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Art et foi

   

Sens de l’art

L’Art est spécialement aujourd’hui une réalité cruciale, quasi-salutaire, alors que la plupart des idéologies et surtout, nos pratiques courantes exaltent la consommation et la productivité. Toutefois, justement parce qu’il est vital, et parce que chercher le Beau est difficile, l’Art fait massivement l’objet de singeries : étalage de la mort par désespérance, dévoilement de toute laideur pour choquer, pseudo-transgression qui n’est que conformité à l’esprit du moment, idolâtrie... Qu’est ce-donc que l’Art ?

L’art est co-création
L’art est une création dans l’intention de faire percevoir le Beau. Créer a en effet 2 sens principaux :
- faire exister ce qui n’existe pas, faire passer du non-être à l’être : ce pouvoir-là n’appartient qu’à Dieu.
- ou concevoir, imaginer, élaborer, fabriquer à partir de ce qui existe déjà avec une autre forme : l’homme peut créer à partir de la matière, elle même créée par Dieu. Il participe ainsi au pouvoir suprême du Créateur. L’art est un torrent qui coule d’une source éternelle, à laquelle tout homme au fond de lui aspire.
Dante : "L’oeuvre d’art est petite-fille de Dieu".
Aristote : "L’art est l’imitation de la nature". C’est un approfondissement de ce que l’on trouve dans la nature pour l’interpréter.
Comment cela se passe-t-il ? Pour créer, il faut un substrat (matière, son, lumière, couleur, événements...), une technique, et une finalité : ce qui implique une intelligence, un amour des choses (si l’on n’aime pas, on ne fera pas grand-chose : par ex, peut-on forcer un enfant à faire de la musique ?). On peut dire que nous sommes tous artistes, à des niveaux différents.
Pie XII en 1948 : L’art est communication au public de ce que l’artiste a découvert par sa sensibilité.
La création c’est aussi mettre de l’ordre dans quelque chose qui existe déjà. Or on fait tous cela ! On met de l’ordre dans ce qui nous entoure. Par ex : pour faire la cuisine on ne mélange pas les ingrédients n’importe comment... il y a un art culinaire ! C’est la même chose pour le jardin, la déco de la maison, les bouquets de fleurs, la chimie, la mécanique, l’ingénierie voire la finance, tous les travaux... tout le monde est artiste. Chacun va mettre un certain ordre dans la matière selon son goût, son sens de l’esthétique et son sens pratique.

L’art : une quête d’absolu
- L’art n’est évidemment pas qu’une production matérielle : il y a quelque chose de spirituel : le goût, la vue, l’écoute, les sens, ont quelque chose de spirituel. Je perçois les choses par ma sensibilité et mon intelligence. Je reçois quelque chose du réel qui va toucher quelque chose en moi qui est spirituel (ex : la joie, ou la paix en face d’un paysage de montagne). Cela éveille en nous une générosité, un amour, un désir de partager et de se donner.
L’art résulte d’une capacité d’avoir une intelligence et une volonté. Picasso : "Je peins les choses comme je les pense et non comme je les vois".
Avec mon intelligence je connais, je réfléchis, je m’émerveille, j’ordonne, je vois, j’analyse. Avec ma volonté je suis capable d’aimer Dieu, les autres, moi-même, la nature.
L’art saisit un absolu du coeur de l’homme : un certain universel humain, il touche l’homme dans sa sensibilité et élève son intelligence et son coeur.
L’art rejoint donc quelque chose qui est propre à la nature humaine (un animal ne crée pas). L’artiste vit une vie spirituelle qui va jaillir de son corps, de son cœur, de son esprit. L’œuvre nous dit combien la matière peut être chargée d’esprit. Ainsi l’art nous dit la noblesse et la dignité et la vocation de l’être humain venu de Dieu et qui retournera à Dieu. Il y a en l’homme une nostalgie et une fascination pour le divin.
Si l’on regarde l’évolution de l’homme, on discerne, tout au long de l’histoire, des aspirations vers quelque chose de plus grand. Les hommes de Cro-Magnon nous ont laissé des dessins : ils connaissaient la perspective, le relief, la sculpture (en os), ils donnaient une dimension sacrée à leur création. L’homme a besoin de se dépasser pour être vraiment lui-même, car il est attiré consciemment ou pas vers le divin (regardons les mythes : soif de plus grand, de perfection). L’homme cherche à entrer en contact avec l’univers pour faire son propre univers et avec le désir d’achever quelque chose dans la nature. L’art est l’achèvement de l’homme. C’est quelque chose de sacré en dehors de toute création. L’art met l’homme en relation avec l’absolu qu’il découvre. Il participe à l’acte créateur divin. Il est aspiré, d’un appel intérieur, vers quelque chose ou quelqu’un dont il ne connaît pas le nom mais vers lequel il est appelé à retourner : le Créateur.
Dans Sa délicatesse infinie, Dieu a laissé à l’homme par l’art le soin de "perfectionner" la nature, de manifester ce qui y est encore caché, de l’accomplir.
- L’art est une clef ouvrant à la transcendance. L’art a une vocation : révéler l’infini, l’absolu, et conduire à Dieu. L’art élève l’esprit, en lui faisant sauter quelques unes de ses propres barrières psychologiques ou rationnelles.
Sophie Scholl jeune chrétienne allemande tuée par les nazis : La musique ouvre les portes de l’âme. Cantalamessa : La musique déconnecte la protection cérébrale, elle ouvre à Dieu. L’art est une capacité pour un être humain à conduire du sensible jusqu’à l’invisible.
Si tout homme peut être dit artiste, certains reçoivent un don spécial, ils sont particulièrement capables de dire l’invisible, de le revisiter. Il va y avoir un ordre dans les formes, dans les sons, dans les couleurs qui vont nous conduire aux portes du sacré, de l’invisible.
Ecoutons Bach ou voyons Rembrandt : on n’est pas obligés d’apprécier spécialement, mais en général, ces êtres livrent assez directement un secret, montrent un chemin, apportent une émotion qui va créer la rencontre avec l’invisible, qui va ouvrir à la vie.

L’art n’est pas encore la vision de Dieu
L’art est une réalité vitale, extrêmement importante aujourd’hui, où la plupart des idéologies exaltent la consommation et la productivité.
Toutefois le risque inverse existe : la force des émotions dissociées de l’intelligence, et le business tirant partie de ce phénomène, ont souvent transformé certaines expressions artistiques en idolâtrie, c’est-à-dire en pseudo-absolus prétendant combler le coeur de l’homme (c’est sans jugement, mais par exemple, les voyageurs arrivant à Paris ne se rendent-ils pas d’abord dans les grands musées, s’extasier collectivement devant des oeuvres comme la Joconde ?). Or une seule personne humaine quelle qu’elle soit a encore infiniment plus de valeur que toutes les oeuvres d’art réunies que les fondations et les riches s’arrachent pourtant pour des millions d’Euros.
De nombreux témoignages d’artistes ont exprimé que tôt ou tard, ils éprouvaient la limite de leur art, et avec humilité, reconnaissent que l’art ne peut pas dire tout Dieu mais seulement L’approcher. Comme toutes les autres facultés humaines. Le moyen le plus parfait de participer à l’Absolu est dès ici-bas la charité, participation à l’Amour divin.
Paulin de Nole : Son maître Ausone, un poète païen, se sentit « trahi », et lui adressa des paroles amères, lui reprochant d’une part le « mépris », jugé insensé, des biens matériels et, de l’autre, l’abandon de la vocation de lettré. Paulin répliqua que son don aux pauvres ne signifiait pas le mépris des choses terrestres, mais plutôt leur valorisation pour l’objectif plus élevé de la charité. Quant aux engagements littéraires, ce dont Paulin avait pris congé n’était pas le talent poétique, qu’il aurait continué à cultiver, mais les thèmes poétiques inspirés de la mythologie et des idéaux païens. Une nouvelle esthétique gouvernait désormais sa sensibilité : il s’agissait de la beauté du Dieu incarné, crucifié et ressuscité, dont il se faisait maintenant le chantre. En réalité, il n’avait pas abandonné la poésie, mais il puisait désormais son inspiration dans l’Evangile, comme il le dit dans ce vers : « Pour moi l’unique art est la foi, et le Christ est ma poésie » (At nobis ars una fides, et musica Christus : Chant XX, 32).

L’art chrétien
La foi, au sens premier du mot, est une croyance, une conviction, une confiance en quelque chose ou en quelqu’un, ou en une idée, ou en des dieux, ou en un Dieu. La foi implique l’adhésion de l’intelligence et du cœur qui engage une personne et oriente sa vie. Notre foi au Christ va orienter tout ce que l’on va faire autour de nous. Tout cela nous introduit à l’art chrétien.
Bach était protestant ; il a composé des messes et même un magnificat. Rembrandt était catholique : il a puisé dans la Bible d’innombrables images, on sent dans son œuvre le souffle de Dieu.
Le 1er peuple à communiquer une image non faite de main d’homme, c’est Israël : le serpent d’airain qui guérit les blessures, préfiguration du Christ en croix, il y a aussi le bélier dans le buisson d’épines lors de la ligature d’Isaac, les lions, les grappes de raisin. La nature exprime quelque chose de la réalité divine qui va toucher notre cœur et nous parler.
L’icône : image figurative . Elle est faite pour manifester notre foi chrétienne, pour exprimer la théologie et la mystique. Elle permet à l’intelligence de s’élever, c’est quelque chose qui va éveiller l’âme à la vérité contemplative. L’homme est sacré avant d’être profane. L’icône le lui rappele. Ce n’est pas un portrait, c’est un résumé de l’enseignement de l’Eglise. Dieu est devenu homme pour que l’homme devienne Dieu. L’icône n’est pas un objet de curiosité, elle représente la réalité du royaume. L’icône reflète à la fois l’humilité de Dieu en Jésus et la gloire divine, c’est une des voies qui permettent d’entrer en contact avec Dieu.
Le christianisme a engendré des chefs d’œuvres dans tous les arts : peinture, musique, poésie, architecture, sculpture, roman, théâtre, cinéma,...

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L’architecture
C’est le lieu de la liturgie de l’Eglise, le support de l’image. L’église va devenir l’écrin d’un mystère, le lieu du partage du pain et du vin, qui transmet la présence du Verbe. Comme tout art, l’architecture va évoluer au cours des siècles, l’art dit la foi.
- Les premières églises : les byzantines (St-Marc à Venise, Ste Sophie à Istanbul...) L’art byzantin est un mélange de grec et d’oriental. Constantinople, capitale de l’empire romain d’Orient. L’art byzantin durera jusqu’en 1453. Cette brillante civilisation va être transmise.
Les caractéristiques principales de cet art : utiliser les rondeurs, les cercles. Décors riches pour manifester le monde divin et y plonger les fidèles. Mosaïques. On y voit souvent l’image du Christ tout puissant, la Vierge, beaucoup d’icônes, mais pas de sculptures (cela évoquerait les sculptures des dieux païens.)
- Les églises romanes (St Jean à Lyon, St-Rémi à Reims...) : voûtes en pierre et charpentes en bois. Lumière diffuse qui contribue au recueillement. Sanctuaires élevés au culte des reliques des martyrs, beaucoup de reliquaires, cryptes : lieux de pèlerinage. Jubés pour marquer une clôture, mettre en valeur l’aspect sacré de la liturgie. Tours, clochers trapus : protection de ceux qui sont avec Dieu. Sculptures monumentales (c’est nouveau). Elles donnent un message avec le Christ en majesté : appel à la conversion.
- Les églises gothiques (Reims, Chartres...) : Le gothique qui se veut un rejet du roman. Exploitation des croisées d’ogives, les murs ne portant plus uniquement la voûte sont plus fins, plus élancés, il y a plus d’ouvertures (vitraux). Simplification : plus de cryptes, le choeur est plus élevé : élan vers le haut, vers Dieu. Les ogives sont comme des mains qui se croisent pour la prière. Tout l’art gothique est une prière de l’homme vers Dieu. A Beauvais : plus grand chœur gothique du monde. Grandes flèches = élan. Lumière des vitraux = lumière divine qui éclaire les cœurs. Rosaces. Le rapport entre transept et nef = chemin qui conduit vers Dieu. Art intellectuel. Enseignement doctrinal (sculptures de l’ancien et du nouveau Testament). Chaires, vitraux : importance de la prédication.
- Le gothique flamboyant au 14 et 15° siècle (Ste-Cécile d’Albi) : Virtuosité des décors, voûtes à l’image du ciel. Autels mis en valeur. Grands jubés. Sculptures. Art pathétique (descente de croix, danses macabres, gisants...)
- Les églises baroques : 16° siècle. Coupoles (images de la sphère céleste). On veut manifester la différence entre le royaume et le monde extérieur. On va harmoniser les forces du cosmos. Retables, tabernacles sur l’autel, baldaquins pour solenniser la présence du Saint-Sacrement. Confessionnaux (pour aller contre la doctrine protestante selon laquelle on se confesse à Dieu directement). Toute la création chante la gloire de Dieu, d’où cette décoration exubérante, mais avec beaucoup de grâce : marbres, dorures, peintures en trompe l’œil... tout ceci pour que le fidèle soit transporté dans un autre monde, qu’il soit pris d’émotion. Piété, dévotion.
- Développement des églises classiques (Saint-Pierre à Rome, Saint-Louis des Invalides, Saint-Sulpice) : on revient à plus simple, plus classique. Les façades sont plus sévères, plus froides, mais il y a l’esprit d’harmonie : source divine.
- L’architecture contemporaine (Ronchamp, ND du Plateau d’Assis) : béton et verre. L’aspect fonctionnel est premier. Suite à Vatican II, on transforme le chœur pour une participation active des fidèles, plus proches de l’autel. Il n’y a plus de table de communion. Les fidèles sont installés en ½ cercle autour de l’autel. L’ambon, lieu de la prédication de la parole, devient plus important. Le tabernacle est mis à part dans un lieu de recueillement. Il n’y a plus de chaires (devenues inutiles avec la sono), le baptême est mis en valeur avec un baptistère. Les parvis de l’église sont aménagés pour une plus grande convivialité. Peu de statues, de peintures : on va à l’essentiel ; l’écoute de la parole et l’Eucharistie.

La musique sacrée
La voix humaine s’exprime spontanément accompagnée de gestes, chants et danses. C’est une manière d’exprimer ses émotions (tristesse ou joie), manière aussi d’exprimer un honneur vers des divinités (orage, tonnerre, etc.). Il y a là encore, à travers le chant, une expression du mystère, du sacré.
Dieu emploie l’expression artistique pour se révéler. L’art va prendre son essor avec la religion monothéiste chez les Juifs, et plus encore avec le christianisme.
Le support de la musique va être la Parole et surtout les psaumes. Dieu est comparé au roi : créateur, roi de l’univers. La royauté n’est qu’une représentation de la royauté divine. Un psaume n’est pas conçu pour être récité, mais chanté.
On va passer de la musique hébraïque au chant grégorien. Tout était de tradition orale et se transmettait de mémoire. Entre le 8° et le 9° siècle, on a mis des virgules sur le texte pour indiquer quand la voix monte ou descend. Puis on a ajouté une ligne avec le texte et des notes. Puis 1,2,3,4... pour arriver à 5 lignes (le grégorien est écrit sur 4 lignes). Les moines de Solesmes ont retrouvé des textes d’origine avec les accentuations au dessus. On avait des sons "modales". Tout cela était au service de l’unité, de l’évangélisation.
- Du 1° au 9° siècle, la musique était influencée par les Juifs de Jérusalem. Il y a des psaumes et des hymnes. Le christianisme a été influencé, inspiré, par l’art juif. Les hymnes et les psaumes avaient des mélodies simples, parfois accompagnées de la flûte.
- A partir du 9° siècle, peu à peu, les instruments sont entrés dans l’église : la harpe, le luth, le cor, etc.
- L’orgue est venu plus tard avec Charlemagne, de façon non officielle car l’Eglise le défendait au départ. On doit l’invention de l’orgue à Ktésideos, à Alexandrie, au 3° siècle avant J.C. Il a vu que l’air pouvait se comprimer. Il a utilisé des roseaux au départ. L’hydrol avec son système à eau est l’ancêtre de l’orgue. Il avait 7 tuyaux et reposait sur un sommier ; Cela faisait beaucoup de bruit, c’était considéré comme un instrument païen. Voila pourquoi l’Eglise n’en voulait pas. Ensuite il y a eut les orgues portatifs, à 15 tuyaux, avec un système de tirettes en bois. On pouvait le porter en bandoulière. L’air rentrait avec un système de soufflets. Au moyen-âge il y en avait beaucoup. Puis il y eut les "positifs" que l’on pouvait poser sur des pieds : c’était un peu plus "religieux".
Constantin V, en 750, offrit un orgue à Pépin le Bref, qui en fit don à l’abbaye saint Corneille de Compiègne (ce fut le 1° orgue en Occident) Plus tard, un empereur d’Orient offre à Charlemagne un orgue qu’il introduit dans la cathédrale d’ Aix -la-Chapelle . A partir de ces deux introductions l’orgue a trouvé peu à peu sa place, et l’Eglise a donné son autorisation.
- A partir du 10° siècle on a mis par écrit la musique, on a découvert aussi que l’on pouvait faire plusieurs sons en même temps (polyphonie)
- L’ancêtre de l’orgue, tel qu’il est aujourd’hui, date du 14° siècle, les orgues se perfectionnent.
- Début 16° on les installe dans le fond des nefs des grandes églises, dans les tribunes, au-dessus des portails, dans les transepts ou encore en "nid d’hirondelle" (cathédrale de Chartres ou de Strasbourg). Fin 14° on a 1 clavier, puis 2, puis un petit pédalier. On perfectionne la mécanique. Au 17° on ajoute un 4° clavier (cathédrale de Versailles) On appelle facteur d’orgue celui qui les construit. Clicquot : facteur d’orgue français du 17° Au 18° : Thierry (ND de Paris)...
- Au 19° des orgues romantiques imitent l’orchestre symphonique. L’orgue d’aujourd’hui est né en 1932 à Strasbourg sous l’influence d’Albert Schweitzer (protestant), il a fait redécouvrir la musique de Bach. L’innovation, c’est l’électricité : autrefois 5 à 7 personnes pompaient !
- Aux 20 et 21 ° siècles, la création se poursuit activement, avec de nouvelles harmonies (Messiaen, Poulenc, Tamié...), l’apport d’autres régions du monde (Keur Moussa...), la musique électronique (worship music, pop-louange), qui n’est pas liturgique au sens traditionnel, mais, lorsque ses paroles annoncent explicitement l’Evangile, permet une puissante première rencontre de Dieu.

(retravaillé d’après serviteurs.org)



   
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