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Appel de Dieu : discerne !

   

Discernement chrétien

Quel est le sens (signification et direction) de ta vie ? Quelle est sa fécondité ?
Que veux-tu faire de ta vie ?
Tu es devant une multitude de possibilités, sans parvenir à y voir clair ?
Tu te sens attiré(e) en profondeur par une voie mais ne parviens pas à te décider ?
Dieu appelle. La Parole de Dieu offre une multitude de récits de vocation : Abraham, Moïse, Samson, Samuel, Isaïe, Jérémie, Jonas, Marie, les premiers disciples, Paul… Dans chaque histoire, tu peux retracer les constantes de toute vocation.
Dieu t’appelle et attend ta réponse. Appel et réponse sont les 2 bouts du chemin du discernement. Comment choisir ? Comment discerner ce à quoi Dieu t’appelle ?

1. QU’EST-CE QUE L’APPEL ?
1.1 L’appel révélé dans la Parole de Dieu
Même parmi les Chrétiens il y a bien souvent de fausses idées sur la Volonté de Dieu quant au choix de l’état de vie, et une conception déconnectée des Ecritures (psychologisante, magique…) de l’appel et de l’attente de "signes". Or la Parole de Dieu transmise par l’Eglise indique que :
- il n’y a que 2 sortes d’appel : le mariage et la consécration à Dieu dans le célibat (le célibat non choisi n’est pas un appel divin, mais en général une épreuve, qui peut être transformée ensuite par la réponse à l’un des deux appels)
- l’appel divin est une invitation, non une obligation : dans l’Ecriture, l’appel (en hébreu qara) n’est pas un commandement (mitsva ou huq). C’est une proposition, non une volonté extérieure qui te serait imposée. L’appel est une attirance profonde, tout au fond de ton coeur, et la volonté de Dieu, c’est de te laisser le choix entre deux voies bonnes. Ta réponse doit donc être motivée par la liberté de l’Amour le plus profond, non par la contrainte.
- l’appel au mariage et l’appel à la consécration sont tous deux universels. En effet, l’appel divin n’est pas une "révélation" individuelle, ce qui signifierait qu’on pécherait en ne parvenant pas à entendre des "voix", mais un message contenu dans la Parole de Dieu adressée à tous, l’unique Révélation (cf. DV 7, "sans acception de personne" -Dt 10,17). Il relève ainsi de ta responsabilité de choisir entre ces deux appels divins, dans la liberté de l’Amour.
(Rq : l’appel au sacerdoce, lui, n’est pas universel : s’originant dans l’élection des apôtres par le Christ, il diffère des autres appels, tout en étant aussi un genre de consécration, par le rôle de l’Eglise, chargée de reconnaître les aptitudes de celui qui désire ce service et de l’inviter publiquement).
Puisque l’état de vie est non pas la réponse à un commandement, mais le choix libre entre deux appels, ce n’est pas un péché que de répondre à un appel plutôt qu’à l’autre, et cela doit t’ôter définitivement tout sentiment de culpabilité sur ce sujet : quelle que soit ta décision, tu ne pèches pas (1Co 7,28) ; c’est-à-dire que tu ne te trompes pas devant Dieu ! Puisque Jésus n’aura rien à te reprocher sur ce choix, ne te reproche rien non plus. (Preuve liturgique exprimant aussi la réalité de la Foi de l’Eglise : les prêtres bénissent tous les mariages sacramentels et toutes les consécrations -on ne bénirait pas un péché).
Si tu te consacres, tu fais plaisir à Jésus ; si tu te maries, tu fais plaisir à Jésus aussi : dans tous les cas, dès lors que ton intention est bonne (chercher par-dessus tout l’Amour divin), Jésus est content.
Tu as tout ce qu’il faut pour répondre à l’un des deux appels comme à l’autre, et le bon Dieu te rendra très heureux(-se) quelle que soit ta voie. Tu as reçu de nombreux talents, et si tu cherches ainsi, quelle que soit ta voie, à mettre Dieu à la première place, tu es plus radical(e) (au meilleur sens du terme : enraciné(e) -en Dieu) que beaucoup qui n’ont pas même voulu se poser honnêtement la question. Le bon Dieu t’a beaucoup donné et attend beaucoup de toi. Rien ne te manque pour être saint(e) si tu persévères jusqu’à ton dernier jour dans la priorité donnée à "la gloire de Dieu et le salut du monde", comme on dit dans l’"offertoire".
Ta décision dépend de l’ampleur des moyens spirituels que tu désires prendre pour ce but : Jésus te laisse toute liberté de décider jusqu’où tu veux aller dans la manière d’aimer dont Il a aimé
(Distinction de vocabulaire : la vocation est le chemin que Dieu te propose, l’appel est plutôt cette proposition même.)

1.2 Distinction entre les deux appels
- Le mariage (chrétien) est une voie naturelle avec une grâce surnaturelle. C’est un appel universel, depuis la Création (Gn 1,28 ; 2,18) (même les consacrés y sont appelés, mais en le vivant d’une manière spirituelle). C’est la grâce surnaturelle du sacrement qui permettra d’y traverser toutes les difficultés.
- La consécration (au Christ) est une voie surnaturelle avec une grâce surnaturelle. C’est aussi un appel universel, spécialement depuis Jésus-Christ : les conseils évangéliques sont une douce invitation (non une obligation) adressée à tout croyant. Ils sont une voie surnaturelle car on n’y chemine pas en s’appuyant sur ce qui est créé (l’affection d’une famille, la vie dans le monde) mais sur ce qui est incréé (la seule affection du Christ, la vie du Royaume de Dieu). La grâce y est aussi évidemment surnaturelle (1P 5,7b ; bien que la consécration à Dieu n’ait pas canoniquement dans l’Eglise latine le statut de sacrement -contrairement au cas de l’Eglise assyrienne par exemple).
Puisqu’il s’agit d’appels universels, chaque chrétien(-ne) a toutes les aptitudes pour pouvoir répondre à l’un ou l’autre de ces deux appels (sauf handicap physique ou psychologique particulier).

1.3 Le dilemme, et la croix
Tout choix radical implique un certain renoncement et donc une souffrance : il s’agit de renoncer à quelques chose de grande valeur (la consécration ou le mariage). Jésus a peine de ta peine s’il te voit parfois dans l’angoisse, alors qu’Il veut d’abord te rendre heureux(-se) parce qu’Il t’aime à en mourir, quel que soit ton choix. Tu connais sans doute l’histoire de l’âne du philosophe Buridan (+1363) qui dépérit de ne pouvoir choisir entre l’eau et l’avoine. L’issue de ce paradoxe est l’exercice de ta liberté humaine (c’est ce qu’explique Buridan, qui avait pourtant le "défaut" d’être nominaliste, et contrairement à Spinoza bien plus tard).
La Parole de Dieu montre que Dieu respecte parfaitement ta liberté : sauf cas très exceptionnels, à l’intérieur de tout appel à un état de vie, Dieu laisse le choix de la personne à épouser ou de la communauté où entrer.
Toutes les vocations (et les personnes) sont d’abord orientées vers la sainteté de Dieu et égales en dignité : la différence ne réside finalement que dans l’ordre des moyens employés pour cette rencontre avec Dieu.
- Si tu choisis le mariage, le conjoint humain (ayant autant que soi-même droit à l’imperfection) déçoit inévitablement, mais la grâce du sacrement, elle, ne peux pas décevoir ; si tu choisis le mariage, tente de vivre cette voie naturelle (activités, amour humain, éducation…) de la façon la plus surnaturelle possible (avec les fruits de la grâce du sacrement, rendue agissante par la prière du cœur) ; même si cette voie passe par des moyens quotidiens moins directs, les personnes mariées béatifiées/canonisées montrent que certains ont pu aller très loin.
- Si tu choisis la consécration, tu n’auras aucune déception de la part de cet Amour, car il est impossible à Dieu de décevoir. Il est impossible qu’une personne consacrée soit déçue, car son attente n’est pas humaine.
Mais quelle que soit la voie choisie, tu connaîtras à ta mesure la souffrance de ne pas communier encore avec l’Amour absolu (du fait de tes propres imperfections, et dans le mariage en plus, du fait des imperfections et des différences de personnalités du conjoint), mais Dieu donne toujours la grâce de surmonter ces imperfections (1Co 10,13). Il y aura toujours un décalage cause de souffrance, mais la grâce permet de l’accepter et de le surmonter. Qui accepte le Christ pour berger ne peut manquer de rien (cf. Ps 23,1).
Dans les 2 voies, même et surtout à travers les nuits, Dieu te proposera toujours ce dont tu as spirituellement besoin.
Rq : pour te décider en toute liberté, il ne faut pas mélanger les moments : avant le questionnaire de discernement des personnes dans la fiche Fiançailles, la question est d’abord de déterminer ton état de vie, avant de déterminer quelle personne ou quel lieu de consécration.

2. DISCERNE TON APPEL
L’appel est le chemin du plus grand bonheur que Dieu désire te donner et te propose ; comme Dieu habite d’abord ton cœur, il s’agit donc de reconnaître en toi peu à peu ce désir divin ; tu peux partager ce désir car c’est celui qui te rend pleinement libre et heureux. Si tu le recherches, à un moment, le désir de Dieu et ton désir se rejoignent intimement. L’appel n’est pas un fardeau à porter mais le déploiement d’une vie à recevoir.
2.1 Moyens concrets à prendre pour discerner :
(Il s’agit des cinq moyens habituels de la vie spirituelle : cf. fiches ; ne pas laisser un seul de ces moyens de côté) :
- Parole de Dieu (cf. fiche)
C’est le Seigneur qui nous a aimés le premier (1Jn 4,19), c’est Lui qui appelle et nous manifeste cet appel par un désir profond en nos coeurs. Attention, ce qui importe n’est pas tant la lettre d’un passage de la Parole sur lequel tu "tombes", mais l’écho en ton coeur de ce passage.
Recevoir la Parole demande de se former. Lis aussi des vies de saints et laisse-toi toucher car ils sont comme la Parole de Dieu vécue.
- Prière (liturgique et personnelle ; avec le cœur)
En prendre l’habitude et la « tenir » malgré les difficultés rencontrées. Efforce-toi d’adopter un rythme et respecte-le. Il est hautement recommandé de prendre des temps de retraite (une semaine dans une communauté qui prie). Pour entendre l’appel de Dieu et y répondre, il faut une relation vivante et gratuite avec Dieu, ce qui se fait dans la prière. Tu as à devenir un être de prière : il faut aller à l’école de la prière pour apprendre à prier… de la même façon qu’on a besoin d’étudier pour apprendre un métier, une science, une langue, etc.
Tu peux dire à Dieu par exemple : « Seigneur, qu’attends-tu de moi, que veux-tu que je fasse pour toi ? » « Montre moi la route à suivre ! Fais moi connaître ma vocation, celle où je serai le plus heureux et où je pourrai rendre les autres heureux ! »
- Sacrement de l’Eucharistie Recevoir la source et le sommet de la vie chrétienne et de tous les sacrements.
- Sacrement du Pardon
Recevoir la Miséricorde de Dieu. Nul n’est appelé dans une voie parce qu’il y serait humainement (ou moralement) meilleur que d’autres, mais parce que Dieu lui fait miséricorde dans cette voie et que dans cette voie il va transmettre la miséricorde aux autres. Et pour accueillir cette Miséricorde et la transmettre, la première étape est de se reconnaître sans cesse pécheur.
- Accompagnement spirituel et personnel (demande à quelqu’un de formé). Se faire accompagner spirituellement atteste que tu te confies effectivement au Seigneur, par l’Eglise. Mais l’accompagnateur n’est pas celui qui prend les décisions à ta place, il est seulement un témoin qui aide à éclairer le chemin. Personne ne peut te dire à la place de Dieu et à ta place : "c’est ou ce n’est pas ton type d’appel" (en revanche une personne ou un responsable de communauté peut légitimement dire : "je pense que nous ne sommes pas faits l’un pour l’autre").
Rq : Suivre de plus un accompagnement psychologique chrétien en principe ne peut pas faire du mal, mais la décision au fond ne relève pas de ce niveau là, mais de la nature des désirs profonds de ton cœur : la possible souffrance n’est pas psychologique mais spirituelle : tu es devant une oblation, une croix à accepter en te décidant.

2.2 Attitudes pour être en mesure de discerner (conseils…)
- Prends le temps nécessaire pour discerner (ni trop, ni trop peu). Un appel n’est pas un coup de tête ni un coup de coeur, il ne se vérifie que sur la durée : en général il faut qu’il soit perçu de façon stable pendant plusieurs années
- Mets Dieu au centre de ta vie quelle que soit ta vocation : ce qui est premier, c’est que tu choisisses Dieu, et non pas que tu choisisses un état de vie particulier. Cette mise en place progressive, qui distingue bien les étapes et les domaines, peut demander du temps, mais elle permet ensuite de prendre une décision libre et réfléchie.
- Relis ton histoire personnelle, car c’est là que l’appel du Seigneur s’exprime. Partage avec un accompagnateur spirituel d’où tu viens, tous les événements où tu as perçu des signes de l’appel de Dieu, les paroles qui t’ont marquées (ce qui compte n’est pas tant leur contenu que leur écho en ton coeur), quels sont les points forts et les lignes convergentes... Cela permet de distinguer peu à peu la direction du chemin sur lequel le Seigneur t’invite à te rendre de plus en plus disponible.
- Sache prendre de la distance par rapport à la vie que tu as déjà imaginée dans ta tête (mariage, sacerdoce, vie consacrée) afin d’être ouvert et réceptif à ce qui va advenir dans le futur et que tu ne peux pas encore concevoir. C’est la condition pour que tu deviennes toi-même.
Il s’agit d’entrer dans la liberté intérieure, ou "sainte indifférence" : le détachement intérieur par rapport à tous les attachements superficiels qui te feraient louper l’essentiel dans ta vie.
- Enracine-toi comme le Christ s’est enraciné dans l’humanité par son Incarnation... Prends au sérieux ta vie de tous les jours : études, travail, engagements, loisirs, rencontres... Le Seigneur t’y donne chaque jour rendez-vous.
- Prends part personnellement à la vie de l’Eglise (en plus de l’accueil des sacrements) : participation à des groupes de chrétiens, à des services divers. Toute vocation naît et se développe dans l’Eglise. Elle est au service de l’Eglise pour l’annonce de la Bonne Nouvelle au monde. Quelle est ta place dans l’Eglise ? Aimes-tu l’Eglise malgré les défauts de ses membres ? Pose-toi ces questions et vois comment évoluent les réponses que tu lui donnes au cours de ta recherche.
- L’éventualité de devenir prêtre ou religieuse te rend-elle profondément pacifié et heureux(se) ? Si oui, pourquoi ? Si non, pourquoi ?
Dt 30,9 « Car, de nouveau, le Seigneur prendra plaisir à ton bonheur, comme il avait pris plaisir au bonheur de tes pères ».
- Examine ta manière d’être avec ton "proche" prochain. L’appel du Seigneur, s’il t’invite à vivre dans une plus grande intimité avec Lui, te conduit vers les autres et t’ouvre au monde. Ce critère est important pour t’assurer de l’authenticité de ton désir.

2.3 Pose-toi ces questions : écoute ta conscience en toute honnêteté devant Dieu, en chassant toute pensée de peur et tout refoulement (cf. 2Co 10,5).
- Suis-je formé un minimum sur la portée (enjeu, grandeur) du mariage ? fiche Couple - Mariage
- Me suis-je une fois sérieusement posé la question de la consécration ? fiche Vocation consacrée
- Qui est la personne de Dieu pour moi ?
- Quelle est ma raison de vivre ?
- Quel est le but de ma vie, que choisis-je de vivre ?
- Quelles sont mes qualités ?
- Quelles sont mes valeurs ?
- Que m’a apporté ma famille ?
- Qui sont ou ont été mes amis ?
- Quelles sont les qualités de mes « ennemis » ?
- Qu’est-ce qu’au fond j’aime vivre ?
- Où est-ce qu’au fond je me sens vraiment bien ?
- Qu’est-ce que je désire par dessus tout ?
- Que voudrai-je avoir fait à la fin de ma vie ?
- Si je meurs ce soir, que veux-je faire d’ici-là ?

2.4 Courage !
Dieu est fidèle (2Tm 2,13), et quelle que soit ta réponse à son appel, Il continue de t’aimer et de te bénir en te proposant toujours son bonheur, même si celui qui n’a pas pris les moyens d’y répondre aura un chemin bien moins direct pour rencontrer ce bonheur.
Notre appel primordial ici-bas est l’appel à la sainteté, et beaucoup y ont répondu bien que pour des raisons indépendantes de leur volonté ils/elles n’ont pas été en mesure de répondre à l’appel vocationnel -mort du fiancé à la guerre par exemple. Marcel Van était sans doute authentiquement appelé au sacerdoce, mais comme la petite Thérèse le lui annonça, la mort en déportation devait l’en empêcher ; sa vie fut toutefois une réussite extraordinaire, non seulement malgré mais à travers cette épreuve : aujourd’hui le témoignage de sa vie de sainteté touche des centaines de milliers de personnes.

3. Seize OBSTACLES INTERIEURS, fausses pistes ou illusions à éviter....
Rassure-toi, on est rarement menacé par tous en même temps.
- L’impatience : "Mon bac approche ! Il est urgent que je sache ce que je veux faire plus tard de ma vie !" L’impatience est souvent le signe que la maturité est encore insuffisante, et dans tous les cas, elle est mauvaise conseillère.
- Le tourisme spirituel : « Je veux essayer un max de communautés avant de trouver la bonne afin de ne pas me planter ! » Le papillonnage peut durer longtemps si on ne prend pas le temps de répondre à ces deux questions : « Est-ce vraiment le Seigneur qui m’appelle ? » et : « Qu’est-ce que je cherche au juste ? » Ai-je compris que la communauté idéale n’existe pas ? (Avec le Christ, on épouse la sainte Eglise des pécheurs, et pas une communauté, et de la même façon dans le mariage le conjoint idéal n’existe pas. Le seul idéal réel est le Christ.)
- L’idée personnelle appropriée (et fixe) : "Prêtre (ou religieuse), jamais de la vie ! Je veux me marier et avoir des enfants !" Ou : "Je veux devenir prêtre (ou religieuse), c’est maintenant décidé, je ne changerai pas d’avis !" N’envisager qu’une seule vocation et refuser toute autre possibilité doit nous conduire à rechercher les raisons de cet attachement exclusif. On ne peut être libre que lorsqu’on a accepté que toute autre vocation ait été possible et belle si Dieu la voulait pour moi.
- La fuite : "Vivre dans ces églises ringardes et en plus dans la solitude, je trouve ça contre-nature et surhumain, alors je ne peux envisager que la vie conjugale", ou : "Le monde est si mauvais qu’il m’est impossible d’y vivre en chrétien, alors je rentre au monastère ! » La réponse à un appel du Seigneur ne peut pas être motivée d’abord par un rejet, fondée sur une attitude négative. Le Christ en a appelé certains à le suivre jusque dans sa forme de vie : il ne demande rien de surhumain et donne sa grâce surnaturelle. C’est aussi dans ce monde qui est le nôtre que le Fils de Dieu s’est incarné et son appel passe par le même amour que le sien pour le monde à sauver. Si l’appel est authentique, le regard sur le monde est objectif mais rempli de compassion et d’espérance.
- La "glande" : "je laisse venir passivement les évènements et attends de subir les circonstances de la vie pour voir où ça va bien me mener". Or la réponse de l’homme à Dieu est une décision éclairée et libre.
- L’intéressement : "Comme je n’ai pas eu de grande révélation de Dieu m’ordonnant solennellement en présence de ses archanges, et de mon avocat, de tout vendre pour le suivre ou de me marier pour fonder une famille sainte, je vais suivre le simple penchant de ce que j’appelle ma nature », c’est-à-dire en fait les tendances de ma nature blessée par le péché originel. Par exemple : peur de la relation, misogynie ; ou : besoin de relation fusionnelle, simples pulsions sexuelles… Jean-Paul II dit en revanche : "L’homme ne se trouve que dans le don sincère et désintéressé de lui-même."
- La sélection : « Je choisis de devenir prêtre ou religieuse parce que c’est « le plus haut service », « la plus belle vocation ». Or il n’y a pas de vocation supérieure ou meilleure en dignité qu’une autre. La seule chose importante -la plus belle pour moi- est que je suive le Christ sur le chemin où, au fond de mon cœur, je perçois (en général peu à peu) qu’Il m’attire.
- L’émotion seule : « Je suis tombé amoureux de telle personne, ou de telle communauté, j’ai trouvé une paix, … ». Cela ne doit pas m’empêcher de réfléchir : même un homme marié ou un moine consacré depuis longtemps peuvent tomber amoureux de quelqu’un d’autre, ce serait irresponsables de s’imaginer qu’ils sont appelés à tout balancer pour autant… De plus, le péché donne aussi de manière provisoire une fausse tranquillité de la conscience, qui n’est pas la paix du Christ.
- La précipitation : « J’abandonne mes études, je coupe les ponts derrière moi, pour une totale disponibilité à Dieu ! » Or la vie ordinaire est le lieu par excellence pour vérifier aujourd’hui ma réponse à l’appel du Seigneur, et je risque beaucoup de manquer de liberté intérieure en m’engageant à la fin d’abord parce que je n’aurai matériellement plus d’autre possibilité.
- L’attentisme : « Je travaille depuis longtemps mais ne vais pas prendre de risque -pour mes points de retraite- car je n’ai pas de garantie de ne pas me tromper ». La vie chrétienne n’est pas une situation sociale avec la certitude d’acquis terrestres, mais plutôt un saut en parachute, dans la foi en Dieu qui est le bien céleste véritable ; il faut bien sauter un moment avant que l’avion de notre vie perde tout son carburant
- L’autosuffisance : « Je n’ai besoin de personne pour m’aider à découvrir ma vocation : l’Esprit Saint est toujours avec moi ! » Dieu a fondé l’Eglise et a voulu qu’en elle nous ayons besoin les uns des autres. La rencontre au plus intime de soi-même avec Dieu qui m’appelle (une vocation, c’est d’abord cela) demande à être soumise au discernement de l’Eglise.
- L’attente magique du coup de fil divin : « Afin d’être bien sûr(e), j’attends des signes clairs ! »Ce que l’on entend généralement par signes, aujourd’hui, est une intervention divine qui me dise ce que je dois faire. Les seuls signes réels sont ceux que nous apprenons à interpréter : paroles, rencontres, événements, après une prière prolongée ; tout ce qui relève de l’acte et non de l’impression.
- L’aveuglette : « Ma réponse à l’appel du Christ, je ne la connaîtrai vraiment que plus tard : le jour de mon mariage ou le jour de mon ordination ou le jour de mes vœux définitifs » Or mes décisions présentes et les réponses que je donne aujourd’hui préparent et conditionnent celle que j’aurai à donner à ce moment décisif.
- La présomption : « L’expérience de la rencontre du Christ a été bouleversante, mon intelligence a perçu de grandes lumières et mes émotions ont été très fortes ; le désir s’est éveillé, impératif, de consacrer à Dieu immédiatement tout mon être et toute ma vie. J’ai beaucoup reçu, je veux recevoir beaucoup encore, et d’ailleurs Dieu exige beaucoup en retour ». Une conversion récente peut fausser le choix d’une vie consacrée. Or, il faut prendre le temps de laisser l’appel s’enraciner dans la durée.
- L’ affectivité blessée par des événements depuis ma conception peut peser sur l’orientation d’un choix de vie et pas toujours de manière positive. Avant d’entreprendre une recherche, et en tout cas avant de prendre une décision, il est sage et profitable de faire le point sur sa vie affective avec un accompagnateur à la fois authentiquement chrétien et compétent.
- La peur de s’engager : « Je veux rester libre, et d’ailleurs je ne voudrais faire de mal à personne en risquant de rompre mon engagement ». Mais les décisions qui engagent sont les seules à donner la vraie liberté. D’ailleurs sans engagement, pas de don de soi (c’est du prêt dans lequel je garde ma toute-puissance) donc pas de vrai bonheur. Aie confiance en Dieu, qui donne la grâce de la fidélité et emploie tous les moyens humains de cette fidélité, pour accueillir cette grâce.
- La peur en général (des fausses images de Dieu, de vivre, de perdre...), alors que 2Tm 1,7 dit : "Ce n’est pas un esprit de crainte que Dieu nous a donné, mais un Esprit de force, d’amour et de maîtrise de soi." Dieu n’appelle pas des gens capables mais rend capables ceux qu’il appelle.
Dieu ne contraint jamais et ne te demandera jamais trop ! Le Christ n’impose rien mais propose le chemin du plus grand bonheur ! Il frappe à la porte de ton coeur (Ap 3,20), il ne l’enfoncera jamais et ne se fera pas de la place à l’explosif ou au karcher. Il propose une simple rencontre avec Lui ! Il invite ! Quand on accepte de coopérer avec Lui, on peut consentir à perdre un tout petit peu (la vie selon le monde), mais on gagne l’infini avec Lui !

Ressources Ecriture et Tradition sur l’Appel :

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Ressources Ecriture et Tradition sur le Discernement :

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