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Sexualité : contraception ?

   

Contraception Manipulation

Pas besoin d’être chrétien-ne-s pour comprendre les effets nocifs de la contraception et percevoir l’immense passif du bilan de son usage massif.
Elevée en emblème du "féminisme" dans les années 1960, la contraception, dont la charge ne repose que sur les épaules de la femme, a souvent fini par faire de cette dernière un objet disponible aux pulsions masculines, perçues comme sans conséquences (cad sans engagement et responsabilité).
La véritable "libération sexuelle" n’est pas le vagabondage génital "sans conséquence", mais le mariage responsable qui inclue la connaissance de soi (avec les méthodes d’observation du XXIè siècle) et l’écoute mutuelle : la succession des périodes de fécondité et infécondité permet de vivre chaque mois, et pendant toute la vie, l’ "interdit" du temps de la première fréquentation et des fiançailles, celui de la plus grande croissance du désir sexuel et donc du plaisir et de la joie maximales ! Ce qui prévient efficacement la lassitude d’une consommation qui autrement serait instantanée et systématique, comme simplement mécanique. cf. Thérèse Hargot, sexologue).
La contraception ne relève en rien de la santé ou d’un médicament servant à soigner une pathologie : il s’agit au contraire de l’apport d’une puissante substance chimique artificielle externe -l’hormone de synthèse, que la nature ne peut pas dégrader même une fois rejetée dans le cycle de l’eau- sans que le corps féminin en ait en lui-même le moindre besoin, avec des effets secondaires importants contre la santé ; elle ne contribue pas à l’épanouissement de la femme et du couple, mais constitue au contraire une perturbation de l’équilibre sexuel (en bloquant totalement -en principe- le processus naturel de l’ovulation et donc en nivelant par le bas et chimiquement tout désir sexuel) et en ce sens réalise une castration à la fois chimique et symbolique de la femme, en plus de devenir une affaire extrêmement lucrative de centaines de milliards d’Euros, et d’aboutir à une catastrophe écologique dont on commence un peu à prendre conscience.
La séparation absolue entre sexualité et conception est à l’origine des problèmes successifs d’avortement (en théorie la technique est fiable, mais en pratique d’autres facteurs interviennent, en sorte que la plupart des grossesses non désirées et avortements ont lieu dans des couples utilisant pourtant la pilule), pma/gpa, explosion des divorces, isolement des générations anciennes, suicide démographique,…
Le concept postmoderne de "droits reproductifs" est une manipulation totalitaire du langage et une escroquerie idéologique, puisque le but dans 99% des cas est d’empêcher à tout prix la reproduction naturelle. (De telles manipulations des mots ont été observées dans toutes les systèmes totalitaires récents et sont le principe des slogans "IVG", "pro-choix", "mon corps m’appartient", "disposer" de son corps", "mon corps-mon choix", "mariage" homosexuel, mourir "dans la dignité", "haine" de la femme, courants "rétrogrades, obscurantistes et nauséabonds",…)

S’appuyant tout d’abord sur ces raisons naturelles, l’Eglise a dès les débuts de la société individualiste postmoderne mis en garde contre la contraception, mais plus instruits par la facilité de l’esprit du monde que par une formation humaine, biblique et théologique exigeante, des masses de baptisés ont préféré recourir aux "grands" laboratoires.
La légitimité de l’Eglise sur ces questions vient de ce qu’elle n’est évidemment pas constituée du seul clergé, mais constitue l’ensemble du peuple chrétien : elle ne repose pas sur une ou quelques expériences individuelles de couple mais sur l’expérience de plusieurs millions de couples depuis plus de 2 000 ans. Elle a la beauté d’une jeune femme, la fécondité d’une mère, la sagesse d’une grand-mère et tout l’Amour des trois à la fois. Sa morale ne cherche pas à imposer quelque norme que ce soit mais à proposer la maximisation du bonheur. Elle reconnaît et encourage la régulation responsable des naissances comme besoin légitime des familles, elle promeut la famille dans toute les dimensions de la personne humaine : physiques, psycho-affectives, économiques, spirituelles…
Les fondements de la position de l’Eglise en matière de contraception sont largement ignorés ; pourtant, que d’enjeux humains et spirituels !
"Qu’as-tu que tu n’aies reçu ?" (1Co 4,7). La sexualité est un des plus beaux dons que tu aies reçus de Dieu, et par ses dons Dieu nous invite non à l’appropriation égocentrique mais à la responsabilité.
Mt 5,28 "Quiconque regarde une femme pour la convoiter..." JP II : Ce verset désigne aussi les conjoints mariés entre eux... Un couple qui affirme ne pas pouvoir pratiquer la continence en temps opportun peut se demander sérieusement s’il n’a pas confondu, peut-être involontairement, l’amour avec sa contrefaçon, la concupiscence...
L’intention de cette régulation naturelle des naissances (RNN), doit être le désir premier de demeurer dans la vocation du mariage chrétien, dans la volonté de Dieu et le désir désintéressé d’être de bons époux et parents. L’être humain fait pour la communion porte en lui une liberté, et n’a pas à être réduit à des instincts comme un animal qu’on stériliserait même temporairement parce qu’on n’a pas d’autre moyen de contrôler ses instincts.
On ne peut évaluer et comparer des actes que sur une partie de leurs intentions, à savoir suspendre pour un temps la conception tout en vivant et fortifiant l’unité du lien du couple, il faut tenir compte aussi des moyens employés à cette fin.
Vatican II GS 51,4 : Que tous sachent bien que la vie humaine et la charge de la transmettre ne se limitent pas aux horizons de ce monde et n’y trouvent ni leur pleine dimension, ni leur plein sens, mais qu’elles sont toujours à mettre en référence avec la destinée éternelle des hommes.

Dans la RNN, on choisit librement de s’abstenir de rapports sexuels pendant les périodes de fertilité de l’épouse, en coopérant avec les cycles naturels de son corps.

Dans la contraception, on introduit un artifice technique ou chimique visant à empêcher de manière absolue ce cycle naturel de se produire, et finalement supprimant (même temporairement) ce don de la possible fécondité.

L’attente fait grandir le désir, et par conséquent le plaisir et la joie des cœurs.
L’attente ne tue pas mais fait grandir l’amour ; en quelque sorte comme de courtes nouvelles fiançailles.

Le blocage continuel de l’ovulation réduit continuellement aussi le désir féminin.
Etre en permanence en mesure d’avoir des rapports sexuels sans conséquence finit parfois par transformer celles-ci en habitude mécanique, automatique, irréfléchie (ou routine) et en un droit de l’un sur l’autre.

Dans la RNN, on regarde la fécondité comme un don reçu, dont on rend grâce et que l’on garde précieusement et de façon responsable pour le temps opportun.

Dans la contraception, on rejette (même provisoirement) ce don même de la faculté de donner la vie, et on tend à se focaliser sur le désir sexuel immédiat, sans accueillir la dignité de co-créateurs avec Dieu.

Dans la RNN, on grandit en écoute, connaissance de soi et de l’autre, respect, maîtrisede soi et confiance, en considérant l’autre pour toute sa personne et coopérant avec Dieu. Les méthodes naturelles aident à aimer l’autre davantage pour ce qu’il/elle est, que pour le plaisir qu’elle/il peut me donner.
L’observation et la bonne connaissance personnalisée du fonctionnement biologique du corps féminin permise par la RNN aide grandement aussi les couples cherchant à avoir des enfants un moment voulu à maximiser leurs chances de devenir parents.

Dans la contraception, on peut vivre le désir sexuel davantage comme un caprice, sans trop de regard pour la tempérance et la force (Sg 8,7) ni pour l’intention et la place de Dieu, ce qui produit souvent amertume, ressentiment, et distance entre les époux : l’autre tend davantage à être vu comme un objet de plaisir égoïste (chosification mutuelle) ; la sexualité peut alors prendre une place excessivement dominante dans la relation entre les 2 personnes, en tendant à séparer la valeur sexuelle que le conjoint a pour moi de sa valeur intrinsèque et intégrale comme personne humaine. Un conjoint (en général la femme) peut avoir le sentiment d’être utilisé par l’autre quand il veut, sans la moindre conséquence pour lui ; et l’autre conjoint peut se sentir mal aimé du fait du manque de réceptivité du premier, qui va se montrer de plus en plus distant.

Dans la RNN, l’homme et la femme ont leur part (observation, écoute, retenue temporaire…) dans le respect des cycles naturels.

La contraception est inégalitaire et déresponsabilise l’homme : seule la femme porte le fardeau du traitement (ingestion absolument quotidienne d’une substance chimique alors qu’elle est en bonne santé) et sa responsabilité.

Dans la RNN, on peut se donner totalement l’un à l’autre dans des intervalles réguliers.

Dans la contraception, on se donne à tout moment certes mais imparfaitement en rejetant radicalement une partie de notre nature, et finalement, imparfaitement aussi dans nos émotions (psycho-affectivité) et notre spiritualité (on exclut la volonté naturelle de Dieu, donc Dieu lui-même).

La RNN permet un langage de vérité et une communication bien plus honnête, profonde et productive dans l’amour conjugal, avec toutes ses expressions variées (générosité).

La contraception n’empêche certes pas le dialogue des mots mais l’interrompt très rapidement par le simple langage physique, résulte en une communication plus restrictive, et inhibe le don complet de soi par les moyens techniques (affection hégémoniquement sexuelle).

Les couples vivant la RNN vivent dans le défi très motivant de grandir l’un avec l’autre dans la recherche de la maîtrise de soi (don de l’Esprit, Ga 2,23) et de la chasteté.

Les couples vivant la contraception risquent davantage de se laisser manipuler par leur passions et non par la grâce, et de se laisser alors entraîner jusque dans la fornication (au sens large, manque de chasteté y compris dans le couple) et l’adultère.

La RNN préserve ainsi finalement non seulement la faculté de fécondité mais favorise aussi tous les autres biens du mariage : unicité, indissolubilité, fidélité.

La contraception tend en revanche à pousser les personnes vers une fermeture radicale à la vie et l’égoïsme.

La RNN est finalement un art de vivre et d’aimer, un chemin de libération et de paix, vers une vie en plénitude.

La contraception est un artifice ajouté de l’extérieur dans une relation, et qui s’achève généralement en frustration existentielle.
Il semble juste de tenir compte aussi du fait que la troisième génération de pilule "contraceptive" est à la fois antiovulante et antinidatoire, donc éventuellement abortive (de même pour le stérilet, et dans tous les cas pour la ligature des trompes).

La RNN s’insère dans un respect intégral de la Création.

La contraception augmente de 65% le risque de cancer du sein et de 30% les risques d’accidents thromboemboliques, augmente les risques d’infections sexuelles, de stérilité, de douleurs, troubles hémorragiques, troubles ORL, troubles neurologiques, paralysies, douleurs mammaires, ablations de l’utérus après perforation par implants contraceptifs définitifs (cf. ici, et pour le stérilet hormonal : vertiges, baisse de la libido, perte de cheveux, pilosité et taches sur le visage, spasmes, crises d’angoisse..., cf. ici), acné, migraines, nausées, changements d’humeur et dépression (cf. Journal of American Medical Association 2017, et infra) et rejette massivement des oestrogènes ou molécules progestatives dans les cours d’eau stérilisant parfois 20% des espèces qui y vivent.


Voici pour mieux comprendre 5 questions à se poser.

1. Qu’est-ce que l’amour conjugal ?
Amour conjugal, sexualité et fécondité sont intrinsèquement liés, et ce qui les relie est l’Amour de Dieu, qui par nature est fécond ! C’est parce qu’elle rappelait ce lien fondamental que l’encyclique du Bienheureux Paul VI "Humanae Vitae", (25 juillet 1968) fut trouvée scandaleuse par l’esprit du monde et dédaignée.
C’est d’abord dans le cœur même de Dieu que ces trois aspects sont liés. La fécondité est dans toute notre vie. Le magistère de l’Eglise n’enseigne nulle part que tout acte sexuel doit être vécu avec le premier et unique but d’engendrer un enfant, car la fécondité n’est pas l’unique finalité du mariage. Mais la sexualité, signe de l’amour, est au moins appelée à ne pas exclure absolument la fécondité, à être ouverte à ce qui la dépasse, à Celui qui l’a créée et dont elle dépend, et donc à quelque chose de plus grand qui est l’accueil de la fécondité, la possibilité de la vie. La fécondité est liée au bien des époux et se trouve être l’expression de leur amour conjugal. Cet amour, pour exister en vérité, ne peut pas être radicalement séparé de la vie (l’amour porte en soi la vie).
Ce n’est pas notre subjectivité qui peut décider du bien fondé d’un acte ! On nie alors l’existence objective du sens de l’amour conjugal qui ne dépend pas de l’intentionnalité des époux. En cassant le lien entre amour conjugal et fécondité c’est l’amour conjugal qui finalement est atteint...

2. Paternité et maternité responsable ?
On parle de paternité et maternité responsable en donnant la vie et une vie faite pour Dieu. Le couple est chargé de transmettre le mystère de la personne et communiquer cet Amour de Dieu. Dieu est le Dieu des vivants !
Au-delà de l’intention subjective du couple il y a objectivement le fait que la relation conjugale est faite pour la vie. Tout moyen a une portée morale et spirituelle sur l’acte que l’on pose, et il y a des moyens qui respectent la nature de l’acte conjugal. Il est bon de prendre en compte à la fois la finalité, l’intention et le moyen ; la fin ne justifie pas les moyens ! C’est un travail de volonté et d’intelligence. Il y a des raisons objectives de ne plus avoir d’enfants : fatigue, grossesses rapprochées, situation financière...
La contraception, en niant le rythme de vie du corps de la femme porte atteinte à la signification de la sexualité, et finalement, à l’Amour même au sein du couple.
Il y a plusieurs sortes de contraception : mécaniques (retrait, coït interrompu...) et chimiques (spermicide, pilule...) Quant à la méthode naturelle, chacun a à tenir compte de l’évaluation morale de l’acte car il peut servir également de méthode contraceptive ! Or le fait de refuser la contraception ne consiste pas à refuser la maîtrise de la fécondité mais est un appel à écouter les moyens que la nature met au service de cette fécondité : ou bien l’homme fait sa propre loi, ou bien il se met à l’écoute de quelque chose voire de Quelqu’un qui nous dépasse. Au fond, nous n’accueillons pas cette vie, on veut plutôt diriger la création.
Dans la mentalité contraceptive il y a le fait de dire que c’est l’être humain qui établit toutes les normes (de plus il y a un enjeu économique énorme des moyens contraceptifs), alors que dans l’accueil du cycle, ce n’est pas moi qui émet la règle.

3. Jouissance conjugale sans contrainte, sans limite, et sans conséquences ?
A l’écoute de quelque chose qui ne dépend pas de moi !
Voici quelques statistiques communes sur la vie matrimoniale en France au début du troisième millénaire :
- 3% de pratique religieuse chez les catholiques
- 95% de femmes sous contraception
- 220 000 avortements par an (et 95% des enfants diagnostiqués comme porteurs de handicaps sont avortés, de façon "thérapeutique", c’est-à-dire par sélection eugénique)
- 40% de divorces
- sur 100 grossesses non désirées, 12 sont survenues alors qu’un préservatif avait été utilisé, et sur 100 rapports sexuels avec préservatif, 3 aboutissent à une grossesse non désirée (Bordas 2007 ; en 2007 en Australie, 60 % des grossesses non désirées se sont produites malgré l’emploi de moyens contraceptifs ou de préservatifs).
- la promotion de la pilule du lendemain, en donnant une illusoire sécurité psychologique, a encore accru le nombre d’avortements. Or, lorsqu’elle n’empêche pas la conception, elle empêche la grossesse (c’est-à-dire la nidation et croissance de l’embryon ; dans ce cas, ne dissimulons pas la vérité avec des mots pour nous voiler la conscience : ce n’est certainement pas un contraceptif mais un abortif ; rationnellement, le fait que l’oeuf fécondé ne soit pas viable de lui-même est incapable de déterminer ou non la nature humaine de cette vie et son droit à être préservée ou supprimée ; la vie humaine a sa valeur indépendamment de la dépendance vis-à-vis d’une autre personne).
En la voyant comme un strict besoin physiologique ou même simplement affectif, nous perdons le sens de la sexualité.
        L’exercice de la sexualité a été réduit de l’acte humain à un acte simplement biologique ou psycho-affectif ; or ce n’est pas un besoin mais bien l’expression du don total de soi-même à un autre ; autrement, même si on l’ignore, au fond on se ment à soi-même et on ment à l’autre. La sexualité ayant une valeur morale profonde en chacun, cette "libération" sexuelle est comme une revanche face au puritanisme : à la soumission à l’autre, je préfère l’autoréalisation alors que la juste mesure est la communion. Comme l’enfant qui n’accepte pas la frustration de la limite, l’acte est coupé de toute dimension spirituelle, ce qui engendre la perte du sens du corps. La conception même d’un être nouveau est vue comme un acte purement "humain" sans aucune dimension transcendante ; je peux donc l’éliminer. Dans l’union des époux, c’est le vrai bien de la personne qui est en jeu, ainsi que le bien du couple évidemment. Dans la relation sous contraception, dite "protégée", les époux se sentent menacés par la vie ; or en maîtrisant la vie on la tue ! Il y a une grande différence entre un acte en période inféconde et un acte sous contraceptif. En effet, dans toute relation sexuelle des époux, il y a de la part du Seigneur un désir de Vie et toute l’union des époux est faite pour la Vie et non pas seulement quand la femme est féconde. Quand on est à l’écoute de son corps et donc de la nature, on apprend à respecter quelque chose qui ne dépend ni de l’un ni de l’autre (le cycle de la nature). Le lien conjugal est atteint sous contraception : comme on n’ apprend pas à être à l’écoute de la nature, on ne s’écoute que soi-même, et ce subjectivisme entrera en jeu dans toute la relation. Pour préserver le lien conjugal, il faut à l’inverse apprendre à être objectif. On tombe dans l’individualisme au lieu de vivre d’abord le don.
La dissociation radicale entre sexualité et procréation non seulement ne libère pas la femme, mais la réduit finalement (et l’homme aussi) à sa simple génitalité (je peux me servir de l’autre sans avoir à assumer la moindre responsabilité ; donc ultimement, je peux même l’assujettir, le chosifier en simple objet pour mon plaisir).
        Même sans croire en Dieu, de nombreux couples ont compris que ces questions importantes représentent un enjeu considérable d’"écologie humaine" ; ces questions ayant des implications fondamentales pour leur Amour (et au delà : toute la Création !), ils reviennent aux méthodes de régulation naturelle. On achète de la nourriture bio (produits d’origine animale) pour éviter les hormones, mais on bourre directement l’organisme de ces hormones !
L’usage des moyens artificiels a dans certains cas nui à la santé des corps (ces produits n’allant pas dans le sens de la nature constituent d’abord un business colossal : en 2005, le Centre International de Recherche sur le Cancer -Circ, OMS- a démontré que les contraceptifs oestro-progestatifs sont des cancérigènes du groupe 1 -niveau de preuve le plus important : "Risque thrombo-embolique veineux -phlébites, embolie pulmonaire- et artériel -AVC, infarctus-,... risque accru de certains cancers -sein, col de l’utérus et foie-", stockage dans les graisses et atteinte du foetus après l’arrêt ; il s’agit d’un des principaux perturbateurs endocriniens), et a bien souvent provoqué une dissociation radicale de l’acte sexuel et du sentiment : on joue avec les sentiments (un partenaire abuse ainsi facilement l’autre), ou du moins on les dévalorise (on couche ensemble même si humainement notre relation n’est pas clarifiée, on veut s’éviter ce travail de clarification - jusqu’où nous aimons nous vraiment), on veut par commodité se faire croire que l’acte sexuel a le moins de conséquence et de portée possible ; et ainsi on dévalorise, dénature, banalise et appauvrit la relation sexuelle, en aboutissant à une régression inédite des rapports entre l’homme et la femme à la simple corporéité.
Autre conséquence directe de cette dissociation : les idéologues "gays" ne demandent plus seulement l’acceptation d’une tendance, mais l’approbation et même l’anoblissement d’une pratique naturellement et socialement stérile de péché.
Enfin, une étude réalisée sur plus d’un million de femmes et publiée en 2016 montre que l’emploi régulier de tout moyen de contraception est corrélé à une hausse des dépressions, avec dans certains cas jusqu’à 2,2 fois plus de fréquence que pour les femmes sans contraception, et cela malgré des traitements supplémentaires anti-dépressifs.

4. L’homme est-il dieu ou créature ?
Nous sommes dans une société où il nous faut tout contrôler et atteindre le risque zéro : rien ne doit nous échapper. Mais dans la relation conjugale, la négation de la fécondité fait que le lien conjugal est atteint et entraîne divisions et souffrances.
Le respect du cycle de la femme provoque le dialogue matrimonial. Sous mode contraceptif on ne pense plus en fonction de la vie ni de quelque chose de plus grand que nous ; or nous sommes serviteurs de la vie et non ses maîtres, nous sommes des créatures et non Dieu Créateur ! (Cf. l’eugénisme et volonté de l’homme sur la race pure).
En résumé :
- Sexualité ultra-sécuritaire (dans l’intention plus que dans les résultats)
- Négation de Dieu et de la relation au Seigneur
- Atteinte du lien conjugal (difficulté à s’engager ou à rester ensemble)
- Utilisation massive de la contraception...
Je nie ce qui, dans l’homme, est spirituel, alors que si j’accepte cette dimension spirituelle et que ma vie est appellée à l’Eternité, cela provoque un changement de la vision de l’Homme. Nous sommes passeurs de vie et non les maîtres. Le cycle de la femme est ouvert à la vie. Mais si le corps est perçu comme un adversaire à maîtriser : la vie est alors une menace si elle n’est pas prévue.

5. Quelle maîtrise de la pulsion sexuelle ?
Il y en a beaucoup moins sous contraceptif puisqu’il n’y a plus de raison matérielle de le faire ; or c’est le cycle qui aide les époux à se régler ensemble. La contraception est une manière de concevoir l’homme. Il y a une culture de vie : j’accepte qu’il y ait des choses qui viennent de ma nature et qui m’échappent, je suis serviteur, à l’écoute, j’accueille l’imprévu ; et une culture de mort où c’est l’homme qui prétend tout maîtriser mais en fait se laisse maîtriser par tous les conditionnements du moments, et finalement nie qu’il vient de son Créateur : je nie Dieu et ma propre fragilité, on perd le sens de la relation conjugale. Le lien conjugal est attaqué parce qu’il devient la proie d’un des deux, et souvent la contraception est une "libération" de l’homme à l’encontre de la femme : "mon désir contre ton désir" ! Alors que pourtant la relation conjugale est appelée à "rendre visible ce qui est invisible" !
Le Curé d’Ars disait que "l’homme est un pauvre qui doit tout demander à Dieu".
Derrière tout acte il y a un enjeu, et dans cet enjeu il y a une vision de l’homme, et si c’est l’homme le maître absolu alors le risque est très grand. Le cycle féminin ne régule pas qu’un organe de la femme mais toute la relation entre les époux ; dans toute l’existence humaine, nous avons à obéir à certaines règles que nous n’avons pas faites mais auxquelles nous adhérons pour différentes raisons et que nous respectons. La vie chrétienne aussi nous appelle à la croissance :
"Je vous ai choisis pour que vous ayez la vie et la vie en plénitude" (Jn 10,10 ; 15,16).
Accepter, accueillir l’imprévu, tout ce qui a à voir avec la personne humaine ; or pour beaucoup c’est le matériel qui compte parce que je le domine.
Il n’y a que Dieu qui peut combler tous les désirs et on revient à cette dimension de l’amour conjugal par la prière.
Le sacerdoce de la femme c’est d’offrir la Vie : pensons à Marie attendant Jésus... C’était une grossesse non prévue et Elle a dit OUI ! Le "OUI" ouvre des portes alors que le "NON" en ferme !!!

Qo 3,5 Il y a un temps pour embrasser, et un temps pour s’abstenir d’embrassements.

(Retravaillé à partir de serviteurs.org)

Document Contraception - manipulation :

Word - 33 ko


Mgr Vingt-Trois, mai 2011 : Le pass contraception est "le symptôme de l’échec de la pédagogie qui a été mise en œuvre dans les établissements [de l’"éducation nationale"] depuis 15 ans" en matière d’éducation affective et sexuelle et qui fait de la relation sexuelle "un geste sans signification, (…) un geste dangereux dont il faut se protéger".Tous les éléments que l’on met en place en ce moment sont des éléments pour détourner la responsabilité. Et donc pour banaliser des relations sexuelles sans contenu affectif très précis et sans relation forte entre les personnes. Le lien entre augmentation de la contraception et baisse de l’avortement est une erreur communément répandue. (…) Les derniers chiffres montrent qu’il n’y a pas plus de grossesses chez les adolescentes qu’il y a dix ans, mais qu’il y a beaucoup plus d’avortements.








DOCUMENT : TRES BON ARTICLE Zenit 2011

Bénédicte Lucereau, Agence Zénit, ZF11012503
Il s’agit d’ordonner son désir sexuel en fonction de son projet. Il y a une responsabilité à vivre à deux, qui est intéressante, car elle permet beaucoup d’échanges, de partages, et surtout, donne la possibilité d’inventer une sexualité moins centrée sur l’orgasme et plus sur la tendresse et la relation.
Ce qui rend ce chemin difficile aujourd’hui, dans nos sociétés occidentales, c’est que nous vivons, dans un monde hyper-érotisé, qui sollicite nos sens et les excite en permanence, affaiblissant ainsi la volonté des plus "faibles". Le sexe est partout, le plaisir est présenté comme LA façon de se libérer de ses pulsions. La sexualité est déconnectée de la relation à l’autre, d’un cadre stable où la fidélité et l’engagement permettent la confiance nécessaire "au lâcher prise". Elle est déconnectée de la possibilité de transmettre la vie.
Je constate trop souvent une mauvaise estime de soi, des blessures affectives et sexuelles qui remontent à un âge précoce, un non-amour de son propre corps, et une vision incomplète ou déformée de ce qu’est la sexualité entre un homme et une femme qui s’aiment.
ZENIT : Alors, comment promouvoir les "perspectives dessinées par Humanae Vitae" ?
Il faut repartir de ce qu’est un homme, une femme, leurs différences faites pour la communion, promouvoir le respect de notre nature créée (tout ne se vaut pas, on ne peut tout expérimenter sans conséquences), une explicitation de ce qu’est la vraie liberté, de ce qu’est l’amour. Et cela avec des mots simples, pour exprimer ce que dit l’Eglise de façon parfois compliquée... Il faut parler avec un langage conjugal, que des couples mariés s’adressent à des couples mariés. Pourquoi cette question est-elle si souvent traitée dans l’Eglise par des célibataires consacrés, des prêtres... qui donnent surtout l’aspect théologique et spirituel d’une telle aventure ? Mais concrètement ? J’ai voulu donner la parole aux couples, car c’est d’eux dont il s’agit, et c’est eux qui peuvent, dans le langage le plus approprié, s’adresser aux couples.
Par exemple, de nombreux couples catholiques, veulent "pour bien faire" et par obéissance, suivre ce qu’enseigne Humanae Vitae. Mais je constate que beaucoup sont dans le légalisme, la souffrance d’un vécu insatisfaisant, car ils ne sont pas rentrés dans la compréhension profonde du sens de la régulation naturelle des naissances. Ils connaissent "la méthode", les règles "techniques" à suivre, mais personne ne leur dit "comment le vivre au quotidien" ni pourquoi, comment s’aimer d’un amour charnel lorsqu’on ne peut pas s’unir pour différer une naissance. J’ai beaucoup insisté dans mon livre sur cet aspect de la "continence périodique", plutôt que de parler d’"abstinence" : il ne s’agit pas de ce dernier terme, car l’amour conjugal ne prend jamais de vacances. Comment aider les couples à grandir dans la maîtrise de soi (qui n’est pas se tourner le dos "quand on ne peut pas"), à développer une tendresse qui respecte le corps de l’autre et ses limites, tout en restant dans la vérité de l’amour. Ne pas séparer "union et procréation" ne veut pas dire ne plus s’aimer, ne pas se toucher, ne plus s’exprimer conjugalement son amour Sinon, l’Eglise serait contre le plaisir, ce qui est faux.
Voilà pourquoi c’est un chemin, et c’est un chemin peut-être difficile aujourd’hui, où l’on veut "tout tout de suite", où l’on n’accepte pas la frustration, où le plaisir se résume à l’orgasme, où son propre plaisir et son épanouissement personnel est premier sur celui de l’autre. L’enfant passe souvent après la vie professionnelle, l’achat de la maison... La peur de l’avenir peut entraîner des verrouillages par rapport au don de la vie, qui enferment et affectent la sexualité. Il faut du temps pour ne plus voir l’enfant comme un risque, comme un danger. Il faut du temps pour se réapproprier son corps, en reconnaître le rythme, en guérir les blessures. Il faut du temps pour apprivoiser l’autre, l’accueillir avec son histoire, ses errements, ses failles. Il faut du temps pour apprendre à faire patienter son désir pour le mettre au pas de l’autre, pour accorder ses gestes intimes au projet du couple, pour se mettre d’accord entre époux là-dessus. Il faut du temps, de la patience pour apprendre à aimer. L’Eglise le sait : elle propose un chemin, elle n’impose pas Sortons de nos culpabilités, mais surtout de nos ignorances, et acceptons de marcher sur le chemin, humblement, patiemment, en accueillant la grâce de Dieu au quotidien, jusque cette dimension très charnelle de notre vie d’époux.
ZENIT : Près de 60 % des femmes utilise la pilule en France. Mais vous affirmez que nombreuses sont celles qui sont lasses de cette méthode de contraception. Pourquoi ?
J’ai évoqué cette nouvelle dépendance aux hormones dont souffrent les femmes, avec les conséquences sur leur santé et sur leur libido. Elles souffrent aussi d’être moins prises en compte dans leur spécificité féminine par leur époux, du fait même de devenir "disponibles" à tout instant pour le satisfaire : sont-elles aimées pour elles-mêmes, ou pour ce qu’elles apportent à leur mari ?
Mais plus profondément, je crois que la femme a naturellement l’intuition de ce qu’est véritablement l’amour. Elle "sait" que le vrai bonheur est dans le don de soi, et que ce don ne peut être que total, unique et définitif, pour être un vrai don et permettre de s’accomplir en tant que personne. La femme "sait" que l’éducation sexuelle reçue au lycée, qui présente la relation sexuelle et la fécondité de façon purement biologique, mécanique, ne dit pas tout de la sexualité : elle aspire à unifier le physique et l’affectif, le corps et le cœur. Si l’homme est plus physique, la femme est plus affective. En cela, elle aide l’homme à trouver le chemin de son cœur, de la tendresse, du don de soi : lui aussi aspire à cela.
La femme sait que son corps n’est pas qu’un simple matériau, qu’il est traversé d’intentionnalité. Tel geste engendre telle conséquence. Le lien entre l’amour, la sexualité et la fécondité est très profondément inscrit en elle. Elle se sent amputée s’il manque une dimension, ou si ces dimensions sont volontairement déconnectées. Elle sait que si elle touche à sa fertilité, ou empêche l’acte sexuel d’aboutir à une fécondité naturelle, elle ne donne réellement à son époux qu’une part d’elle-même, et un fond de tristesse habite son cœur.
Cela dit, certaines, après avoir utilisé en couple le préservatif, puis la pilule, tâtonnent, et en arrivent au stérilet, faute de savoir qu’elles pourraient trouver une autre voie. Les médecins ne sont pas, ou mal, informés des méthodes de régulation naturelle, et ne les proposent pas à leurs patientes.
Qu’apporte cette méthode de régulation naturelle des naissances ?
Cette méthode est basée sur le respect du rythme féminin, et sur l’alternance des périodes fertiles et infertiles du cycle. Cette possibilité, offerte par la nature, de réguler sa sexualité pour espacer les naissances, permet aux couples d’inventer "un nouvel art de vivre en couple" : la sexualité ne se réduit pas à l’orgasme à tout prix, elle est beaucoup plus riche et attentive à l’autre. Le désir est stimulé, le plaisir plus satisfaisant. Toute une gamme de gestes de tendresse, d’attentions à l’autre, de partage et de communication se développent ainsi, permettant d’approfondir la relation entre époux, sans rester dans "le tout ou rien", qui serait dramatique. Le corps de l’autre, (sa personne) est pris en compte et respecté dans sa totalité, sans aucune intervention ni mécanique ni chimique sur sa fertilité : le don des corps, dans la relation sexuelle entre époux, exprime alors totalement ce pour quoi ils sont faits, la communion entre époux, à l’image de Dieu. La vérité de l’amour n’est pas altérée. En maîtrisant ses pulsions, et en mettant son désir à l’unisson du rythme de sa femme, l’homme évite les pannes de désir dues à une sexualité déréglée. La femme admire et fait confiance à un homme qui se maîtrise : elle peut ainsi mieux s’abandonner au plaisir dans ses bras. Les couples qui utilisent cette méthode ont en général plus de relations sexuelles par mois que les autres, et leurs relations sont plus épanouissantes. Ils ont une vie sexuelle plus longue et plus harmonieuse.
ZENIT : Tous les couples sont-ils à même de vivre cette méthode ? N’est-elle destinée qu’aux chrétiens ?
Bien sûr, tous les couples sont à même de vivre cette méthode (et pas uniquement les chrétiens, ce qui serait la négation que Dieu veut le bonheur de chaque homme). Car cette méthode est une "bonne nouvelle" pour le couple et pour tous les couples. Cela dit, il existe des inégalités, comme dans les autres domaines de la vie : pourquoi y a-t-il des gourmands, des avares, des colériques etc... ? De même, pour certains, l’application de la régulation naturelle sera plus difficile. Certaines femmes ont des cycles très irréguliers, d’autres ont de la difficulté à s’auto-observer. Cela ne veut pas dire impossible Juste plus difficile, ce qui voudra dire plus d’efforts et de détermination. C’est ce que l’Eglise dit lorsqu’elle parle de loi de gradualité : non pas qu’il faille adapter "la loi" pour certains, elle reste la meilleure proposition pour le couple. Mais dans sa sagesse, elle reconnaît que certains mettront plus de temps que d’autres à se connaître, à se maîtriser, à vivre la continence périodique dans l’amour (et non dans l’agressivité ou dans le mensonge). C’est plus facile à mettre en place pour les tempéraments rigoureux, sérieux, qui travaillent leur motivation. Evidemment, certaines blessures du passé peuvent engendrer une immaturité affective et sexuelle, des conduites à risques, des dépendances, qui rendent le chemin ardu... Mais rien n’est jamais désespéré pour celui qui reconnaît sa faiblesse et accepte de se faire aider par les secours humains et spirituels adaptés. Là encore, il n’y a pas d’obligation de "réussir", seulement celle d’aimer, et en vérité.
Les chrétiens n’ont pas "le privilège" de l’utilisation de la régulation naturelle, loin de là, et ils ne sont aucunement humainement plus "à même" de vivre ce choix de vie. Mais ils sont peut-être (on le souhaite) plus motivés, car, dans le fond, beaucoup font confiance à l’Eglise.
En revanche, s’ils l’utilisent uniquement par légalisme ( "pour être en règle"), à contre cœur, ou sans cette intelligence du cœur qui fait entrer dans la compréhension du "pour quoi", alors ils font fausse route, sont déçus. Pire, ils détournent le sens profond de cet "art de vivre" en couple, et font planer un doute sur cette façon de vivre sa sexualité. On peut presque dire qu’ils l’utilisent avec le même esprit qu’une contraception. Le but n’est pas d’empêcher l’enfant de venir, le but est de grandir dans l’amour, en utilisant intelligemment les gestes de nos corps, tels qu’ils ont été créés, pour exprimer cet amour dans la vérité de notre vocation à nous aimer. L’amour est toujours fécond, même s’il ne donne pas naissance à une nouvelle vie. La régulation naturelle de la sexualité est toujours ordonnée à un plus grand amour : de soi, de l’autre, de Dieu.
ZENIT : Pourquoi n’en entend-t-on pas parler aujourd’hui ? Est-ce un problème de fiabilité ? Ou un message difficile à faire entendre, notamment en raison de la continence périodique ?
Ce n’est pas un problème de fiabilité : il y a des grossesses sous pilule, sous stérilet, même parfois, avec ligature de trompes... La fiabilité (dans une certaine mesure, comme pour la prise des comprimés pour la pilule) est liée à la motivation des deux membres du couple, à la connaissance des signes de fertilité chez la femme, et à la capacité des deux époux de maîtriser leur désir. La continence périodique, pour être amoureuse, est une construction, tout comme l’amour est une construction. On voudrait aujourd’hui que tout aille de soi, que l’amour ne nécessite aucun effort, aucun renoncement...
La difficulté à parler de régulation naturelle aujourd’hui, tient peut-être au fait qu’il manque de couples prêts à témoigner de ce sujet si intime. Il est difficile de parler de sa sexualité à d’autres, avec les bons mots, sans blesser : cela s’apprend Mais le témoignage dans cette matière reste difficile.
Je pense aussi qu’un des obstacles pour parler de continence, est cette tendance naturelle à aller vers ce qu’on croit être le plus facile. Or la contraception chimique a été présentée pendant 40ans comme "facile" et "libératrice". C’était sans compter sur ses conséquences et effets secondaires sur la femme, sur la relation Homme-Femme, sur la société toute entière. De plus une erreur de contraception entraîne dans la majorité des cas la suppression d’une vie humaine.
Un autre obstacle est sûrement la pression des médias et des modes : l’épanouissement professionnel de la femme vient souvent en première place, avant son désir d’être mère, en tout cas en concurrence. L’enfant, qui est présenté paradoxalement comme un dû, est aussi présenté comme un gêneur : il doit arriver au bon moment, être programmé, attendu, désiré et physiquement parfait. Le monde manque de confiance : la désespérance, le désir de tout contrôler, la toute puissance... Rien de tout cela ne va dans le sens de la confiance dans la façon dont nous avons été créés, dans la capacité des couples à décider ensemble d’utiliser ce qu’ils sont pour se manifester de façon responsable et raisonnable leur amour. "Qui fait l’ange, fait la bête", mais qui fait la bête ne fait pas l’amour : il copule, il se reproduit... L’homme et la femme s’aiment, avec un corps animé d’esprit. Ce don mutuel de leur corps est langage de quelque chose de beaucoup plus profond : ils réalisent ce pour quoi ils sont faits. Ils sont image de Dieu-Trinité. Tout le monde ne le sait pas, mais c’est une réalité.
ZENIT : Est-ce une méthode qui s’apprend ? A qui faut-il s’adresser ?
Oui, c’est une méthode qui s’apprend. Mais c’est beaucoup plus qu’ "une méthode" : c’est véritablement un nouvel art de vivre en couple. La façon de vivre sa sexualité en la régulant de façon naturelle est plus importante qu’une simple méthode. C’est pourquoi mon livre explique rapidement les principes de la mise en œuvre, et insiste sur l’importance de consulter, non pas un médecin pour une prescription, mais un moniteur ou une monitrice MAO, ou un conseiller conjugal formé aux MAO : j’en donne de nombreuses adresses à la fin, ainsi qu’une bibliographie détaillée pour ceux qui voudraient approfondir le sujet. Il existe aussi un logiciel Dafra (éd. de l’Emmanuel) qui est une aide précieuse pour démarrer et donner confiance aux couples. Cela dit, l’essentiel n’est pas dans la méthode, mais la façon de bien la vivre : pour un plus grand amour ?

The Lancet 8/01/2015 indique que les femmes sous contraceptif injectable « Depo-Provera » (laboratoire Pfizer) peuvent avoir un risque de 40% plus élevé d’infection par le VIH que celles utilisant une autre méthode de contraception. L’étude « L’utilisation de la contraception hormonale et le risque de VIH : Une méta-analyse d’études observationnelles" a été menée sur 39 500 femmes en Afrique sub-saharienne utilisant l’anti-conceptif injectable.
Dans l’étude, les scientifiques dirigés par Lauren Ralph ont déclaré : "C’est une des méthodes de contraception en Afrique sub-saharienne où nos résultats ont montré une augmentation du risque de contracter le VIH pour toutes les femmes qui l’ont utilisé".
Les hormones contenues dans le Depo-Provera peuvent causer des changements de la paroi vaginale, changer les bactéries présentes dans le vagin ou influer la réponse immunitaire de la femme. Chacune de ces raisons peut augmenter le risque d’infection par le VIH.

Professeur Claire Mounier, présidente de la Fédération Française de Cardiologie, septembre 2015 : "Les infarctus du myocarde chez les femmes de moins de 50 ans ont triplé ces quinze dernières années. Maladies cardiovasculaires (infarctus, AVC...) ne sont plus l’apanage exclusif des femmes de plus de 65 ans ; elles progressent chez les plus jeunes en raison de l’évolution de leur mode de vie. Les femmes jeunes sous-estiment le risque. Le risque augmente surtout après 35 ans chez les fumeuses sous pilule combinant oestrogènes et progestatifs.
www.fedecardio.org/telechargement/borchure/214

Article complémentaire en anglais : www.ncregister.com/daily-news/birth-control-linked-to-significantly-lower-quality-of-life

   



   
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