et dénoncer ce que Dieu n’est pas.

Attention enfin, aussi grave que l’athéisme idéologique auquel nous répondons ici : l’athéisme pratique : vivre comme si Dieu n’existait pas. Car Luc 12,48 : "A qui on aura donné beaucoup il sera beaucoup demandé."

 

Objections

Réponses chrétiennes

1. On ne peut rationnellement croire que ce que l’on peut percevoir.

- Cette affirmation est une croyance irrationnelle, une autolimitation de l’intelligence à sa propre expérience individuelle.
- En entrant dans l’église, le chrétien ne quitte pas sa tête mais son chapeau, c’est-à-dire qu’il reconnaît qu’il peut dépendre d’un Autre qui est créateur et qui échappe partiellement à nos sens limités. Etre athée est une croyance moins raisonnable qu’avoir une Foi qui a ses raisons. Choisir de se couper de se couper de la possibilité de l’Etre qui est lumière transcendante et éblouissante est le choix du saut dans l’obscurité.
- Tout le monde est-il capable de percevoir les satellites géostationnaires, l’électricité haute tension dans un câble avant d’y mettre le doigt, la raison humaine elle-même ? Ce sont la conscience de soi, la raison et le témoignage d’autrui qui le permettent. De même pour l’expérience religieuse de la relation personnelle à Dieu.

2. On ne peut pas prouver Dieu, donc Dieu n’existerait pas.

- Affirmation gratuite et indémontrable, relevant de la simple croyance philosophique. L’absence de preuve n’est pas preuve de l’absence.
- La raison n’est pas muette sur Dieu : il y a un faisceau d’indices toujours croissant d’une intelligence créatrice (pouvant procéder d’un Etre personnel), des "voies" de l’existence d’un Etre premier qu’on peut ensuite appeler Dieu.
- Le monde (matière et énergie) ne peut rationnellement pas être né de rien ; puisque je perçois son existence, c’est qu’il a une cause première extérieure éternelle que l’on caractérise en un second temps comme Dieu.

3. On ne peut ni prouver que Dieu existe, ni prouver qu’il n’existe pas (c’est l’agnosticisme)

- Attention à l’absolutisation de la non-expérience de Dieu.
- Pour les croyants, l’expérience personnelle de Dieu ne peut pas non plus être absolutisée ni imposée à autrui, mais elle est un fait éprouvé par des milliards de personnes depuis Jésus-Christ, et leur responsabilité est de proposer à ceux qui le souhaitent de partager ce trésor sans comparaison : Dieu Trinité aime toute créature depuis toute éternité, et Il désire notre amour !

4. Toute réalité a une cause, donc si Dieu existait il aurait été aussi causé, donc il n’est pas Dieu

- Une succession des causes qui ne remonte pas à un point fixe ne peut s’appliquer ici et maintenant ; ce point fixe l’Etre premier que la révélation judéo-chrétienne a caractérisé historiquement comme Dieu
- La soupe primitive ne se crée pas elle-même.
- S’il n’y avait pas de cause, il n’y aurait que du hasard, or ce hasard à la probabilité infinitésimale (1 sur des milliards de milliards, contre le "principe anthropique" dans le "dessein intelligent" ou "ajustement fin de l’univers"), constitue une idole fréquemment invoquée, alors que la Vie et et l’Evolution ne sont probables que si un Créateur ne les suscitait.
Monod parle d’un hasard "prodigieux" ou "intelligent", afin d’éviter d’avoir à reconnaître une Cause première extrinsèque, mais cela signifie que ce n’est plus du hasard...
Darwin : "Jamais je n’ai nié l’existence de Dieu. Je crois la théorie de l’évolution parfaitement conciliable avec la foi en Dieu. Il est impossible de concevoir et de prouver que le splendide et infiniment merveilleux univers, de même que l’homme, soit le résultat du hasard ; et cette impossibilité me semble la meilleure preuve de l’existence de Dieu."

5. Les Ecritures ont été falsifiées : contenant des contradictions, elles sont une orthodoxie trafiquées et imposée par les premiers chrétiens puis par les empereurs

- Les Juifs du courant rabbinique ont le même Ancien Testament, et toutes les Eglises même en dehors de l’empire romain (Coptes, Arméniens, Syriaques) ont globalement les mêmes Ecritures.
- Le Christianisme a été persécuté pendant trois siècles et les témoignages des Pères de cette époque ont témoigné de la même foi que celle d’aujourd’hui.
- Les apocryphes sont des écrits gnostiques souvent contraires au cœur de la foi reçue et confessée par toutes les nations.
- Jésus du point de vue historique est le personnage de l’Antiquité sur lequel nous avons le plus de documents, et les plus anciens : on dispose de 25 000 manuscrits du Nouveau Testament (vs apocryphes et islam) ; c’est un texte profondément inséré dans son milieu géographique et sociologique, et le plus attesté.
- Les divergences entre certains passages bibliques montrent que le texte n’a pas été corrigé pour en faire une démonstration humaine cohérente, mais qu’il est la transmission inaltérée de témoignages anciens, tout comme des observateurs aujourd’hui à partir de points de vue différents décrivant les mêmes événements. La diversité textuelle est un critère de vérité, puisque cette vérité n’est pas dans la lettre mais dans une symphonie spirituelle : elle n’est pas littérale mais littéraire.

6. Les hommes ont créé Dieu à leur image, et cela explique que les religions semble découler plus ou moins les unes des autres

- Certes les dieux faits de main d’hommes ou inventés par les gnosticismes et idéologies sont les projections de psychologies blessées : ils sont capricieux, méchants, exigeants, durs, sensuels, jaloux, totalitaires…
- Mais Dieu, dans la révélation judéo-chrétienne, était inimaginable : doux et humble, se laissant crucifier sans élever la voix par Amour de tous, demandant la liberté de conscience de chacun et le respect de tous jusqu’aux plus vulnérables, miséricordieux au-delà de ce que la seule sagesse humaine peut concevoir.
- Il y a évidemment eu des influences culturelles entre religions, mais ce constat est incapable d’expliquer les spécificités du judéo-christianisme (Dieu-Amour qui fait alliance avec les hommes ; le Fils incarné vrai Dieu et vrai homme, mourant et ressuscitant pour nous sauver...)
- Aucune invention ou institution purement humaine n’a suscité 10 000 saints connus et 2 milliards de croyants en augmentation dans le monde 2 000 ans après.

7. La science exclut Dieu

- La science cherche le "comment", la Foi cherche le "pourquoi" et le "pour quoi".
- Sur la Nature, la Parole de Dieu ne se tait pas, même si elle n’est pas une description de phénomènes cosmiques mais d’abord leur explication dans un langage sémitique symbolique, décrivant une Vérité au-delà de ce que nos sens et intelligences limités peuvent décrire : le symbole peut nous pro-jeter (étymologie du mot "sym-bole") en Dieu par-delà les limites de la raison.
Ainsi dans le récit de la Création en Gn 1-2, un "jour" n’est pas une durée de 24h, ce qui serait une lecture de niveau jardin d’enfant, mais une "période" de temps.
- Dieu est l’auteur de la Création et de la Révélation, donc si on a l’impression qu’il y a une contradiction, c’est qu’on n’a pas assez creusé, soit par ignorance, soit par mauvaise foi…
- La civilisation à l’origine du plus grand nombre de découvertes scientifiques jusqu’aujourd’hui et contribue le plus au progrès humain et démocratique est bien le judéo-christianisme. Voir FICHE Foi et Raison

8. Plus on connaît, moins on a de raison de croire en Dieu

- Plus la recherche scientifique avance, plus les découvertes tendent à confirmer les quelques descriptions naturelles contenues dans la Bible, certes en langage non littéral mais dans une vérité symbolique, et qu’aucun savoir ou aucune mythologie dans l’Antiquité ne pouvait démontrer. Le panthéiste Spinoza imaginait un univers éternel, alors qu’on a découvert avec le deuxième principe de la thermodynamique (Lord Kelvin) qu’il n’a pas pu se mouvoir de lui-même et que tout est soumis à l’usure (on estime actuellement que l’univers a 14 milliards d’années et devrait aller vers une mort thermique dans 40 milliards d’années ; le soleil existe depuis 4,5 milliards d’années et devrait s’éteindre dans 4,5 milliards d’années aussi).
Ainsi en Genèse 1, les éléments du Cosmos apparaissent dans le bon ordre ; et ce monde a bien un commencement et une fin (cf. Ps 102,25).
- Plus la recherche scientifique progresse, plus elle reconnaît avec intelligence et humilité qu’elle ne sait presque rien par rapport à l’immensité irreprésentable de l’univers et la complexité de la matière.
- L’Eglise a, en dehors du cas unique et bien particulier de Galilée (cf. § dans la fiche Foi et Raison) enseigné la responsabilité des hommes de faire fructifier ce monde et joué un rôle moteur dans la science ; de très nombreux grands scientifiques étaient de grands croyants (voir FICHE Scientifiques chrétiens).
- La raison qui ne reconnaît pas ses limites s’ampute elle-même voire se suicide. Elle est une autodivinisation, qui revient comme à s’enfermer soi-même dans un bunker en prétendant vive de ses propres air, lumière et nourriture. Un tel scientisme est une misère antirationnelle donc archaïque. Il s’érige sans le reconnaître en référence de tout, tout en s’autoréduisant à sa propre perception subjective, et en amputant l’être humain de toute sa dimension immatérielle et religieuse. C’est un manque flagrant d’intelligence ou au moins de sagesse que de ne consentir à croire que ce que l’on comprend. Il s’agit de la vraie superstition postmoderne dominante. Raymond Aron parle de "religions séculières", susceptibles d’adhérer à toutes sortes de croyances successives, et parfois de manière fondamentaliste.
Péguy : L’homme contemporain n’est pas athée mais "autothée" (propre dieu).
Le croyant sait qu’il croit, bien souvent l’athée ou le rationaliste croit qu’il sait.
La Foi est la sagesse et la richesse des "pauvres dans l’Esprit".

9. La Foi est une stupidité protohumaine (ténèbres préhistoriques de l’ignorance) et une tentation puérile (Hitchens), un infantilisme désuet voire un dérangement psychologique (Dawkins)

- Plus de 5 milliards d’attardés infantiles ou débiles profonds dérangés, ça fait beaucoup, et surtout c’est une condamnation extrêmement prétentieuse, éhontée et déconnectée du réel pour ceux qui injurient ainsi leurs congénères… Cf. FICHE Scientifiques chrétiens.
- La Foi ne demande pas à l’esprit humain l’humiliation mais un pas dans l’humilité.
- On peut avoir un QI de 200, et un Quotient Spirituel de -50.
Curé d’Ars : L’athée en connaît moins qu’un enfant de cœur.
- Quand Dawkins qualifie d’"analphabètes" les scientifiques croyants, on peut s’interroger sur son propre état, face à une foule de savants plus féconds et fameux que lui. Dawkins confond en outre illusion (selon son titre God’s delusion) et enténèbrement personnel, son aveuglement lui faisant perdre la majeure partie de sa rigueur dans ce domaine.

10. Toute certitude serait une servitude

- Cette idée typique du relativisme est une autre certitude qui ne se l’avoue même pas, et constitue donc par principe une illusion. Augustin Conf. 3,6 : "Etre éloigné de Dieu c’est être éloigné de soi-même".
- Le rejet de la religion n’est qu’une autre religion, celle de l’athéisme ou celle de la vénération de ses propres pensées...
- Le rejet du dogme n’est qu’un autre dogme, dans un système de croyances soumis à tous mes propres conditionnements non conscientisés, une idéologie qui ne délivre pas mais dévore, qui n’ouvre pas mais enclot l’esprit.
- Les Dogmes (cf. Fiche) (Trinité...) ne sont pas des constructions intellectuelles tardives, mais, lorsque le peu de foi, voire la contradiction du monde en manifeste la nécessité, des proclamations publiques de la "règle de foi", ce qui est cru "par tous, partout et depuis toujours" (St Vincent de Lérins, Vè s.), transmises depuis les apôtres (Ac 16,4 dogmata). Les Anciens qui nous ont transmis les Ecritures, à moins qu’on ne nous prouve le contraire, n’étaient ni des des menteurs ni des idiots. Les Ecritures ne sont pas un collage de simples figures de style, mais ont permis dans l’Eglise l’accueil et la transmission au cours des siècles d’éléments de vérité de la Foi Une (Ep 4,5).
- Les certitudes n’asservissent donc pas mais servent l’être humain : opposer ainsi le dogme à la liberté et au service est un sophisme ; ceux qui se sont engagés le plus dans des oeuvres sociales de libération et de croissance de l’être humain était la plupart du temps de grands hommes de Foi (St Basile de Césarée, St Jean de Dieu, St Jean Bosco, Mère Teresa...).
- L’Amour authentique ne peut pas s’opposer à la Vérité, car le Christ est l’Un et l’Autre. Le scepticisme ou relativisme philosophique ou religieux mène au scepticisme ou relativisme moral. "L’essentiel c’est d’aimer" devient "l’essentiel c’est de s’aimer (selon l’impression instantanée, ou s’aimer soi-d’abord)", ou bien "à quoi bon ?"...
- Si Dieu (judéo-chrétien) est mort, vive l’Homme-dieu, et toutes les catastrophes qui s’ensuivent puisque chacun peut se mettre sans limite objective au-dessus des autres.
Bossuet : L’homme refuse de se voir une âme pour pouvoir vivre comme une bête.
Chesterton : Ne plus croire en Dieu, ce n’est pas croire en rien mais croire en tout [ce qui passe].

11. L’existence de Dieu correspond trop à nos désirs profonds de sécurité, tranquillité et immortalité : c’est donc une projection imaginaire pour se rassurer, une fuite par l’opium du peuple, une lâcheté.

- Ce jugement repose sur un pessimisme soupçonneux, alors que notre désir de Dieu n’est pas la cause mais la conséquence d’un événement historique personnel qu’est la rencontre spirituelle avec le Christ. Le simple désir ne suffit la plupart du temps pas à créer son objet.
- Notre humanité pourrait percevoir inconsciemment son origine et a pu garder une nostalgie de l’instant créateur personnel.
- La foi n’est pas un refuge intellectuel artificiel mais un principe de réalité : on ne peut chercher le bien en toute chose que si nous en faisons l’expérience concrète, et on ne peut s’opposer au mal que si nous-mêmes croyons qu’autre chose de supérieur existe : c’est ce qu’ont fait tous les grands croyants engagés dans la promotion humaine au cours de l’histoire, les innombrables œuvres sociales chrétiennes.
- la Foi n’évite pas la peur mais la traverse et donne la Paix.
- C’est la peur de dépendre d’un Autre qui par caprice narcissique immature, manque de lucidité et de courage fait qu’on peut parfois se persuader de le rejeter, s’égarer dans l’agnosticisme individualiste voire faire naufrage dans l’athéisme. Ne rien risquer, c’est emprisonner sa vie en la liant à ses propres petites vues ou à la satisfaction de ses propres désirs illimités ; risquer la Foi, c’est être libre.
- Croire que les trous noirs ou quarks existent dans l’espace parce que d’autres me l’ont dit, ou l’indétermination facile d’être ma propre norme existentielle, sont des croyances confortables parce que cela ne change rien à ma vie quotidienne, alors que le courage de la confiance en autrui demande de changer sa vue sur le monde, réformer concrètement sa vie, s’engager sur ce qui dure vraiment.
- La Foi n’est pas une béquille métaphysique mais le sens de l’altérité, qui m’empêche de me prendre moi-même ou mes pensées même religieuses pour Dieu, et garantit depuis ce point de référence supérieure, la vraie fraternité entre toutes les créatures.
- Jésus crucifié n’est pas la projection de nos rêves, mais un scandale pour les uns et une folie pour les autres (1Co1,22-25) : une recherche humaine de cocooning aurait plutôt conçu un Dieu sauvant le monde en apportant sans heurt un consensus accepté par toutes les nations de la terre et n’appelant pas à la conversion, ne demandant de changer aucun de nos comportements égoïstes…

12. L’Eglise disparaît en Europe et le sens de l’histoire fait quelle disparaîtra avec les progrès du rationalisme

- Il se peut que l’Eglise disparaisse en Occident, mais c’est parce que l’Occident lui-même se suicide avant elle, dans sa démographie (avortement et contraception de masses) et sa civilisation (déracinement culturel et religieux).
- Dans le monde l’Eglise continue de croître avec vigueur.
- Même si l’Eglise devait s’affaiblir un jour aussi dans les pays "neufs", il semble que tout autour d’elle s’effondrera d’abord, car avec le peuple juif, elle est l’entité culturelle qui a traversé les millénaires et survécu à tous les changements de régimes, idéologies et modes passagères.
- Le "sens de l’histoire" est un mythe rationaliste "progressiste" (acception marxiste) très idéologiquement construit que tous les bouleversements modernes semblent bien infirmer.

13. Si Dieu n’existait pas, rien ne changerait.

- Dieu est un nom de l’Etre, source de tout être : il est la condition même de chacun de nos souffles. Ainsi, s’il cessait une fraction de seconde de nous maintenir en vie, tout s’effondrerait immédiatement dans le néant.

14. Si Dieu existait, il ferait les choses autrement : il ne permettrait pas mais empêcherait les catastrophes, maladies notamment chez les innocents, guerres, crimes et souffrances.

- Dieu n’est pas un tyran tirant les ficelles de ses pantins, mais un Père qui attend que nous répondions à son Amour premier. Or la liberté est la condition nécessaire de l’Amour (sinon ce serait du viol).
- En créant l’univers Il lui a donné une certaine autonomie, et à chacun de nous la liberté : il ne nous impose pas ses décisions et ne nous empêche pas de nous opposer à Lui lorsque nous préférons nuire à autrui. Ces péchés sont un désordre introduit dans la création et un obstacle à la grâce, qui engendrent les catastrophes naturelles et maladies.

15. Si Dieu existe, ses actions ne montrent pas qu’Il est Amour, il semble au contraire causer le mal.

- Cf. réponse précédente.
- La plupart des morts prématurées sont dues à la violence humaine et à l’indifférence (voire à la dureté de cœur) de ceux qui auraient les moyens de secourir personnellement les plus vulnérables
- Notre perception sensorielle très limitée dans le temps et dans l’espace, et notre intelligence microscopique ne comprennent pas le vieillissement et le passage par la mort (et encore moins la mort des enfants). Selon la révélation judéo-chrétienne, cela n’est pas le projet initial de Dieu mais une conséquence du péché de l’homme (et non une punition divine) dans l’interdépendance entre toutes les créatures. Dieu est assez puissant pour tirer un bien supérieur même de ce mal-ci. Cf. FICHE Apologétique biblique (§Mal dans le monde)

16. Si Dieu était Amour, il ne devrait pas mettre de condition (commandements, et obligations), car l’amour vrai est inconditionnel.

- La morale biblique n’est pas une loi obligatoire, mais un chemin de vie et de bonheur.
- Un parent qui aime ses enfants leur demande de ne pas traverser l’autoroute ou mettre les doigts dans la prise.

17. Si Dieu existait, il ne serait pas absent ou caché mais se montrerait de manière plus évidente

C’est l’aveuglement de notre raison et de notre culture qui nous empêche de le percevoir :
- Il ne se tait pas car il s’est révélé dans les Ecritures et incarné dans le Verbe fait chair, Jésus-Christ, la Torah vivante
- Il n’est pas invisible car il se donne à voir dans la Création, dans l’amour désintéressé entre les êtres humains
- Il est présent, et en ce monde, notre raison est capable de le toucher, les sens de notre Foi de le percevoir, et notre cœur de communier avec Lui

18. Si Dieu existe, rien n’indique qu’il n’y a pas d’autres dieux, et que le Dieu chrétien est le vrai.

Ce préjugé précipité et non démontré demanderait d’abord une étude comparative approfondie de ces religions d’après leurs propres textes, et la comparaison de la fécondité et de la contribution au monde des civilisations que ces systèmes ont engendrées depuis leurs origines jusqu’aujourd’hui.

19. La Foi dépend d’abord du pays et du milieu socio-familial où l’on nait.

Certes la Foi se transmet par l’éducation, mais elle n’existe qu’après un choix régulièrement renouvelé et un don personnel de sa propre vie à la personne du Christ

20. Tout ce qu’on présente comme miracle (phénomène inexplicable) finit ou finira toujours par être expliqué quand la science aura progressé ; même si ces miracles étaient réels, des phénomène semblables existent dans d’autres religions.

- Prétendre que la raison humaine limitée pourra expliquer tout l’univers est un préjugé non démontré, alors que l’infiniment grand et l’infiniment petit dévoilent de plus en plus leur inouïe complexité.
- Lc 16,31 "Même si quelqu’un ressuscite des morts, ils ne seront pas convaincus."
- Si ces miracles n’étaient que des expériences psychiques ou artifices illusionnistes, il serait possible de les reproduire aussi souvent qu’on veut (guérisons, résurrections, multiplication des pains, stigmates, transformation de pain et vin eucharistiques en chair et sang, reproduction de vrais linceuls de Turin...)
- Dans d’autres religions confessant Dieu comme créateur, des miracles authentiques sont possibles aussi, puisque Dieu est toujours libre de s’y manifester même sans s’y être pleinement révélé

21. De nombreuses prières très légitimes ne sont jamais exaucées.

- Nos sens et notre raison limitées ne perçoivent pas de quelle manière Dieu les entend et y répond.
- Dieu ne met aucune condition à l’exaucement de nos prières, mais pour notre plus grand bien, il y a de notre côté des dispositions du cœur nécessaires pour recevoir les grâces de Dieu : la conformité à notre vrai bien (besoin d’être sauvé par le Nom du Seigneur : Jn 14,13), la liberté dans la confiance à la volonté divine (Jn 5,30), la communion fraternelle (Mt 18,19), la persévérance (Lc 18).

22. Le Décalogue omet certaines fautes morales évidentes comme la destruction de l’environnement et les discriminations.

- Les dix paroles sont une synthèse, et on peut très aisément leur rapporter tous les autres péchés (vol des ressources naturelles voire meurtre envers les générations futures ; vol de la dignité de créature divine…)
- L’Ecriture se lit toujours avec son contexte et dans son ensemble : elle contient donc bien d’autres indications éthiques que ces dix paroles
- L’Ecriture sainement reçue n’est jamais lue à la lettre mais dans l’Esprit et avec l’Eglise

23. Les religions ont toujours été sources de violence et les chrétiens comptent parmi les plus grands pécheurs (inquisition, guerres de religion...).

- Après la clôture de la révélation, c’est toujours en violation de la Parole de Dieu et non pour l’appliquer, que des violences ont été honteusement commises.
Le nom de Dieu a été outrageusement exploité pour justifier de nombreux crimes politiques ou ethniques (guerres de "religion" entre princes et royaumes, Saint-Barthélemy…) en contradiction flagrante avec les Ecritures et la Tradition de l’Eglise
- Les paroles apparemment violentes de la Bible font partie de la pédagogie progressive de Dieu pour justement faire renoncer les hommes à la violence ; elles ne peuvent être lues qu’avec leur contexte, en tenant compte de tous les autres passages très largement miséricordieux, et ont été quasiment dès le début interprétées spirituellement. Le Nouveau Testament qui accomplit les Ecritures ne contient absolument aucune demande violente mais ne révèle le Dieu de Jésus-Christ que comme Amour (1Jn 4,9) et Paix (Ep 2,14).
- Attention en jugeant les Chrétiens, de ne pas exiger une perfection dont on est soi-même incapable, à moins d’avoir l’orgueil stupide de s’estimer meilleur que les autres (ce qui du point de vue chrétien est le plus grave péché, l’orgueil).
- Attention aux jugements anachroniques, aux légendes noires (Voltaire, Michelet...) et aux nombreux docteurs historiens autoproclamés : les plus grands crimes dans l’histoire ont été commis par les régimes les plus matérialistes, très souvent en haine de la Foi judéo-chrétienne, en cherchant à asservir voire changer l’humain, et instituant leur propres ersatz de rites et cultes. (Nazis et communistes ; dont certains satanistes comme Proudhon ou occultistes comme Alfred Rosenberg ; la révolution française néopaïenne a exécuté le poète Chénier, le scientifique Lavoisier, et des centaines de milliers de civils vendéens.) Dostoievski : L’homme ne peut pas subsister sans adorer quelque chose (jusqu’à son propre subjectivisme).
- L’inquisition espagnole dépendait non pas du pape mais des rois ; même celle-ci représentait le début du vrai procès procédural et écrit, soustrayait enfin les personnes accusées de sorcellerie au lynchage des foules, prohibait toute mutilation, garantissait une défense, et demandait pour la première fois le verdict d’un juge extérieur et d’un jury, et a condamné à mort moins de 2% des poursuivis, taux inférieur à celui de tous les tribunaux civils européens de l’époque (qui eux seuls, pratiquaient la torture), faisant exécuter quelques dizaines de personnes en plusieurs siècles ce qui est bien trop, mais très peu devant les massacres commis en quelques mois au nom de l’athéisme par les révolutions, qui justifiaient leurs motifs politiques par le mensonge. L’Eglise est la seule institution historique a avoir fait, pour sa part, acte officiel de repentance.
- Les Croisades, avant de sombrer dans les mêmes corruptions que les guerres féodales en Europe, était d’abord un appel au secours de Chrétiens d’Orient et une intervention antijihadiste sans laquelle ils auraient été exterminés comme ils le furent de la péninsule arabique. Le lamentable sac de Constantinople fut une violation des ordres du pape et la conséquence d’un retour des Byzantins en pleine querelle dynastique sur leur invitation.
- Les autres stéréotypes (conversions forcées non documentées ; persécutions des Juifs alors que les régions catholiques sont celles où les nazis furent en mesure de déporter le moins de Juifs ; rôle de Pie XII qui eut droit à un concert du Philarmonique d’Israël, fut proposé par Golda Meir pour être juste parmi les nations, fut ami très proche du grand rabbin de Rome qui se convertit ; condamnation imaginaire des homosexuels ; obsession sur la sexualité projetée par ceux qui l’en accusent alors que l’Eglise ne propose que la stabilité et la fidélité pour le bien de tous ; moralisme alors que l’Eglise s’adresse à ses membres, propose et n’impose pas, annonce ce qu’elle pense être un chemin de vie pour mieux aimer et non une loi étatique accompagnée de sanctions ; rôle des limbes qui n’était qu’un lieu d’attente proposé par certains théologiens et non une condamnation dans le credo ; lutte contre le sida avec 28% des centres de santé mais appuyée sur d’autres moyens que le préservatif ; proposition d’autres moyens que la contraception chimique antinaturelle ; célibat consacré ; "infaillibilité" et "hiérarchie" non étudiées et non contextualisées ; reproche d’avoir brûlé des traducteurs de la bible) sont tous des sujets de vaste recherche ou débat historique, scientifique ou philosophique à préciser (Hitchens ne documentait jamais ses sources, emballant simplement artistiquement ses énumérations de griefs)
- L’Eglise est née dans l’accusation et dans la persécution subies, les Chrétiens sont stigmatisés et condamnée par tous ceux qui refusent d’accepter l’intégralité de la prédication de Jésus-Christ et préféreraient par incompréhension, orgueil, autojustification ou narcissisme, au mieux, choisir seulement ce qui leur plaît en écartant ce qui ne leur laisse pas la conscience tranquille. Ne plus porter la croix de la persécution signifierait ne plus être disciples de Celui qui se présente comme la Vérité et demande le don désintéressé et fidèle de soi, jusqu’à l’Amour de ses ennemis, et fut crucifié pour cela. C’est l’Eglise qui représente le groupe le plus persécuté dans le monde (Pew Forum Center), et supporte avec le Christ les vexations et coercitions politiques (persécutions en gants "blancs", persécution "éduquée", "travestie de culture, modernité, progrès") et le lynchage symbolique et obsessif des media et "stars" du show-business démagogiques ou dans l’air du temps, champions de rhétorique jamais engagés avec leur vie sur les champs de bataille de la charité comme le sont par exemple les bénévoles de Mère Teresa.
- Le bilan global de la contribution de l’Eglise penche largement en sa faveur : elle a fondé et développé les hôpitaux, dispensaires, orphelinats, hospices, écoles (déjà 60 000 en France avant la révolution -Taine-), universités, a interdit la torture (pape Nicolas Ier en 866) et l’esclavage (pape Eugène IV en 1435, sous peine d’excommunication) avant tous les Etats, a promu l’émancipation de la femme au Moyen-Age, la recherche médicale, le développement humain intégral…
L’Eglise est la plus grande ONG de bienfaisance du monde : plus de 5 300 hôpitaux, 18 000 dispensaires, 11 000 crèches, 9 900 orphelinats, 200 000 écoles, 1 860 universités, 17 000 foyers pour personnes âgées, malades ou handicapées, jusqu’à 70% des infrastructures de santé dans les pays pauvres (Annuario Pontefice). Si on supprimait ces oeuvres bénévoles présentes dans les coins les plus désolés, l’action laïque serait parfaitement incapable d’y suppléer.
- L’alliance avec Dieu n’est pas un privilège mais une responsabilité : Israël a pour mission de transmettre la lumière aux nations (Is 49,6) ; l’Eglise du Christ de vivre sans la barrière qui séparait les nations et origines sociales (Ep 2,14 ; Ga 3,28). Le christianisme est donc par nature anticommunautariste.
- La morale judéochrétienne d’un amour universel jusqu’à l’amour de l’ennemi a été un bon en avant sans équivalent, devant lequel les essais de prétentions de transcendance laïque ne sont que de pâles tautologies sans lendemain.
- Les péchés des autres sont des excuses bien commodes pour autojustifier ses propres décisions, mais c’est là en réalité un flagrant manque de liberté

24. La Foi chrétienne hait les femmes, le corps, les plaisirs et la vie

- Il s’agit d’un préjugé par méconnaissance des Ecritures et de l’enseignement de l’Eglise et absence de vision historique. Commencer par lire la Bible et le Catéchisme de l’Eglise Catholique sur ces questions
- Le dualisme corps-esprit méprisant la chair est un paganisme gnostique contraire au christianisme chez qui l’anthropologie est tripartite : corps-psuche-pneuma (1 Th 5,23)
- Aucune autre morale ne reconnaît le corps comme faisant partie de l’image de Dieu, donc sacré et méritant un si grand respect ; et ne considère autant la sacralité de la vie jusqu’à celle des plus faibles (embryons et personnes en fin de vie). Voir FICHE chasteté
- La prêtrise n’est réservée aux hommes que pour représenter anthropologiquement, symboliquement et théologiquement le Christ qui fut aussi un homme
- Aucune autre civilisation n’a reconnu depuis 20 siècles à la femme une dignité équivalente à celle de l’homme, sa spécificité et sa grandeur

25. Dieu peut-être, l’Eglise non,
parce qu’elle a fait des erreurs (pouvoir, richesses…), qu’elle n’est pas nécessaire, qu’elle n’est qu’une secte parmi d’autres qui a réussi

- Dieu n’a pas créé des milliards d’humains électrons libres indépendants les uns des autres, Il s’est révélé à un peuple puis à une assemblée de Douze avec une mission.
- Dieu nous a confiés les uns autres, a scellé son alliance avec un peuple, et fondé son Eglise et non pas des milliards de dénominations individuelles.
- le développement des institutions de l’Eglise a été une nécessité historique et sociologique venue de la croissance exponentielle du nombre des chrétiens : comme toute organisation humaine, elle doit faire avec les péchés de ses membres ; elle ne s’oppose pas au charisme mais est au service de la communion : sans pape et sans curie (services pour l’assister), l’Eglise se serait divisée en milliers de dénominations comme chez certaines communautés ecclésiales "protestantes", chacun aurait façonné ses propres traditions et croyances divergeant de la Foi Une de Pierre (cf. Lc 22,32 ; Ep 4,5).
- Les papes pécheurs et/ou mécènes de l’histoire n’étaient pas des vocations authentiques mais le résultat de l’emprise politique de grandes familles italiennes sur l’Eglise (Borghese et Farnese s’arrangeant pour faire élire les leurs).
- L’Eglise est accusée de posséder des lieux et œuvres d’art, alors qu’elle a seulement été capable de les préserver et transmettre.
- Les palais et oeuvres d’art acquis dans les siècles passés au Vatican ne sont pas plus monnayables que toutes les résidences et musées privés ou publiques de ceux qui le lui reprochent ; l’argent aujourd’hui est très clairement chez les Etats, multinationales et bourgeois égoïstes accumulant les richesses, spécialement dans les Etats laïques occidentaux.
- Les pauvres, comme les générations futures, ont droit aussi à la beauté éprouvée, qui peut conduire conduire à Dieu et à la Sainteté ; si on exigeait de l’Eglise qu’elle vende ses biens artistiques, il serait cohérent de demander à tous les autres institutions de vendre pareillement, mais alors à qui ?
- La nécessité de l’Etat indépendant du Vatican (0,44 km², plus petit au monde) ne vient que du besoin intrinsèque de liberté religieuse pour 1,2 Milliards de catholiques envers la politique de tout autre Etat (contrairement à ce qui peut se produire dans un pays communiste, dans l’islam, l’orthodoxie, en Angleterre...). Le budget annuel du Vatican s’élève à 250 millions d’€, soit 3 % de celui de la ville de Paris, et le Vatican emploie 7 000 personnes, 5 fois moins que Paris.
- Traverser les siècles, survivre à tous les régimes politiques et persécutions, continuer de croître dans le monde 2000 ans après, inspirer la séparation du politique et du religieux et imprégner les valeurs de droits de l’homme et la civilisation dans le monde entier, changer la vie personnelle de milliards de personnes, comme simple résultat d’un projet humain sectaire ou du hasard, il faudrait au moins un autre exemple équivalent pour démontrer que l’explication peut suffire...

26. Les Chrétiens sont incohérents et livrent trop de contre-témoignages.

- C’est vrai et lamentable, mais à cause de nos péchés et malgré notre Foi : nous serions pires sans la Foi qui nous invite à aimer toute personnes dans la Vérité.
- Beaucoup sont malheureusement en apparence Chrétiens à l’église, et démons dans le monde, ou du moins Chrétiens inactifs et indifférentiables, pratiquants non croyants puisque la Foi n’est pas simplement savoir que Dieu existe (satan le sait) mais chercher à conformer sa vie au Christ.. Tout péché est un manquement grave à la charité due à autrui. La Foi invite sans cesse au repentir et à la réparation concrète de tout tort commis.
- Les crimes de certains pasteurs envers des enfants ou des femmes sont encore plus graves, car ils avaient reçu la responsabilité d’une vie exemplaire au service d’autrui et ont contredit cela et trahi leurs victimes, en offrant ainsi en fait un culte au mal.
- Toutes les autres institutions humaines (politiques, écoles, courants idéologiques…) mériteraient les mêmes enquêtes et démarches de repentance, qu’on attend toujours.
- En matière de pédophilie, ce sont l’idéologie dominante et les grands medias libertaires qui ont promu la permissivité sans aucune limite des années 1960 au début des années 1980, en contradiction flagrante avec le magistère moral de l’Eglise depuis toujours.
- Quel que soit le domaine, le taux de criminalité des chrétiens pratiquants et spécialement du clergé est très inférieur à celui des autres groupes sociaux, professions, et formes de vie cf. John Jay College of Criminal Justice.

27. Les Chrétiens sont ringards et tristes.

- Il s’agit en général d’un jugement de valeur partial. Qui est plus joyeux sur cette terre que des Chrétiens donnant leur vie comme Mère Teresa ou de saintes familles au nom du Christ ?
- La branchitude et les fausses joies du monde mènent plus souvent dans le mur de l’égoïsme grégaire, frustrant et désespérant. Nous ne sommes pas créés d’abord pour jouir mais être heureux avec les autres.

28. C’est de l’orgueil de penser que Dieu, un être parfait, aurait voulu nous créer.

- Si Dieu est parfait, il sait mieux que nous ce qui est bon et sa perfection souveraine va jusqu’à désirer s’abaisser à nous créer, et même à s’incarner en Jésus-Christ parmi nous.
- Le refus de l’existence d’un Autre dont je dépends constitue le véritable orgueil et la vraie projection idolâtrique : je ne veux dépendre que de moi et m’érige en dieu de moi-même et de toutes mes passions, jusqu’à éventuellement tout me permettre sans vraie limite puisque mon dieu est mon opinion. Puisque je ne perçois pas le sens des choses et n’expérimente pas Dieu, je tranche qu’ils n’existeraient pas. Quand je chasse Dieu, l’orgueil comble le vide.


PRINCIPAUX RESSORTS de la méfiance envers Dieu et l’Eglise
- blessure paternelle ou maternelle engendrant la méfiance envers toute autorité que je ne contrôlerais pas moi-même, voire une paranoïa de persécution

- amalgame suite à des fautes de membres de l’Eglise

- fuite plus facile dans les idéologies et autres divertissements

- nihilisme : esprit de mort : ne croit en rien et veut empêcher les autres de croire
Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra : S’il y avait des dieux, comment pourrais-je supporter de ne pas être un dieu ? Donc il n’y a pas de dieu.

- culte de l’ego (désirs individualistes) tel qu’il rend difficile le don de soi (Alors que Dieu n’est que Don de soi, en latin cum-munus). Cf. Ayn Rand.

- haine
Voltaire, signait ses lettre par "Écrasons l’infâme" (ou en abrégé : "Ecr. L’inf."). Cet infâme dont il disait : "fantôme hideux", "un monstre abominable", "l’hydre abominable qui empeste et qui tue". Il signait aussi parfois "Christmoque". Son ennemi était le Christ, non pas dans sa nature humaine mais dans sa nature Divine. L’infâme pour lui était Dieu. Et cet homme est au Panthéon français…
Voltaire, qu’adirait Hitler, caractérisait les juifs comme "le plus abominable peuple de la terre", "barbare, superstitieux, ignorant, absurde", reprenant l’accusation récurrente de "molochisme" (pratique du sacrifice d’enfant).
"Tant qu’il y aura des fripons et des imbéciles, il y aura des religions. La nôtre est sans contredit la plus ridicule, la plus absurde, et la plus sanguinaire qui ait jamais infecté le monde".

 

EXEMPLES D’HOSTILITE PEREMPTOIRE
René Viviani, Président maçon du Conseil français en 1914, s’écrie lors des lois antireligieuses : "Nous monterons au Ciel pour éteindre les étoiles." "Nous sommes en face de l’Eglise catholique, pour la combattre, pour lui livrer une guerre d’extermination." L’Allemagne est entrée en guerre contre la France, et il est mort à l’asile.
Internationale 2è couplet : Il n’est ni Dieu ni César ni tribun, il n’est point de sauveur suprême… prolétaires décrétons le salut commun…
Staline, 15 05 1932 décret du plan quinquennal de l’athéisme : Le nom de Dieu doit être oublié le 1er mai 1937.
Pas d’homme, pas de problèmes !
Bakounine : Le bonheur des peuples arrivera quand le dernier flic sera pendu par les tripes du dernier prêtre.
Hitler cité par Martin Bormann : "Le christianisme est une rébellion contre la loi naturelle, une protestation contre la nature. Poussé à sa logique extrême, le christianisme signifierait la culture systématique de l’échec humain.".
Sartre, Le diable et le bon Dieu, Gallimard 1951 : Si Dieu existe, l’homme n’est plus rien, Dieu n’existe pas ! Joie, pleurs de joie ! Plus de ciel ! Plus d’enfer ! Rien d’autre que la terre !... Là où Dieu naît, l’homme meurt. (dogme d’un "Dieu" concurrent et jaloux de l’éventuel bonheur de l’homme.)
…C’est l’homme qui invente l’homme.
(en pleine glaciation stalinienne) : "Tout anticommuniste est un chien."
Dawkins : [La Foi] est une sorte de maladie mentale qui devrait être extirpée de nos cerveaux, et en le signant, de qui prétend s’inscrire à l’université…
Christopher Hitchens diplômé d’Oxford 1948-2011 sur "Mère Teresa : Une naine albanaise fanatique."
Après 09 11 : "La religion organisée, est la source principale de la haine dans le monde."

 

POINTS DE VUE CHRETIENS
Dostoïevski 1821-1881, Frères Karamàzov VI,3 : "Si Dieu n’existe pas, alors rien n’est un délit ?" IX,9 : "Une fois que l’humanité aura renié Dieu… l’homme s’exaltera d’un esprit divin, d’un orgueil gigantesque et apparaîtra l’homme-Dieu … Si Dieu n’existe pas, tout devient permis".
Baden-Powell très réticent vis-à-vis de l’athéisme. Dans La Route du succès (1922), cet anglican plaçait l’athéisme aux côtés du jeu, de la boisson ou de la syphilis parmi les dangers que devaient éviter les jeunes. Comparant les organisations à des "sectes", il parlait de ses adhérents comme des "ennemis de la pire espèce", exhortant les jeunes à, non seulement "éviter d’être aspirés par ces farceurs irréligieux" mais encore à "donner un fondement religieux" à leur vie.
Stig Dagerman, écrivain fameux en Suède Le 5 11 1954, à Stockholm, on le trouve suicidé dans son appartement, à 31 ans, au sommet de sa carrière. Parmi ses écrits, on a retrouvé une feuille sur laquelle il avait noté : "Il me manque la foi et je ne pourrai donc jamais être un homme heureux, parce qu’un homme heureux ne peut pas avoir peur que sa vie ne soit qu’une errance insensée vers une mort certaine".
Pie XII humani generis, 1950 : Les hommes en sont venus à se pénétrer si facilement eux-mêmes de ce principe qu’ "est faux ou pour le moins douteux tout ce qu’ils ne veulent pas être vrai".
Vatican II, GS 20 : L’humanisme athée considère faussement que l’homme "est pour lui-même sa propre fin, le seul artisan et le démiurge de son histoire".
Jean-Paul II, audience générale, 10 08 1985 DC& 1985, n.1902, p.863-4 : Le renoncement à penser la question de Dieu est "une abdication de l’intelligence humaine qui, de cette façon, renonce simplement à penser, à chercher une solution à ses problèmes".
p.Alexandre Men, assassiné par les post-marxistes, Byt’ Khristianinom, Moscou 1992 : "Les gens ont soif d’eau parce que c’est une nécessité -c’est un fait objectif. Ils ont besoin de nourriture -c’est un fait objectif, comme bien d’autres- et il n’y a rien d’imaginaire. Si les gens ont toujours soif d’un sens supérieur à l’existence et de vénérer ce sens, d’orienter leur vie en fonction de ce sens supérieur, cela veut dire que ce besoin n’est pas une pathologie, mais la condition normale de l’humanité."
Cal Pell, Sydney 2009 : Aucun athée ne peut expliquer le sourire (gratuit et non rationnel) d’un enfant.
(Ni le don altruiste et désintéressé, ni l’universalité de notions du bien et du mal sans effet utilitaire, ni la perception dans certains cas universelle du beau et du vrai.)



   
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