RENCONTRER DIEU ?
    Laisse-toi aimer et
sauver par Dieu...

    Let God loveU & saveU
    Qui est le Christ pour toi?
    Mène une vie nouvelle!
   
   PRENDS LES MOYENS!
    Parole de Dieu - Bible
    Parole - Les bases
    Parole - Lectio Divina
    TOP 100 - versets
    Paroles de Bénédiction
    Prière
    Prière d'Adoration
    Prière - Oraison
    Prière du coeur
    Prière vs distractions
    Prière: dévotions?
    Prière de délivrance
    Prière pour l'étude
    Prière de repentir
    Pardon de Dieu
    Eucharistie, ouak?
    Eucharistie, ouak? 2
    Eucharistie: préparation-digestion
    Eucharistie fréquente
    Eucharistie Latin-Fr
    Accompagnement
   
  ACTU
    "STARS" chrétiennes
    JP II: saint?
    Ste Faustine-Miséricorde
    VIDEO: LE témoignage
    Paroles du pape
aux Jeunes
    JMJ
    Hymnes JMJ: Panama
    Prière pour les
Musulmans
    Martyrs d'aujourd'hui
    Prière pour l'unité
des Chrétiens
    Prière pour l'étude
    Horoscope chrétien...
 
  FIANCAILLES - COUPLE - AMOUR VRAI
    Adultère - Divorce
- Fidélité
    Chasteté du couple
    Couple - Mariage
    Couple - Dialogue
    Crises du couple
    Fiançailles, ou pipeau?
    Fiançailles
    Fiançailles - comment
    Fiançailles à 3?
    Se fiancer ou cohabiter?
    Prière - renouvellement
    Sexualité
    Sexualité 2
    Sexualité: contraception?
      
  LIENS
 
 

QUI SOMMES-NOUS ?


contact@jesus1.fr
Suivre la vie du site RSS 2.0
   
 

Bible Segond - Recherche:


   
  CALENDRIER liturgique
perpétuel - Lectures des:
  - Dimanches
    - Semaines

    Saints du jour (Nominis)
    Saints orthodoxes
 



Péché, ou bonheur ?

   

Renoncer au péché

Le péché :
Le péché est tout acte produisant un mal (à autrui ou à toi-même), c’est-à-dire s’opposant à l’Amour en Vérité.
On distingue le péché originel (péché personnel historique du premier homme), et nos péchés personnels, mais les 2 ont obscurci notre conscience.
On le caractérise par un objet, une intention, et des circonstances.
Satan tente de faire passer le péché pour une libération, alors qu’il est toujours un asservissement. En ce sens, le péché est la plus grande arnaque dont l’homme ne se soit jamais rendu victime. Une stupidité consentie, et un suicide spirituel à petit feu (et parfois plus rapidement...).
Tout péché est contre-nature, puisqu’il est une offense à l’Amour qui t’a créé et que tu es appelé à exercer à ton tour ; il est donc essentiellement incapable de procurer le moindre vrai bonheur (mais des illusions passagères produites par le ’prince du mensonge’).
Le péché, c’est de prendre pour dieu ce qui ne l’est pas : argent, pouvoir, honneurs, plaisir…, et de se prendre ainsi soi-même pour dieu autosuffisant.

- Effets du péché, quel qu’il soit :
* il te détruit d’abord toi-même, comme un suicide plus ou moins progressif
Tb 12,10 Ceux qui font le péché et le mal se font [d’abord] du tort à eux-mêmes.
Jr 7,19 Est-ce bien moi qu’ils blessent, oracle de YHWH, n’est-ce pas plutôt eux-mêmes pour leur propre honte ?
Pr 5,22 Chacun porte les chaînes de ses fautes.
Isaac le Syrien Sentence CII : Le chien qui lèche une scie boit son propre sang. (Il y trouve une joie mais se détruit).
Il t’asservit : tout premier péché peut être le commencement d’une habitude : un acte initiatique appelant sa propre répétition (avec plus ou moins de variantes). C’est ce qu’on appelle un vice : la conscience est enténébrée et la liberté enchaînée, on n’agit plus selon nos choix profonds mais par inclination au mal, non plus selon notre volonté profonde mais par dépendance. Le péché est donc une dégradation de la dignité humaine.
Il te détourne de ta vocation à la Paix et à la Joie.
P Varillon : Le péché est ce que le Christ ne peut pas diviniser parce que ce n’est pas humanisant. C’est de renoncer à humaniser, c’est ce qui est déshumanisant, en somme, de manquer notre vocation [au bonheur]. C’est parce que certaines choses sont mauvaises que Dieu demande à l’homme de les éviter (et non parce qu’elles nous rendraient semblables à Lui ou nous donneraient Sa connaissance absolue).
* il endommage la communion des saints et la Création entière
Tout péché a une répercussion spirituelle négative sur l’humanité et l’univers entier, en introduisant du mal en obstacle dans la circulation de la grâce divine.
Rm 5,12 Par le péché (de chacun), la mort entre dans le monde.
Rm 8,22 La Création tout entière gémit dans les douleurs de l’enfantement (du pécheur qui refuse de renaître d’en haut, cf. Jn 3,3s)
* il abîme ta relation à Dieu. Ton péché attriste Dieu mais Dieu ne s’éloigne pas du pécheur : c’est ton péché qui te détourne de Lui et t’empêche de recevoir la grâce divine, jusqu’à ce que le pardon obtenu l’efface.

- Besoin de la morale ?
Le péché n’est pas seulement une "infraction au code de la route" pour éviter des dégâts éventuels, c’est d’abord (selon le mot hébreu hett) se tromper de route, de cible, et ainsi manquer le bonheur.
Mais contrairement aux caricatures, le péché est beaucoup moins un interdit qu’on transgresse qu’un acte d’aveuglement qui te détourne de la vie en plénitude à laquelle tu aspires en profondeur.
La morale est un garde-fou naturel donc objectif indiquant à la liberté de chacun la limite entre le vrai bien et son intérêt immédiat et illusoire.
La morale chrétienne n’est donc que morale de bonheur (car non d’obligation ou de perfection, mais de relation filiale avec Dieu) : celui qui fait de l’Evangile une mauvaise nouvelle contredit la Parole de Dieu.
1Jn 5,3 L’amour de Dieu consiste à garder ses commandements, et ses commandements ne sont pas pesants.
Is 5,20 Ils appellent le mal bien et le bien mal.
Rm 7,22 Je me complais dans la loi de Dieu du point de vue de l’homme intérieur ; 23 mais j’aperçois une autre loi dans mes membres qui lutte contre la loi de ma raison et m’enchaîne à la loi du péché qui est dans mes membres.
Si au lieu de suivre la morale de l’Evangile (reçu par les apôtres et l’Eglise), on s’imagine assez intelligent et libre pour se faire sa propre morale individuelle, on aboutit à toutes les illusions et à tous les crimes de l’histoire. Avec en plus la bêtise de ne pas tenir compte des contre-exemples du passé dont on est désormais assez bien informé…
Pie XII 1946 : Le péché de ce siècle est la perte du sens du péché.
JPII 1986 : Cette perte va de pair avec la "perte du sens de Dieu" (sa thèse s’intitulait "Personne et acte" : on ne peut pas dissocier le second de la première).
Dostoïevski : Si Dieu n’existe pas, tout est permis…
Benoît XVI 2007 : Du doute sur la vérité (l’idéologie relativiste se contredit en affirmant qu’il est vrai qu’il n’existe pas de vrai et de faux, soit en affirmant comme vérité qu’on ne peut rien affirmer…) découle le doute moral sur le bien et le mal ("qu’est-ce qu’il y a de mal ?" : je ne perçois plus de repère objectif…) Une approche d’abord technicienne (positiviste) de la vie empêche toute caractérisation de l’être.

- Issue :
Ecouter la Parole de Dieu et son cœur profond.
L’enfant de 3 ans demande souvent à ses parents pourquoi ils lui disent d’avoir certains comportements. De même pour vivre la morale évangélique, il est toujours bon de chercher pourquoi ; l’humble reconnaît que, son intelligence est limitée, mais lorsque tu ne comprends pas bien ou "oublies" de comprendre, il tereste ceci : la confiance totale en l’Amour de Dieu, Commence par contempler comme Il t’a aimé ; et s’il t’invite à diverses vertus, c’est parce que c’est absolument la meilleure voie de bonheur pour chacun !
Evagre, IVè siècle : Reconnaître son péché est le début du salut : j’ai donc besoin de Jésus-Christ -Yeshuah = "sauveur"-.

Les 7 péchés capitaux
Le péché capital est un péché générique (au sens étymologique), un mouvement de l’âme à la base de tout autre péché (comme le tableau des éléments de Mendeleïev en chimie) : il est à la tête (latin caput) d’autres péchés "dérivés".
Il ne faut pas confondre péché capital et péché mortel (c’est-à-dire provoquant la mort de l’âme, cf. Ap 20,6 ; attention : le péché est moins binaire véniel/mortel, que plus ou moins mortel pour l’âme, contrairement au corps qui est soit vivant soit mort).
Cette doctrine des péchés capitaux a été développée dès le IV° siècle dans un milieu monastique (connaissance de la psychologie et volonté d’être plus libre par rapport aux tendances qui habitent les hommes).
On les exprime aujourd’hui ainsi : orgueil, avarice, envie, colère, impureté (luxure), gourmandise, paresse.
Dans la tradition il y en a pratiquement toujours eu 7 (parfois 8 quand on distinguait la vanité -envie de paraître- de l’orgueil -envie de dominer- ; contrairement à la vanité, dans l’orgueil on n’attend rien des autres), évoquant les 7 démons de Marie-Madeleine (Lc 8,2). L’orgueil est le péché capital par excellence.
Les péchés capitaux sont à la tête de péchés dérivés (si l’on évite les péchés capitaux, on évite aussi les autres, et si l’on s’y attaque on fera régresser aussi les autres !)
Ces péchés capitaux sont la recherche d’un but de manière injuste. Ils reposent sur l’attraction d’un objet, un peu comme une faim (par ex dans l’avarice ce qui est recherché c’est la sécurité et la tranquillité grâce aux biens matériels, la personne va mentir, mettre en péril sa droiture et ses relations pour combler ce désir). On sacralise un bien fini en idole, à qui peu à peu on attribue (volontairement ou non) la place de Dieu et dont on devient dépendant, et on la recherche au détriment du prochain. Les péchés capitaux sont les 7 idoles de l’âme.
On cherche soit à obtenir un bien, soit à s’éloigner d’un mal, mais tout cela de manière injuste. Thomas d’Aquin, de Malo : "Tout péché se fonde sur un désir naturel".
Du côté des "biens", il y a 4 péchés capitaux (cf. 1Jn 2,16) :
- le bien de l’âme : désir d’être soi-même sa propre excellence, pouvoir, et d’être aimé. ORGUEIL (et vanité ; contraire au conseil évangélique d’obéissance).
- le bien du corps : concerne non seulement la sexualité, mais aussi la nourriture. GOURMANDISE et LUXURE (contraires au conseil évangélique de chasteté)
- les biens extérieurs : AVARICE (contraire au conseil évangélique de pauvreté)
Alors que dans la consécration de St Louis-Marie Grignion de Montfort : "Tout notre être est fait pour Dieu". Le péché c’est manquer son but. On se met au centre du monde. Les biens matériels prennent la place de Dieu, au moins pour ces 4 péchés capitaux.
Pour les 3 autres péchés on fuit ce que l’on considère comme un mal :
- ACEDIE (ou paresse) : aller vers Dieu c’est exigeant. Dans l’acédie on craint la difficulté sensible, du coup on baisse les bras, on choisit la facilité. Crainte de l’effort
- JALOUSIE : je me sens menacé par le bien du prochain, alors je dénigre.
- COLERE : réaction vive. On réagit contre quelque chose que l’on considère injuste, mais de façon disproportionnée.
D’après les pères de l’Eglise, les péchés capitaux sont des maladies de l’âme (maladie psycho-spiritualo-physique, cf. Etty Hillesum par rapport à un officier de la Gestapo excité)..
Tout homme est habité par une soif d’infini. Augustin : Notre cœur est sans repos tant qu’il ne demeure en Toi.
Or ici nous sommes dans le "fini". Le péché capital est comme un dieu de substitution. (eg : dans la démarche des alcooliques anonymes, à la 2° étape on cherche à reconnaître un absolu qui prendra la place de l’alcool).
Attention, bien que ce soit intimement lié, il faut distinguer (distinction rarement facile à établir) :
* ce qui est d’ordre psychologique : il s’agit de mécanismes de défense, pas des péchés, notre responsabilité n’est pas directement engagée ;
* ce qui d’ordre éthique : là, notre responsabilité libre est engagée. Les péchés capitaux sont du côté éthique. Par exemple la paresse (l’acédie) : on peut avoir des tendances mais aussi une part de responsabilité. Il faut donc savoir distinguer le péché actuel (acte précis que l’on pose) et le péché habituel (disposition à l’acte, vice).
Le péché capital relève souvent du domaine des vices, ie des habitudes de péché. Si on l’entretient, cela devient presque involontaire ; il y a un manque de liberté, on devient prisonnier (eg la luxure peut devenir un pli et devient un esclavage intérieur).
Selon notre caractère, notre personnalité, nous sommes plus ou moins disposés à tel ou tel péché capital. Cela n’enlève pas notre liberté, mais suppose d’être vigilant particulièrement dans les domaine de nos fragilités.
Ces péchés capitaux s’enracinent dans notre tempérament (il y a des terrains plus ou moins favorables) ou sur des blessures rencontrées dans l’enfance. Mais par la grâce, comme il y a toujours une part de volonté, on peut s’en sortir.
Attention, on ne se réduit jamais à son péché.
Les remèdes sont d’abord les 5 moyens habituels de la vie chrétienne (Parole de Dieu, Prière, sacrement du Pardon, Eucharistie, vie dans l’Eglise), et on en indique à chaque fois d’autres spécifiques.

ORGUEIL
L’orgueil a différentes facettes : la volonté de domination, la vanité (gloriole), l’amour propre, la suffisance (arrogance), le mépris, le dédain. C’est l’amour désordonné, démesuré de soi-même (cf Col 2,18).
L’orgueilleux place sa personnalité au centre du monde et même au centre de lui-même. Il se croit supérieur aux autres. Dans la parole de Dieu : Dieu disperse les superbes... Dieu s’oppose aux orgueilleux, mais aux humbles il accorde sa grâce Dieu élève les humbles. "Bienheureux les pauvres de cœur..."
L’amour de soi n’est pas mauvais, au contraire, il faut avoir une estime de soi, il ne faut pas se déprécier !
Critères pour discerner la présence du péché :
- L’orgueilleux vit pour lui (il a évacué Dieu), il agit pour lui (pas pour la gloire de Dieu), il vit par lui, il a du mal à recevoir des autres et de Dieu, il n’a pas tellement besoin des autres. (La sainteté c’est entrer dans une bonne relation avec Dieu et avec les autres)
- L’indépendance. Le curé d’Ars disait que lorsque l’on est orgueilleux, on maîtrise son existence, c’est la suffisance.
- Quelques manifestations : avoir toujours raison, être incapable de demander de l’aide, être trop perfectionniste, ne pas supporter et reconnaître la critique, s’autojustifier (bouder), accuser les autres, faire sentir que l’on côtoie du "beau monde", se mettre en avant, se valoriser...
Remèdes :
1/ Prendre conscience de la gravité de l’orgueil : Dieu a une aversion particulière pour l’orgueil. Attention, on peut vouloir prendre la place de Dieu.
2/ Désirer l’humilité. (Attention, ce n’est pas tomber dans la pusillanimité ; ne pas se rabougrir !) On peut faire de grandes choses dans l’humilité. On accepte des humiliations sans râler, on reconnaît que l’on s’est trompé. Dans notre confession, il est bon de donner des faits précis...
3/ Apprendre à se tourner davantage vers Dieu
4/ Cultiver la discrétion. Apprendre à faire du bien sans que personne ne le sache.
5/ Apprendre à accepter ses émotions. Accepter dans certains cas de pleurer par exemple.
6/ Apprendre à reconnaître ses dettes : on vit aussi par les autres. Sans les autres et sans Dieu on ne serait rien.
7/ Sainte indifférence : Padre Pio n’accordait pas plus d’importance aux compliments qu’aux critiques.
8/ L’humour. Savoir rire de soi. Ne pas se prendre trop au sérieux. (Pascal Ide dit que le salut de l’orgueilleux c’est l’humour (-Hu- de humilité et –Mour- de amour)
Curé d’Ars : L’orgueil c’est comme le sel, on en met partout… L’humilité est aux vertus ce que la chaîne est au chapelet : ôtez l’humilité et toutes les vertus disparaissent, enlevez la chaîne et tous les grains s’échappent.
C’est notre orgueil qui nous empêche de devenir des saints.

GOURMANDISE
Il n’est évidemment pas interdit d’apprécier les bonnes choses : c’est au contraire un péché que de considérer comme mauvais ce que Dieu a créé et jugé bon. Tout dépend de l’usage et de la place qu’on leur donne. Lorsque cet usage est désordonné (j’y cherche une satisfaction absolue ou compensatoire), je détourne ces bonnes choses de leur fin : c’est la définition du péché.
Aspect quantitatif : manger avec excès.
Aspect qualitatif : chipoter sur le goût, la façon dont le plat est trop ou pas assez cuit...
Aspect anti-caritatif : les autres prendront dans le plat ce qui restera après moi...
Aspect cognitif : quelle place la nourriture occupe-t-elle dans mon esprit ?
La gourmandise s’exprime dans d’autres formes d’intempérances : alcool, tabac, lectures…
Les maîtres spirituels expriment que l’excès à table handicape gravement la maîtrise de soi, alourdit non seulement le ventre mais aussi la volonté : la gourmandise fait perdre la liberté et fait ainsi finalement aussi chuter dans la luxure.
Evagre : "la gourmandise est la mère de la luxure".
Remèdes :
1/ Prendre du recul, revisiter ses motivations (mon corps en a-t-il besoin ou est-ce uniquement une envie ?)
Se replacer devant Dieu (benedicite et grâces)
2/ Apprendre à écouter son corps tout entier (ce qui est bon pour lui). Ne pas se laisser guider uniquement par le plaisir, mais décider avant un plat la quantité que je vais prendre.
3/ Regarder la place que cela occupe dans nos paroles. "On prolonge le plaisir par le souvenir et l’anticipation".
4/ Le renoncement (jeûne) en vue d’une certaine liberté. Ce peut être des petites choses à faire régulièrement. Nécessaire pour arriver à une certaine liberté.
5/ La façon d’être à table : je fais attention à mon voisin et le préfère à moi-même.

IMPURETE, LUXURE
Comme en ce qui concerne la gourmandise, il y a un dérèglement, un désordre : la sexualité est détournée de son but (le don) pour devenir captation.
Le plaisir est désordonné quand il est recherché pour lui-même : il est un fruit, non une fin.
L’impureté réduit l’autre à son corps.
Aimer purement, c’est consentir à la distance (au lieu de dominer pour soi-même).
Nombreuses formes : pensée (imaginaire), tromperie, masturbation, pornographie, prostitution…
Remèdes :
1/ La chasteté : maîtrise de sa sexualité. L’alternative est claire : ou l’on commande à ses passions (egkrateia Ga 5,23, fruit de l’Esprit) et on est en paix, où l’on se laisse asservir et on tombe dans la tristesse.
2/ Vouloir combattre, ne pas se laisser démobiliser par les discours d’aujourd’hui. Poser des actes. Avoir clairement à l’esprit ce que je veux vivre dans ma sexualité.
3/ La garde des yeux : éviter certains regards, revues, films... "Dieu a fait les yeux, mais aussi les paupières…"
4/ La garde de la langue : parler avec des termes inspirant le respect
5/ La garde de l’imagination : nous sommes maîtres de nos pensées (2Co 10,5).
6/ La garde du corps : savoir se maîtriser.
7/ L’humilité : Curé d’Ars : "C’est la chaîne qui relie toutes les vertus". Ne pas se croire invincible.
8/ Renoncer dans certaines situations. Fuir pour ne pas succomber.
9/ Garder l’espérance : parce que la sexualité est beaucoup plus maîtrisable qu’on ne le croit.
10/ S’il y a des chutes, savoir se relever et s’en confesser.
Daniel Ange : "Le pire ce n’est pas de déraper, mais de rester dans le fossé".
Antoine de Saint Exupéry résumait en une formule : "Ce qui sauve [ou perd], c’est de faire un pas".

AVARICE
L’orgueil est un amour désordonné de soi, l’avarice en est le mauvais usage. L’argent est bon serviteur mais mauvais maître. 3 aspects :
- attachement du cœur
- cupidité/avidité (pleon-exia -avoir rempli- désir d’acquérir sans cesse de nouveaux biens)
- manque de générosité (opiniâtreté dans la possession)
"Enfants" de l’avarice : insensibilité du cœur (mauvais riche Lc 16), inquiétude dans la possession (greniers apotheke Lc 12,8), violence dans l’appropriation, vol / trahison.
L’avare est riche de toutes sortes de "biens" périssables, mais misérable en confiance en Dieu et en biens éternels. La question de l’argent touche à notre sécurité. L’avarice c’est mettre notre sécurité là où il ne faut pas (dans l’argent et pas tellement en Dieu).
Pascal Ide conseille de regarder si cela occupe beaucoup notre esprit ou nos paroles. Le critère de l’avarice c’est l’insatisfaction continuelle de ce dont on dispose.
Jean Pliya propose trois tests pratiques pour vérifier si l’argent ne domine pas nos pensées : passe-t-on beaucoup de temps à comparer les prix, comment est-ce que je réagis quand je me fais "voler" par un commerçant, ou quand je repère un article acheté récemment moins cher ailleurs ?
L’argent tend à devenir une finalité alors que c’est un moyen. Moyen au service de la relation, pas un but en soi. Ce qui est répréhensible c’est de mal en user, pas d’en avoir.
Remèdes :
1/ Se rappeler l’origine et la finalité des biens que nous avons.
Curé d’Ars : "L’avare est comme le pourceau qui mange des glands sans lever la tête pour voir d’où ils viennent [ni où il va]". Jean Chrysostome compare l’avare à l’araignée travaillant sans fin dans la poussière des greniers pour attraper ses proies, et Philippe Néri à la taupe creusant et entassant sans cesse des réserves sous terre.
Dans la doctrine sociale de l’Eglise la propriété privée existe mais ne prévaut jamais sur l’impératif absolu de la charité : nous ne sommes qu’intendants de biens prêtés par Dieu.
2/ Pratiquer les vertus contraires : donner particulièrement aux démunis, sans retour, sans retard, et sans restriction. La nature des vrais biens est de répandre le bien.
3/ Grandir dans la foi en la Providence : où met-on notre sécurité ? En Dieu ou dans des biens matériels ? Ce n’est pas de l’imprévoyance : il est normal, par exemple, d’économiser pour les études des enfants... mais cela n’empêche pas de se remettre entre les mains de Dieu.

ENVIE, JALOUSIE
Sg 2,24 C’est par l’envie du diable que la mort est entrée dans le monde ils en font l’expérience, ceux qui lui appartiennent !
On peut éventuellement faire cette distinction : la jalousie a pour objet plutôt les personnes (s’attrister du bonheur de quelqu’un), et l’envie plutôt les choses, avec aussi une dimension négative (se réjouir d’un mal qui arrive à autrui).
La jalousie (comme l’envie), c’est prendre conscience qu’il me manque quelque chose.
On ne s’en vante pas.
On peut être jaloux quand on ne s’estime pas assez.
C’est très proche d’un sentiment.
"Enfants" de la jalousie malveillance, dénigrement, satisfaction devant la difficulté de l’autre, déception devant la réussite de l’autre, haine.
Dans la Bible on trouve beaucoup d’exemples : Caïn, Saül, Hérode tuent par jalousie.
On trouve aussi des exemples de personnes qui ne se laissent pas entraîner dans ce sentiment de jalousie : Moïse, les disciples de Jean-Baptiste.
Symptômes de la jalousie : Quand quelqu’un est heureux, on n’arrive pas à s’en réjouir.
Le jaloux est captatif, exclusif dans sa relation.
Il a besoin d’être préféré.
Il est plus dans la critique que dans la louange vis-à-vis des autres.
Remèdes :
1/ Reconnaître sa jalousie
2/ Fuir les comparaisons
3/ Reconnaître ses propres qualités, les mettre en œuvre
4/ Accepter de ne pas être parfait
5/ S’efforcer d’être plus dans le registre de la louange que dans celui de la plainte, de la critique
6/ Tout accepter de Dieu avec reconnaissance (et détachement ou sainte indifférence)
7/ Se faire aider pour sortir de certaines ornières
2Co 6,10 Ils nous considèrent comme gens de rien mais nous possédons tout ! 
 Augustin : Si l’amour habite ton cœur, tout est à toi !
Nous sommes milliardaires spirituels.
Mechtilde de Hackeborn Le Livre de la grâce divine :

COLERE
Deux sortes de colère :
- le zèle pour Dieu : Mt 11,12 Le Royaume des Cieux souffre violence, et des violents s’en emparent. Cf Jn 3, purification du temple : fermeté contre le péché, passion ordonnée pour la justice.
St Jean-Chrysostome : "Celui qui ne se met pas en colère quand il y a une cause pour le faire commet un péché" !
3 conditions pour qu’une colère soit juste : l’objet doit être juste, l’intention doit être droite (pas de vengeance), la réaction doit être mesurée, proportionnée.
- mécontentement violent agressif envers le prochain
Jb 5,2 En vérité, la colère fait mourir l’insensé et la jalousie fait périr le sot.
Raisons de la colère : fait de se sentir agressé, déception, résistance (l’aspirateur ou l’ordinateur nous résiste…), altérité (le fait d’être autre). La première source de colère : l’autre résiste à notre volonté, y compris Dieu.
"Enfants" de la colère : jugement intérieur (3/4 de nos paroles intérieures sont des jugements), médisance, péchés en acte (le rouleau à pâtisserie…)
Remèdes :
1/ Prendre du recul : Curé d’Ars : "Eloignez-vous de l’objet qui excite votre colère".
2/ Ne pas fuir (refoule, évite la charité et la croissance)
3/ Se mettre à la place de l’autre
4/ Exercer sa patience
5/ Apprendre à renoncer au perfectionnisme
6/ Renoncer aux excitants (café…), au bruit (musique forte)
7/ L’humilité
8/ Un accompagnement : regarder les blessures du passé
9/ Le pardon : c’est le premier des remèdes !
Ep 4,26-32 Que le soleil ne se couche pas sur votre colère... montrez-vous au contraire compatissants pour les autres...
St François de Sales : "Les colères contre soi tendent à l’orgueil et n’ont d’origine que les blessures du passé".

ACEDIE (paresse)
Paresse dans la relation à Dieu, assoupissement spirituel, démon de midi (Jn 4), fatigue de l’âme, anorexie spirituelle, dégoût des choses de Dieu, envie d’aller voir ailleurs : tristesse de l’âme qui démobilise. L’acédiaque regrette l’engagement pris (l’acédie s’attaque aux choix définitifs : mariage, sacerdoce, vœux religieux… C’est un démon de la maturité ; eg Gethsémani). L’acédie s’attaque à l’espérance, et à la charité (refus de la communion fraternelle).
Dégoût de l’action, alors que le bonheur est un acte (connaissance et amour sont des actes).
Symptômes :
Lassitude chronique, mollesse spirituelle : par exemple remettre la prière à plus tard, quand on aura le temps, détente immesurée : "De toute façon je suis déjà en présence de Dieu, je prie dans ma voiture, c’est plus utile de se dépenser dans l’action..."
Procrastination (remise à plus tard de ce qu’on devrait et pourrait faire aujourd’hui).
Eloignement progressif du devoir d’état (dispersion).
Manque de persévérance, impatience : vouloir tout, tout de suite et toujours plus vite...
Instabilité, recherche de la nouveauté, envie de changer...
Activisme. L’acédiaque peut s’agiter en tout sens, sauf dans le bon !
Dispersion : on fait des tas de choses en oubliant le nécessaire.
Compensations : il y a un vide intérieur dans l’acédie, on essaie de le remplir (internet, TV, nourriture, voyages...)
Remèdes :
1/ Redécouvrir la prière
2/ Ne pas attendre de retrouver le goût de l’oraison pour commencer à prier
3/ Vivre l’instant présent. Ne pas changer de cap. Persévérer dans la ligne fixée. On pourrait penser qu’un changement extérieur provoquerait un changement intérieur, mais le changement ne résout pas tout.
4/ Arrêter de laisser les événements décider à notre place : faux recours à la Providence. La providence n’exclut pas qu’on ait des décisions ou des initiatives à prendre.
5/ Ne pas fuir dans le sommeil
6/ Combattre l’oisiveté (mère de tous les vices). D’où l’importance du travail chez les moines par exemple.
7/ Persévérer
Bhx Jean XXIII, Journal de l’âme : "Je dois faire chaque chose, réciter chaque prière, observer chaque règle, comme si je n’avais rien d’autre à faire ; comme si le Seigneur m’avait mis au monde uniquement pour bien faire cette action et qu’à son bon accomplissement était attachée ma sanctification, sans tenir compte de ce qui précède ou de ce qui suit."
"Si ce démon n’est suivi immédiatement d’aucun autre, la paix vient habiter l’âme."
Jr 2,19 ta révolte t’instruira.
Mt 12,31-32 : blasphème contre l’Esprit // 1Jn 5,16 péché conduisant à la mort Orgueil, désespoir, refus de la miséricorde de Dieu.

(redéveloppé à partir de serviteurs.org)

Ressources Ecritures et Tradition sur le péché :

Word - 99 ko



   
  FORMATION - RESSOURCES SPI
    Abandon à Dieu -Confiance
    Amour de Dieu pour toi
    Amoureux?
    Anges Gardiens
    Anthropologie chrétienne
    Apologétique biblique
    Apparitions: que sont-ce?
    Argent et Dieu
    Art et Foi
    Avent
    Baptême: en vivre.
    Bonheur et Joie
    Carême
    Charité: priorité
    Chasteté, et quoi encore?
    Chasteté vs pornographie
    Christ prophétisé 300*
    Coeur de Jésus
    Combat spirituel
    Combat: prière
    Conciles vs hérésies
    Connaissance de Dieu
    Conscience: écoute-la!
    Corps
    Dîme
    Discerne ton appel
    Dogme = arnaque?
    Douceur vs colère
    Eglise: aime-la!
    Esprit - prières
    Esprit Saint: ton Dieu
    Esprit Saint: charismes
    Evangélise-Action
    Evangiles intro
    Foi
    Foi: checklist
    Foi et Raison
    Foi vs 28 objections
    Humilité
    Incarnation - adorer Jésus
    Jeûne: accueille Dieu
    Jokes
    Liturgie - prière
    Marie
    Marie: Consacre-toi!
    Marie Immaculée ou pas?
    Marie - Le chapelet
    Marie Médiatrice ?
    Marie Mère de Dieu
    Marie - prières
    Marie - titres
    Marie Vierge
    Miracles
    Miséricorde
    Miséricorde: checklist
    Paix du cœur
    Paraboles et discours
    Paul
    Paul - Chrono
    Péché, ou bonheur?
    Pères de l'Eglise
    Prière: positions
    Pureté
    Purgatoire
    Relation humaine
    Repentir joyeux
    Repentir - prières
    Responsable-chrétien
    Résurrection du Christ
    Sainteté pour tous
    Scientifiques chrétiens
    Sectes
    Signe de Croix: sens
    Silence pour aimer
    Statues et images?
    Théocentrisme
    Trinité
    Vérité
    Vie
    Vocation consacrée
    Yoga: prudence...
 

 

 

  ESPAÑOL
    Abandono a Dios
    Alegría cristiana
    Armas del Cristiano
    Combate espiritual
    Espíritu Santo
    Eucaristía
    Palabra de Dios
    Paz del corazon
    Resurección de Cristo
    Señal de la cruz

 

 

 

© Copyrights Jesus1.fr 2007 - Tous droits réservés