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Foi et Raison - Harmonie

   

harmonie entre foi et raison

A moins de se contenter de l’animalité, tout être humain aspire à la joie profonde et à connaître le sens de sa vie : sa signification et sa destination.
Deux voies y conduisent : la Raison et la Foi, qui ont existé en une harmonie certes fluctuante mais réelle pendant des millénaires, avant qu’un schisme ne les divise, essentiellement depuis le XVIIIè siècle, drame fondant de nombreux autres drames concrets modernes.

Entre Raison et Foi, il y a complémentarité et synergie, mais aussi dépassement, car la Foi a une part essentielle d’origine divine qui permet à l’homme de dépasser les limites de sa nature pour connaître Dieu et communier avec Lui (cf. 2P 1,4).
Raison et Foi cherchent la vérité, c’est-à-dire la contemplation d’un dévoilement de l’Etre, et chacune éclaire mutuellement l’autre sur ce qu’elle est et dans cette démarche ; elles sont en relation réciproque, tout en ayant leurs sphères d’autonomie propres, et il est vrai que du point de vue du croyant, la Foi, s’attache souvent moins aux phénomènes qu’à leur Source et recherche plus directement cette dernière.
La science cherche à connaître la Création, la foi cherche à connaître le Créateur, qui n’y est pas enfermé.

La concurrence ou contestation réciproque entre Foi et Raison, deux domaines d’activité différents, n’est ni chrétiennement ni rationnellement fondée. Le croyant et le scientifique authentiques sont chacun plus raisonnable que le fondamentaliste et le rationaliste.
Pythagore, un des fondateurs des mathématiques, au VI è s av. JC, estimait déjà que philosophie, religion et sciences sont indissociables.
Einstein : Lt du 24 01 1936 : "Tout individu se vouant avec passion à la science finit par être convaincu de la présence d’un esprit derrière les lois de l’univers, un esprit bien supérieur à celui de l’homme, et devant lequel, on doit se sentir fort humbles".

Ce qui ultimement peut réunir Foi et Raison est l’Amour, motif de l’acte du Créateur. C’est la Charité qui est pour la Foi le critère d’authenticité et de fécondité (cf. 1Co 13,13), et de même pour la Raison.

ERREURS d’une "FOI" A-RATIONELLE
Pour garder une Foi authentiquement fondée, il s’agit ni de courir derrière la raison, ni de décrocher complètement la foi de l’étude rationnelle. Voici les principales formes de régressions de la Foi :
- crédulité : naïveté, facilité excessive à croire par ignorance, irréflexion et manque de sagesse
- fidéisme : irrationalité qui prétend croire contre la raison ; alors que s’opposer à la raison c’est contredire aussi la Foi en Dieu qui est aussi le Logos
- dénigrement de la raison complètement dégradée par le péché selon Luther (pessimisme anthropologique)
- séparation radicale artificielle entre raison et foi selon Kant
- sectarisme, lorsque le savoir et l’information sont concentrés comme un privilège en un chef (gourou) ou une "élite", avec un vocabulaire et un discours propres, un rejet global des découvertes modernes, tout finissant par couper un groupe du reste de la société,…
- panthéisme : l’écologisme, à la différence de l’écologie qui est une vertu éminemment biblique), a souvent pour fond une idéologie régressive (religiosités présinaïtiques) de rejet de Dieu et haine de l’homme. La splendeur du cosmos reflète certes la gloire de Dieu mais elle ne prend pas la place de ce dernier et est incapable de sauver l’homme.

Pourtant :
Is 1,18 Venez et raisonnons (ykh, diellegchô) ensemble, dit YHWH.
1P 3,15 Rendez raison (apologeô) de l’espérance qui est en vous.
Ac 17,2 Paul… raisonnait (dialegomai) avec eux d’après les Ecritures.
Cyrile d’Alexandrie au IIIè s dialogue avec les philosophes profanes, Augustin se nourrit en partie de Platon, Thomas d’Aquin en partie d’Aristote.
Anselme : Proslogion : La foi catholique est fides quaerens intellectum ("La Foi cherche à comprendre" -rationnellement-).

ERREURS DU RATIONALISME et du SCIENTISME
Croire en Dieu semble motivé rationnellement, beaucoup mieux que le choix opposé. En effet, je ne suis pas le critère absolu et universel définissant les limites de tout ce qui peut être. Toute vérité scientifique peut être provisoire et remise en cause après expérimentation, comme on l’a vu régulièrement au cours de l’Histoire. "Même l’invraisemblable est par principe pensable" (Heisenberg, Nobel de physique). Si je me laisse enivrer par mes connaissances fragmentaires du cosmos, je peux me fourvoyer à me considérer moi-même comme "Dieu" et proclamer mes propres dogmes délimitant les frontières du possible, et me mettant à exclure par exemple des phénomènes comme la naissance de Jésus d’une vierge, ou sa Résurrection du tombeau. Certes pour prouver un phénomène, il faudrait pouvoir en répéter volontairement l’expérience autant de fois qu’on le désire ; mais être incapable de reproduire un phénomène ne signifie pas qu’il est faux, conclusion qui ne serait qu’une grossière erreur de méthode, un grave manque de rigueur, le signe qu’on est plus motivé par un projet idéologique que par une démarche véritablement scientifique, et la manifestation d’une certaine présomption.

Si la raison ne perçoit pas le mystère divin, ce n’est pas que le mystère soit obscur, mais qu’il contient un excès de lumière, comme le soleil que l’œil nu ne peut regarder.

Le rationalisme tend à un impérialisme, voulant soumettre tous les aspects de la réalité à ses propres principes ; c’est aussi un isolationnisme, enfermement sur soi de la raison
L’esprit critique est nécessaire à la pensée, mais s’il s’oublie lui-même comme objet, il s’auto-saborde et s’érige en obstacle à l’intelligence en empêchant l’étonnement, faculté que les Grecs plaçaient en point de départ de la connaissance.

On observe que la science moderne connaît plus souvent que rarement une régression aussi naïve qu’orgueilleuse et irresponsable dans un fantasme de toute-puissance sans limite éthique autre que son bon-vouloir divinisé, et une prétention d’absolu (Newman parle d’ "usurpations" de la raison) : on réduit l’être humain à une simple matière première, le médecin par exemple se voit à nouveau comme guérisseur plutôt que soignant. Le Professeur Pechanski (ne tolérant pas qu’on le critique à propos de sa manipulation d’embryons humains qu’il appelle simple "matériel", c’est son propre métier) parle à propos de l’Eglise d’"agression antiscientifique" et "lobbying anti-science…"
Certains scientifiques ayant envie de réussir (trois tentations fondamentales de convoitise, vanité et orgueil…) ne voudraient se voir imposer absolument aucune limite, quel que soit le prix humain. Un tel scientisme ne veut plus servir l’homme mais d’abord ses propres buts, y sacrifiant tout et écartant, si c’est utile, l’existence ou le rôle de Dieu, et la légitimité à s’exprimer de ceux qui pensent autrement et demandent la protection de toute être humain vulnérable.

B XVI Lum mde 68 : [Certains "scientifiques" estiment que tout] ce que l’on peut faire, on doit aussi le faire. Et toute autre attitude serait contraire à la liberté… Nous voyons à quel point le pouvoir de l’homme a atteint des dimensions monstrueuses. Et ce qui n’a pas grandi parallèlement, c’est son potentiel éthique.

HISTORIQUE DE L’HOSTILITE ENTRE RAISON ET FOI
La philosophie des "lumières" pense avoir inventé l’usage de la raison (vs Antiquité, science médiévale et renaissance…), ou du moins en surestime les capacités.
Certains "savants" manifestent une grande ignorance culturelle (pour ne pas parler de l’ignorance théologique), revisitent l’histoire du Christianisme de manière strictement offensive en prétendant combattre l’obscurantisme religieux. Une critique de matrice protestante (dixit Newman, Lectures on the present Position of Catholics in England,1851) affirme que l’Eglise aurait été au centre de l’oppression des "penseurs" depuis les origines.
Par exemple le grand dictionnaire universel Larousse 1866-1873 propose l’ "inventaire de la science moderne et la fin de la foi aveugle" ; article "Clérical" : l’esprit clérical se reconnaît par la raison moquée, la lumière du soleil niée, la liberté maudite, le despotisme exalté, le pouvoir civil soumis au pouvoir religieux…" "Célibat : état violent, conduisant à dérives inévitables, crimes… on ne viole pas impunément les lois de la nature".
C’est un tropisme de la plupart des idéologies matérialistes, que de dénigrer de manière éhontée et disqualifier l’ensemble des religions en prétendant leur incompatibilité avec la science, ce qui est une vraie "croyance" et une pure contradiction, violant la méthode scientifique d’observation : il suffit de reconnaître la contribution de nombreux hommes de Foi (voir la fiche Scientifiques chrétiens) et la fécondité scientifique des civilisations judéo-chrétiennes.

Après le nominalisme d’Ockham (+1347), le rationalisme subjectiviste de Descartes (+1650 ; "cogito" Disc 4, "maîtres et possesseurs de la nature" -Disc 6), le scepticisme radical de l’empiriste Hume (+1776 ; dissociant les causes de leurs effets) a conduit à un sécularisme radical, à l’utilitarisme de Bentham (+1832) et Stuart Mill (+1873, pour qui le plaisir et la souffrance sont les seuls moteurs qui gouvernent l’humanité), au nihilisme désespéré de Nietzsche (+1900) et aux massacres sans équivalents commis par les régimes athées et séculiers de l’époque moderne.

La vieille conception de Démocrite, réchauffée par les matérialistes à partir du XVIIIè s, s’imaginait que les atomes s’organisaient tout seuls pour façonner les bactéries, les plantes, l’être humain. La découverte de l’ADN en 1953 a fait faire un saut dans la connaissance de la complexité de la matière : pour former des êtres vivants, les atomes ont besoin d’"instructions" rédigées sur un message génétique. Ces atomes ne sont de toute façon pas éternels puisque contrairement aux spéculations panthéistes (Spinoza, et Einstein pendant un bon moment…), la science a admis que l’univers a bien un commencement, et que même peu après le big bang, il n’y avait de toute façon encore aucun atome dans l’univers.
Les athées modernes se sont alors mis à inventer leurs propres mythes d’univers multiples ("multivers" et "théorie des cordes", relevant jusqu’à maintenant de la science-fiction…), expérimentés par personne et invérifiables (selon la plupart des physiciens), ce qui est très commode si on veut éviter d’admettre certaines vérités de la révélation judéo-chrétienne…
Pour les croyants cependant, il ne s’agit pas non plus de se fourvoyer dans le concordisme (forcer la lettre du texte biblique pour le faire coller aux découvertes scientifiques). Mais si une philosophie ou religion dit vrai sur l’univers, le vivant et l’homme, pour toutes les personnes de bonne volonté, il semble fort opportun de se mettre à l’étudier de près.

Les tensions entre foi et raison dans la culture moderne viennent aussi de la fragmentation du savoir et disciplines dès l’université, avec expulsion de la théologie, séparation de la philosophie, et finalement doute radical sur l’existence même d’un vrai et d’un bien qui puissent être universels plutôt que subjectifs. La pensée contemporaine devient de moins en moins spéculative et de plus en plus expérimentale, voire productiviste.

Le croyant sait qu’il croit, souvent l’athée et le rationa­liste croient qu’ils savent.

EXEMPLES DE DERIVES DU RATIONALISME
Le rationalisme et le scientisme sont des idéologies qui exploitent la raison et la science :
- expérimentations médicales de Dachau, de Tuskegee (cliquer) sur les Noirs américains et d’ailleurs.
- exécutions du chimiste Lavoisier (1742-1794) par la révolution française ou du physicien Pavel Florensky (1882-1937) par les communistes
- Lyssenkysme (cliquer) : déformation idéologique de la science
- grands accidents nucléaires et autres catastrophes écologiques d’origine humaine
- idolâtrie, par exemple la déesse raison vénérée à la cathédrale de Paris sous la révolution
- sectarisme, par exemple l’Université Sapienza de Rome excluant Benoît XVI en janvier 2008 alors qu’elle avait été fondée par l’Eglise
- fondements des totalitarismes meurtriers
Coffinhal, président du tribunal révolutionnaire1794, à Lavoisier, qui avant d’être guillotiné demandait un sursis pour pouvoir achever une expérience : "La République n’a pas besoin de savants ni de chimistes ; le cours de la justice ne peut être suspendu."
Hitler cité par Martin Bormann : "Le christianisme est une rébellion contre la loi naturelle, une protestation contre la nature. Poussé à sa logique extrême, le christianisme signifierait la culture systématique de l’échec humain. Mais il n’est pas question que le national-socialisme se mette un jour à singer la religion en établissant une forme de culte. Sa seule ambition doit être de construire scientifiquement une doctrine qui ne soit rien de plus qu’un hommage à la raison."
Heidegger, au nom de sa philosophie sans Dieu : Le Führer est notre Loi
Adorno pourtant prétendu marxiste : "Les Lumières sont totalitaires" (Aufklärung ist totalitär.)

 

DEFENSE DE l’EGLISE dans l’AFFAIRE GALILEE
Galilée (1564-1642) a été mythifié voire mythologisé comme héros victime d’un obscurantisme… Or, l’Eglise lui donna sa formation (il est resté toujours catholique, et ses deux filles furent religieuses), il est toujours resté ami du pape et la seule condamnation infligée par un tribunal ne concerne pas la science mais la rupture d’un engagement qu’il avait pris pour obtenir l’imprimatur (sceau de l’Eglise) lorsqu’il publia ses théories philosophiques personnelles (il prétendait appliquer un langage mathématique quantitatif à la Foi, ce qui constitue une confusion des genres). Contrairement aux mensonges de Voltaire, il n’a pas été torturé ni arrêté, n’est pas mort brûlé mais naturellement à 78 ans dans un palais. L’Eglise par prudence a noté ses manques de démonstration (son argument des marées pour montrer l’héliocentrisme de Copernic était faux), et désapprouvait seulement moralement ses contre-témoignages (vol d’invention et concubinage notoire).
Koestler, Les Somnambules : "Galilée n’a pas fait beaucoup des découvertes qu’on lui attribue,… il n’a pas démontré la vérité du système de Copernic, n’a point langui dans ses cachots, n’a pas dit ’et pourtant elle tourne’, n’a pas été un martyr de la science."
Dès 1741, le pape Benoît XIV a permis la publication de ses œuvres.
Cette affaire complexe, fréquemment déformée par une propagande anti-catholique- constitue une exception manifeste : si les critiques de l’Eglise la ressortent constamment ; il y a une raison : c’est le seul et unique exemple qu’ils ont trouvé.

CITATIONS POUR RETROUVER L’EQUILIBRE ENTRE FOI ET RAISON
Ps 8 3 Quand je regarde tes cieux, l’ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu as disposées : 4 Qu’est-ce que l’homme, que tu te souviennes de lui, et le fils de l’homme, que tu le visites ?
Jn 1,3 Par Lui (le Logos divin), tout s’est fait, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui.
Col 1,16 Tout a été créé par Lui et pour Lui.
Jn 6,69 Nous croyons et savons (la Foi précède !).
Jn 14,11 "Si vous ne croyez pas ma Parole, croyez au moins à cause des œuvres que vous me voyez faire" : méthode expérimentale.
Lettre à Diognète
IIè s, 12,2 : Ce n’est pas l’arbre de la science qui tue, mais la désobéissance (cf. Gn 3). Il n’y a pas de vie sans science, ni science sûre sans vie véritable.
Augustin +430 Discours 43,9 : "Comprends pour croire, et crois pour comprendre".
Epist. 130,28 : Une "docte ignorance" ignore "en connaissance de cause" (sait qu’elle ignore).
De prædestinatione sanctorum 2,5 : "Même croire n’est pas autre chose que penser en donnant son assentiment [...]. Quiconque croit pense, et en croyant il pense et en pensant il croit [...]. Si elle n’est pas pensée, la foi n’est rien".
Id., De fide, spe et caritate, 7 : "Si l’on supprime l’assentiment, on supprime la foi, car sans assentiment on ne croit pas du tout".
In Gen. op. imperf. IX,30 : [En matière de Foi comme de raison], "ne rien affirmer au hasard et de ne pas prendre l’inconnu pour le connu".
De Gen. ad litt. I,21,41 : [Si certains affirment que leurs découvertes naturelles] sont en contradiction avec les Saintes Lettres, c’est-à-dire avec la foi catholique, montrons-leur qu’il s’agit d’hypothèses."
Ibid. 9, 20 : Dieu n’a pas voulu dévoiler aux hommes les détails de toute chose de la nature, car cela] ne sert de rien pour leur salut".
Cassiodore +480 cf. PL 69, col. 1131.1142 : Avec l’aide de la grâce divine, on peut parvenir à une meilleure compréhension de la Parole révélée grâce à l’utilisation des conquêtes scientifiques et des instruments culturels "profanes", déjà possédés par les Grecs et les Romains (ibid. 1140).
Pascal, Pensées 267 Br : "La dernière démarche de la raison est de reconnaître qu’il y a une infinité de choses qui la dépassent".
Vatican I, Dei Filius : La raison est en mesure de connaître avec certitude l’existence de Dieu à travers la voie de la création, alors qu’il n’appartient qu’à la foi de pouvoir connaître "facilement, avec une certitude absolue et sans erreur. (DS 3005)
Einstein Comment je vois le monde, Champs-Flammarion 1979, 70 : "La valeur morale ne peut pas être remplacée par la valeur intelligence et j’ajouterai : Dieu merci !..."
Max Planck La connaissance du monde physique 155 : "La science conduit jusqu’au point au-delà duquel elle ne peut plus guider"... " Rien ne nous empêche donc et notre instinct scientifique exige… d’identifier l’ordre universel de la science et le Dieu de la religion. Pour le croyant, Dieu se trouve au début ; pour le physicien, Dieu se rencontre au terme de toute pensée. "
JP II FR56 : La foi incite la raison à sortir de son isolement et à prendre volontiers des risques pour tout ce qui est beau, bon et vrai. La foi se fait ainsi l’avocat convaincu et convaincant de la raison".
Ratzinger : L’homme n’est pas en mesure d’éclaircir complètement l’étrange pénombre qui enveloppe la question des réalités externes… Dieu doit prendre l’initiative de venir à la rencontre de l’homme et de s’adresser à lui" (L’Europe de Benoît dans la crise des cultures, Parole et Silence 2011.)
B XVI Ratisbonne 10 2006 : "À partir de la création, c’est-à-dire du monde et de la personne humaine, l’homme, par sa seule raison, peut avec certitude connaître Dieu comme origine et fin de l’univers, comme souverain bien, et comme vérité et beauté infinie."
Sapienzia Roma 01 2008 -écrit : Je ne viens pas imposer la foi mais solliciter le courage de la vérité… inviter à percevoir Jésus-Christ comme lumière (éclairant le monde et l’histoire).
Gemmeli 2012 : [On observe aujourd’hui] une crise de la pensée : …Quasiment ébloui par l’efficacité technique, l’homme oublie l’horizon fondamental de la question du sens, rabaissant la dimension transcendante à l’insignifiance. Une mentalité fondamentalement technico-pratique génère un déséquilibre risqué entre ce qui est techniquement possible et ce qui est moralement bon, avec des conséquences imprévisibles… L’impulsion de la recherche scientifique découle au départ et souvent inconsciemment de la nostalgie de Dieu qui habite le cœur humain (quaerere Deum). Mais paradoxalement, c’est la culture positiviste qui, en excluant du débat scientifique la question sur Dieu, détermine le déclin de la pensée et l’affaiblissement de la capacité d’intelligence du réel.
Ellul : Contre la Technique totalisante, exclusive, coupant l’homme de ses racines, évacuant toute question du sens et chassant l’espérance. "Le principe de non-contradiction est un principe de mort (tandis que) la contradiction est la condition d’une communication" (La raison d’être, Méditation sur l’Ecclésiaste, 1987, 3è éd., La Table Ronde 2007,52), car "c’est la tension qui est productive". Il faut réintroduire une transcendance extrinsèque et non cryptohorizontale ou imaginaire.

p.Cantalamessa Avent 2010 : Il y a une compétition entre les scientifiques non croyants, surtout entre biologistes et cosmologues pour "réduire" l’homme (Blondel) : c’est à qui ira le plus loin dans l’affirmation de la totale marginalité et insignifiance de l’homme dans l’univers et dans le grand océan de la vie. Pascal Pensées, 377 avait déjà répondu : "L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature, mais c’est un roseau pensant. Il ne faut pas que l’univers entier s’arme pour l’écraser, une vapeur, une goutte d’eau suffit pour le tuer. Mais quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, puisqu’il sait qu’il meurt et l’avantage que l’univers a sur lui. L’univers n’en sait rien""

Une Histoire (p.Cantalamessa)
Il existe des oiseaux nocturnes, comme le hibou et la chouette, dont l’oeil est fait pour voir de nuit dans l’obscurité, pas de jour. La lumière du soleil les aveuglerait. Ces oiseaux savent tout et se déplacent à l’aise dans le monde nocturne, mais ne savent rien du monde diurne. Adoptons pour un moment le genre de la fable, dans lequel les animaux parlent entre eux. Supposons qu’un aigle se lie d’amitié avec une famille de chouettes et leur parle du soleil : comment il éclaire tout, comment sans lui tout plongerait dans l’obscurité et le gel, comment leur monde nocturne même n’existerait pas sans le soleil. La chouette ne pourrait que répondre : "Tu racontes des histoires ! Jamais vu votre soleil. Nous nous déplaçons très bien et nous nous procurons de la nourriture sans lui ; votre soleil est une hypothèse inutile et donc n’existe pas". C’est exactement ce que fait le scientifique athée quand il affirme : "Dieu n’existe pas". Il juge un monde qu’il ne connait pas, applique ses lois à un objet qui se trouve hors de sa portée. Pour voir Dieu, il faut ouvrir un oeil différent, il faut se risquer hors de la nuit. Dans ce sens est encore valable l’affirmation du psalmiste : "L’insensé dit : Dieu n’existe pas".

Chesterton, Pourquoi je suis catholique 1929 : Notre religion est actuellement la plus rationnelle de toutes les religions. Elle est même, dans un sens, la plus rationaliste de toutes les religions. Ceux qui en parlent comme d’une religion purement ou principalement sentimentale ne savent simplement pas de quoi ils parlent. Ce sont toutes les autres religions, toutes les religions modernes, qui sont purement émotionnelles. C’est aussi vrai du salut émotionnel chez les premiers protestants que de l’intuition émotionnelle chez les derniers modernistes. Nous sommes les seuls à accepter l’action de la raison et de la volonté, sans aucune assistance nécessaire des émotions. Dans le monde d’aujourd’hui, un catholique convaincu sera sans peine la personne la plus logique et la plus réaliste. Mais cette vieille calomnie nous accusant du sentimentalisme mielleux dans tout ce que nous disons et faisons, est terriblement perpétuée par cette simple confusion au sujet des mots.



   
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