Crises du couple
Notre-Dame de Fatima à Soeur Lucie (Pontevedra, 1925): « La bataille finale entre le Seigneur et le règne de Satan portera sur le mariage et la famille« . « N’ayez pas peur, car tous ceux qui travailleront pour le caractère sacré du mariage et de la famille, seront toujours combattus et contrariés de toutes les manières, parce que c’est l’affaire décisive », « cependant, Notre-Dame lui a déjà écrasé la tête ».
Le mariage chrétien est, comme signe explicite, le sacrement de la Très Sainte Trinité; il est donc attaqué par satan qui ne supporte pas la Trinité et ses petites icônes qui sont les couples fidèles.
A cause aussi des conséquences du péché originel et des péchés personnels de chacun (égoïsme, poursuite de son propre plaisir, difficulté de communication, repli sur soi, esprit de domination, jugement, discorde, colère, infidélité, jalousie, lâcheté…), de l’esprit egolâtre mortifère du monde, vivre un mariage heureux passe aussi par la croix (dans les rituels orientaux du mariage, les deux époux sont ainsi couronnés pour annoncer qu’ils sont à la fois rois et martyrs).
Mais la grâce (en particulier celle du Sacrement) surpasse infiniment tout obstacle:
Mt 19,26 « Jésus les regarda alors et leur dit: Aux hommes, cela est impossible. Mais à Dieu, tout est possible. »
DESCRIPTION psychologique et spirituelle de la CRISE
La femme a une soif presque infinie d’être aimée, accueillie et écoutée. L’homme a une soif presque infinie d’être respecté, admiré et désiré. Si chacun attend de l’autre la réponse à sa propre soif d’être aimé, accueilli, compris, ils risquent de s’entre-dévorer…
Le conjoint n’est que le signe qui indique l’existence d’une source infiniment plus grande: Dieu, origine de tout amour. La relation de couple n’est qu’une promesse de plénitude. Le conjoint peut aider à aller dans la bonne direction, mais il ne peut pas être la source même du bonheur: il n’est que le signe qu’une telle source existe. Que le couple ne soit pas le lieu pour chercher votre bonheur, mais plutôt le lieu pour apprendre à aimer.
Crises:
La relation conjugale est une succession d’attachements et séparations.
En général, le couple durable a passé par 5 phases:
* Tomber amoureux
* Devenir un couple
* La désillusion
* La création d’un amour réel et durable
* Le dépassement des différences et des doutes, en contribuant au monde
Les 4 principales crises du mariage (les durées ne sont que des moyennes): 1 an (désillusion), 3 ans (limites de la sexualité), 10 ans (remise en question et choix), 20/25 ans (lassitude et crise du milieu de vie).
Les 5 phases du mariage correspondantes: la romance; la déception; la pauvreté; la prise de conscience; la responsabilité.
D’autres crises peuvent survenir entretemps ou après, mais en général elles sont liées à des circonstances particulières (par exemple les époux avaient en fait déjà rompu leur vraie communion mais décidé de rester ensemble jusqu’à la majorité des enfants; ou l’un des conjoints tombe dans une passion folle pour quelqu’un d’autre, qui lui fait irrationnellement détruire tout ce qui avait été patiemment construit).
Symptômes:
– Vous vous sentez perdus, seuls, las dans votre mariage
– Vous êtes frustrés, blessés ou en colère avec votre conjoint.
– Vous êtes fréquemment en conflit avec lui, ou bien vous avez décidé de vous protéger en vous renfermant.
– Vous pensez régulièrement à la séparation ou au divorce.
– En parler ne fait qu’empirer les choses…
5 Mensonges à rejeter en cas de crise du couple (infochretienne):
– mensonge 1: Notre conjoint doit combler tous nos désirs.
Faux, ce rôle appartient à Dieu.
Ps 37,4 Fais du Seigneur tes désirs, et il te donnera ce que ton coeur désire.
– mensonge 2: Au coeur du chagrin, nous devons chercher à comprendre ce qui s’est passé et pourquoi.
Faux, cette démarche aboutit à la colère. N’essayez pas de comprendre mais comptez sur Dieu pour redresser les torts.
Pr 3,5-6 Confie-toi dans le Seigneur de tout ton coeur et ne t’appuie pas sur ta sagesse; Reconnais-le dans toutes tes voies et Il aplanira tes sentiers.
– mensonge 3: parce que nous sommes trop faibles pour continuer.
Faux, lorsque nous sommes faibles, c’est la grâce de Dieu qui nous soutient pour rester debout.
1Co 1,8 Il vous affermira aussi jusqu’à la fin, pour que vous soyez irréprochables au jour de notre Seigneur Jésus-Christ.
– mensonge 4: Recourir à la vengeance, à la calomnie ou à la manipulation.
Faux. Nous espérons ainsi gagner la bataille émotionnelle. Mais il vaut mieux laisser Dieu combattre.
Ex 14,14 Le Seigneur combattra pour vous, et vous, gardez le silence.
– mensonge 5: Une telle violation de notre confiance est impardonnable.
Faux. Seul nous ne le pouvons pas, mais avec Dieu, c’est possible: c’est lui qui nous libère du ressentiment.
Mt 19,26 Jésus les regarda alors et leur dit « Aux hommes, cela est impossible. Mais à Dieu, tout est possible ».
12 Pièges:
1. Manipulation émotionnelle
2. Maternage ou paternalisme
3. Attitude colérique, méprisante ou agressive
4. Suspicion et manque de confiance
5. Critique négative
6. Attitude défensive
7. Fermeture
8. Discréditer son conjoint en public
9. Convoiter d’autres hommes/femmes et entrer dans un jeu de séduction
10. Ne pas pardonner avec le coeur mais nourrir la rancune
11. Provocation
12. Envier les autres couples
Causes proches de la crise:
– Spirale de non résolution des problèmes: tendance à s’affronter sur les même questions, de plus en plus fréquemment et sans solution.
– Insensibilité des conjoints à une difficulté soufferte par l’autre.
– Disparition progressive (si elle a jamais existé) de la communication profonde cordiale et de l’amitié naturelle.
– Activisme, diminution des temps de loisirs partagés et de gratuité
– Perte progressive de la communion spirituelle (diminution des temps de lecture et partage de la Parole et de la prière en couple, en famille et à/ou à l’église).
– Perte progressive du respect pour l’autre.
– Déclin de la qualité et de la fréquence de l’intimité sexuelle, prise de distance et fermeture progressive.
– Ressentiment croissant.
– Incapacité et lassitude de faire face aux affrontements et critiques
– Accusation et culpabilisation stérile de l’autre (au sujet de la foi commune, les enfants, l’histoire commune, les valeurs communes, les biens matériels…)
– Victimisation (plus ou moins auto-provoquée) de celui qui accuse ainsi l’autre
– Inertie dans la demande d’aide d’un tiers, essai de se débrouiller par soi-même… (alors que les moments de grande tension relationnelle empêchent une réflexion rationnelle et objective).
– Persuasion croissante mais irrationnelle que rien ne peut changer.
Issue possible:
Si la volonté de chacun des époux est sincère de vivre le mariage selon l’engagement pris et la grâce du sacrement: se décider chacun à travailler dur pour stopper les dégâts et reconstruire ce qui est abîmé, sans garanties mais dans la confiance en Dieu dont nous sommes les coopérateurs (1Co 3,9). Il est essentiel de ne jamais s’imaginer qu’une seule personne est responsable de la crise, et de ne pas considérer seulement comment les choses ont été (le passé), mais surtout comment elles pourront être.
Résolution ponctuelle (acronyme DESC):
1. Décrire les faits de manière objective, sans exagération ni généralisation.
2. Exprimer mutuellement ses émotions à l’autre, sans l’accuser (dire « je » et non pas « tu », ce qui évite de confondre la personne avec son acte et donc de le condamner, et de lui attribuer la culpabilité de mes propres émotions négatives).
3. Suggérer une autre organisation concrète, lors d’un rendez-vous dans ce but.
4. Conclure positivement l’espoir permis par ce changement (« J’espère pourvoir être moins fatigué/e et de meilleure humeur…).
Se poser honnêtement ces 4 questions avant toute procédure (Me Rafael Gonçalves, avocat catholique spécialisé):
1. Est-ce que j’ai fait tout ce que je pouvais pour sauver mon mariage ?
2. Est-ce que le divorce est vraiment la meilleure solution ?
3. Qui influence mes décisions et est-ce sain ?
4. Combien de problèmes avons-nous surmontés au sein de notre couple, et comment l’avons-nous fait ?
ENSEIGNEMENTS de la PAROLE de Dieu et du Magistère
Ml 2,16 « Je hais la répudiation, dit YHWH le Dieu d’Israël, et qu’on recouvre l’injustice de son vêtement, dit YHWH Sabaot… ne commettez pas cette trahison! 17 Vous fatiguez YHWH avec vos discours. »
1Co 7,10-11 « A ceux qui sont mariés, j’ordonne, non pas moi mais le Seigneur, que la femme ne se sépare pas de son mari… qu’elle se réconcilie avec son mari. Et que le mari ne répudie pas sa femme. »
CEC 2383 La séparation des époux avec maintien du lien matrimonial peut être légitime en certains cas prévus par le Droit canonique (canon 1151-1155: « grave danger pour l’âme ou le corps de l’autre ou des enfants »).
2384 Le divorce est une offense grave à la loi naturelle. Il prétend briser le contrat librement consenti par les époux de vivre l’un avec l’autre jusqu’à la mort. Le divorce fait injure à l’Alliance de salut dont le mariage sacramentel est le signe.
2385 Le divorce tient aussi son caractère immoral du désordre qu’il introduit dans la cellule familiale et dans la société. Ce désordre entraîne des préjudices graves: pour le conjoint, qui se trouve abandonné; pour les enfants, traumatisés par la séparation des parents, et souvent tiraillés entre eux; pour son effet de contagion, qui en fait une véritable plaie sociale.
1. Quels que soient les griefs que vous pouvez avoir l’un contre l’autre, c’est une tentation et un piège du démon, et cela ne doit pas être la préoccupation en vous.
Il est vain d’entamer une procédure civile de divorce avant de faire examiner de façon certaine par un chancelier diocésain la validité du sacrement célébré du mariage.
Obéissez d’abord au Christ, Verbe et Fils de Dieu et non aux psys, avocats (leur but –même si certains peuvent se présenter faussement comme amis– est d’abord de vous soutirer le plus d’argent).
Attention à l’obstination dans nos décisions: ce n’est pas de Dieu: « L’obstination est aussi coupable que l’idolâtrie » (1S 15,23).
Le Christ ordonne de « pardonner soixante-dix-sept fois sept fois » (Mt 18,22): sans aucune condition et infiniment (sinon on limite soi-même notre accueil du Pardon divin, dont nous avons vitalement besoin). Peu importe que l’autre ne vous fasse pas justice selon le monde. Dieu seul est notre justice, et capable de combler nos cœurs faits pour l’infini (Gn 1,27).
La vraie grandeur est dans l’humilité, et dans l’acte de confiance à Dieu en premier. Il est souvent plus sage et intelligent de revenir sur des actes commencés que de s’endurcir. Les remèdes peuvent être parfois bien pires que les maux. Cela vaut indépendamment des erreurs et insuffisance des autres envers nous (ça, s’est Jésus qui se charge de nous consoler et de réparer lorsqu’on s’abandonne vraiment à Lui). Nos décisions ne doivent jamais dépendre d’abord du comportement des autres, mais de notre choix fondamental de suivre le Christ (sinon, on demeure intérieurement et extérieurement esclave du péché, cf. Rm 6,16s –celui d’autrui et le mien).
Attention à ne pas prendre de résolution ne plus revoir quelqu’un: si la Miséricorde divine l’accueille au Ciel, on se maudirait soi-même en disant à Dieu le Père qu’on ne veut pas y aller.
St Jean de la Croix: « A la Parousie, nous serons examinés sur l’amour« . Pardonner est le summum de l’amour, et désirer résolument pardonner est déjà commencer à pardonner (St Augustin). Quand chacun arrivera devant Dieu, Il ne vérifiera pas si on a suivi ses propres projets pour se faire justice, mais est-ce qu’on l’a humblement (et radicalement ) écouté en pardonnant sans condition et aimant quand cela crucifie. De même, de quoi vos descendants seront ils fiers ? Qui cherche d’abord à se faire justice à soi-même en ce monde (en en faisant une idole) oublie le but de cette existence qui est d’abord de laisser le Christ nous justifier pour le monde à venir.
La Parole de Dieu et l’Eglise veulent évidemment le plus grand bonheur de tous, mais préciséement, le divorce civil ne peut pas en être le chemin.
Il est tout à fait vrai que Jésus ne demande à personne de se rabaisser continuellement. Il demande bien mieux: regarder comme Il nous aime torturé et crucifié, et ensuite Lc 9,23 « se renier soi-même et se charger de sa croix chaque jour ». Jésus n’invite pas du tout à se dénigrer soi-même, mais à s’abaisser pour le laisser Lui-seul nous relever et vivifier (cf. Jn 12,24).
2. Même si une procédure civile est déjà engagée, il n’est pas trop tard pour l’arrêter et obéir au Christ seul.
Des chrétiens ne doivent pas aller devant la « justice » du monde avant celle de Dieu:
1Co 6,1 « Quelqu’un de vous, lorsqu’il a une affaire avec un autre, ose-t-il entrer en procédure devant les injustes et non devant les saints?… 7 C’est donc de toute manière déjà une faute en vous, que vous ayez des procès entre vous. Pourquoi ne supportez-vous plutôt des injustices? pourquoi ne vous laissez-vous pas plutôt faire tort? »
La sainte Crainte de Dieu, sa Sagesse et la vertu cardinale de Prudence requièrent de s’en assurer avant toute autre chose. Car nous sommes bien vulnérables face aux tromperies du Tentateur, qui est votre unique ennemi.
Les prêtres investis dans le service des couples passent leurs temps à ramasser à la petite cuiller des couples et leurs enfants très amochés par ces procédures d’origine maçonnique du monde, et les océans de souffrance qui s’ensuivent. Le divorce est une illusion de remède, pire que le mal possible, et il est la plupart du temps suivi de regrets. Il est la plupart du temps l’idolâtrie (= ce qui prend la place de Dieu) de nos perceptions et idées humaines.
Le coût est directement psychique et spirituel, mais concrètement aussi matériel: temps et argent des démarches, doublement des logements et de tous les équipements ; d’immenses et bien évitables peines.
Personne ne doit vous faire espérer une très hypothétique « nullité » du sacrement (surtout si une démarche canonique ne vient qu’après une démarche civile). Il faudrait démontrer une grave immaturité ou une tromperie intentionnelle au moment de la célébration du sacrement. Jean-Paul II dit de manière infaillible que la validité est toujours présumée: personne n’a la Sagesse pour en préjuger soi-même.
Vos enfants ne sont pas nuls ; ils sont prioritaires, et ont droit à des parents qui malgré toutes les difficultés, décident au minimum de vivre sous les yeux de Dieu et de rester en bons termes.
3. Votre unique adversaire est le diviseur:
vous-mêmes n’avez pas à prendre parti l’un contre l’autre, car ce-faisant, vous choisiriez le camp de satan.
Ni à entraîner quelque autre personne que ce soit dans la division, le ressentiment, la médisance éventuelle, le jugement.
Pour entrer au Ciel, nous devons tous nécessairement nous réconcilier (cf. Ap 21,27). Sinon c’est (au mieux) une perpétuité de purgatoire…
Nous sommes tous dysfonctionnels (abimés, narcissiques, toxiques, incapables d’aimer assez et en vérité etc…: depuis la Chute) ; et contrairement à ce que pensent les sagesses (et psys) de ce monde, ce n’est pas une mauvaise nouvelle:
cela signifie que contrairement aux religions naturelles (paganisme, bouddhisme, islam…) où l’on se sauve par soi-même, c’est le Fils de Dieu Rédempteur.
Le Christ nous a aimés chacun jusqu’à mourir alors que nous étions pécheurs (Rm 5,8); et c’est de cette manière seulement qu’Il nous commande d’aimer autrui (Jn 13,34).
Cela commence même à être du vrai Amour, « sincère et désintéressé » (Gaudium et Spes 24) lorsque cela devient le plus gratuit et difficile. Notre dette envers le Christ est de 10 000 talents (des milliards de milliards en or), celle de notre prochain envers de 100 deniers (Mt 18,24s): ce n’est pas négligeable, mais à rapporter.
Vous avez des griefs mutuels, mais il y eu aussi du très beau entre vous: faites mémoire des bons moments reçus, et ne laissez pas le menteur et escroc Lucifer tendre sa torche vers ce qui était pécheur et déchu comme en tout être humain que Jésus est venu chercher et sauver.
Vous êtes dans un combat spirituel qui n’est pas d’abord le vôtre mais une participation au combat pour le salut de toutes les familles et du monde: le but du diable en séparant les familles est de détruire « le grand mystère » de l’amour conjugal (Ep 5,32: c’est votre vocation) et ainsi de séparer l’humanité de Dieu. « Divorce » est le même mot qu’ « apostasie » en grec.
4. Les enfants sont toujours ceux qui en souffrent le plus, et après un divorce, la situation leur est rappelée à chaque fois qu’ils ont une interaction sociale avec des familles demeurées ensemble. Dieu lui-même vous les a confiés, pour les servir, quels que soient les accusations que l’Accusateur seulement (le diable, Ap 12,10) vous incite à vous faire.
Le divorce leur fait perdre confiance dans l’amour dont ils viennent, donc dans l’estime pour leur propre vie, avec des mécanismes de compensation catastrophiques: comportements à risque, affectivité désordonnée pour tenter en vain de se rassurer, échec dans la fondation de leur propres familles… (Le divorce est spirituellement, psychologiquement et sociologiquement contagieux – le fait est statistique).
5. Il y a de l’Espérance, car nos erreurs sont toujours humaines et limitées alors que sa Grâce est divine et infinie.
La croix fait partie de cette existence (Mt 10,38) et le Jésus n’a jamais dit que l’existence était facile
Jésus nous demande seulement d’avaler tout orgueil, et de nous appuyer sur son secours tout-puissant, aimant et fidèle pour embrasser sa Croix et le suivre.
La Bonne Nouvelle est que Jésus est venu précisément pour « ceux qui ont du mal » (Mt 9,35 grec) et « chercher et sauver ce qui était perdu » (Lc 19,10).
Si vous croyez vraiment que Dieu est tout puissant, alors il y a toujours infiniment plus de capacité en Lui de vous guérir et pacifier, que de facultés entre nous de nous blesser (cf. 1Co 10,13).
Si vous décidez, même en prenant un temps déterminé de distance qui peut être bon et utile, la décision de rester en bons termes, de ne jamais médire de l’autre, de commencer avant toute procédure civile par vérifier d’abord auprès de l’Eglise si votre sacrement était valide,
vous choisissez alors l’Evangile et le Christ votre unique Salut, Miséricorde et Espérance, et tous vos descendants (ainsi que tout votre entourage et vos connaissances devant qui nous sommes tous aussi redevables aux yeux de Dieu) vous rendront grâce pour cette acte de vrai courage, et vous multiplierez la joie de tous. La vraie valeur ou force est de ne jamais persévérer dans ses possibles erreurs, mais de laisser Dieu être notre seule vraie valeur et force.
Ce qui compte est d’abord ce que Dieu pense de vous, et non ce que chacun de vous deux ou autrui peut éventuellement penser (Ac 5,29 « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. »). Jamais personne n’a regretté de suivre d’abord Jésus avant ses propres projets.
ACTIONS concrètes
1. Invitez un des prêtres que vous connaissez (voire l’évêque) pour présenter humblement et sans accusation réciproque votre situation. Si un projet ne peut pas être béni par l’Eglise épouse du Christ, ce projet ne peut pas être de Dieu.
2. Scrutez chaque jour un peu la réponse à vos difficultés dans sa Parole, seule « lampe devant nos pas » (Ps 119,105) et « Puissance de salut pour ceux qui croient » (Rm 1,16).
3. Priez seuls et ensemble devant Dieu notre seule Paix (Jg 6,24; Ep 2,14). Vous êtes enfants du même Dieu et Il attend qu’il n’y ait aucun ressentiment ou dispute entre vous. Quand vous parlez ensemble, que chacun prie d’abord son ange gardien pour qu’ils préparent les coeurs à s’écouter.
4. Ne pensez jamais du mal moral de l’autre (c’est la grande impureté; or nous avons autorité sur ces pensées qui viennent du démon, 2Co 10,5).
5. Pour servir le Christ notre Paix (Jg 6,24 et Ep 2,14, ainsi que le vrai bien de vos descendants) et non l’adversaire, minimisez (pour tout ce qui regarde chacun) toute tension et hostilité envers autrui ou parmi ceux qui sont les vôtres. Ne dites jamais du mal de l’autre devant vos enfants, car c’est tuer leur âme: leurs deux parents sont leur origine, et dire du mal de l’autre c’est affirmer que leur vie a été une erreur, qu’elle n’a pas de sens, que Dieu ne l’a pas voulue, que l’amour est impossible ou au mois trop difficile, que finalement mieux vaut s’abîmer, se punir, se rassurer parfois en cherchant des compensations désordonnées, puis supprimer son propre être. Ne les laissez pas non plus dire du mal de l’autre, car Dieu lui-même ordonne: Ex 20,12 « Honore ton père et ta mère » (ce serait les laisser pécher gravement).
On ne peut jamais vaincre le mal par un autre mal (eg avec dureté), mais seulement par une surabondance de bien (Rm 12,21), c’est-à-dire par le Christ.
De plus si un enfant prend parti ou répète une médisance sur un de ses parents, cette parole est autoréalisatrice (performative), et c’est sa propre vie qu’il maudit. Dieu donne l’issue:
Rm 12,14 « Bénissez ceux qui vous persécutent; bénissez, ne maudissez pas. »
6. Confiez bien régulièrement vos pensées à un accompagnateur spirituel fidèle à l’Eglise.
Sessions:
Mouvement international https://proyectoamorconyugal.es/fr/contacto-2/
Mouvement http://retrouvaille-coupleencrise.fr
Site pour aider (le couple naturel) www.reussirlamour.com
On peut vivre temps de résurrection (souvent quelques mois) en se tenant aux 10 décisions radicales suivantes:
1. rendez-vous hebdomadaire de conseil conjugal
2. refuser toute relation extraconjugale physique ou sentimentale
3. se concentrer sur la résolution des problèmes pratiques en établissant de nouvelles règles (avec l’aide éventuelle du conseiller conjugal)
4. s’attacher à garder toutes ces promesses
5. ne plus jamais accuser et juger l’autre dans son cœur des maux du couple, mais reconnaître le découragement ou la lassitude dont il souffre et examiner honnêtement soi-même ses propres responsabilités
6. ne plus jamais critiquer l’autre (en dehors des temps de conseil conjugal faits pour extérioriser tout ressenti), que ce soit en public ou privé, même s’il faisait cent fois pire et de ne lui témoigner autant que possible douceur et patience
7. demander simplement pour chacun des petits (ou gros) manquements reconnus
8. organiser et réaliser au moins une activité hebdomadaire positive (loisir commun, temps gratuit)
9. remercier l’autre pour tous ses pas en avant qui nous auront réjoui et pacifié
10. demeurer fidèles à la Parole de Dieu, à la prière en couple quotidienne et aux sacrements (Pardon et Eucharistie) car Dieu est l’unique source de l’Amour véritable.
CITATIONS et PRIERES
John et Stasi Eldredges, Love & War: Finding the Marriage You’ve Dreamed Of, 2011:
Le mariage est fabuleusement difficile. Mais au delà et derrière les tensions inévitables, un homme et une femme, avec leurs différences fondamentales, la singularité de leurs manières de se mettre en relation, de leurs péchés et de leurs cassures, tout cela comme “enfermés dans un même sous-marin”, vont avoir à livrer la vraie bataille contre le travail de l’Ennemi, qui complote et combine pour déchiqueter leur amour. Les couples peuvent gagner «en se battant l’un pour l’autre, plutôt que l’un contre l’autre». Il s’agit de vivre une grande histoire d’amour se déroulant en pleine guerre.
L’ennemi est Satan et non votre conjoint.
Sophie Lutz,FC 19 12 2019: La dispute est une des formes du dialogue, un art, une sorte de ligne de crête qui nécessite maîtrise de soi et liberté intérieure. Elle ne doit pas devenir une manière d’envahir l’autre, de le prendre en otage, de jouer sur ses émotions, d’obtenir par la contrainte. Il y a des disputes inutiles et malsaines: celles qui fatiguent avec des détails qui ont plus à voir avec le manque de patience. Peut-être faut-il creuser ce qui se cache derrière les détails : souvent une non-acceptation du tempérament de l’autre, ou de son sens pratique très personnel, de sa logique qui n’est pas la nôtre.
La dispute naît parfois du fait que nous nous connaissons trop bien et anticipons trop le comportement de l’autre. Rien de plus injuste et énervant que d’être regardé comme quelqu’un de prévisible. Surtout quand la prévision est fausse. Tenir compte de ce que nous savons de l’autre, sans l’enfermer dans notre analyse, et sans prétendre tout connaître et comprendre de lui ou d’elle : l’équilibre est précaire. Cette dispute-là révèle les mécanismes complexes que nous mettons en place pour nous protéger des intrusions de l’autre et qui montrent à quel point l’amour est un lieu de vulnérabilité.
Il y a la dispute qui demande du courage, celle que l’on déclenche avec détermination non pas par mauvaise humeur, mais pour une bonne raison. La discussion dont on sait qu’elle ne restera pas une simple discussion, mais où les émotions et la difficulté de ce qu’il y a à exprimer provoqueront une tension inévitable. Une explication nécessaire après une incompréhension, ou une indélicatesse. Le besoin de partager et de faire connaître une opinion divergente, une attente ou un progrès espéré dans la relation. Et aussi un malaise à exprimer, un ajustement à réfléchir ensemble, une ligne de conduite à modifier. Point n’est besoin de changer de ton pour cela, mais l’expérience montre que nous rencontrons de la résistance dans l’autre. Parce qu’il lui faut du temps et de l’humilité pour comprendre, admettre un fait, et du courage pour exprimer son point de vue ou pour nous contredire.
Une saine dispute peut permettre d’aller au fond des choses. Elle est juste quand elle n’est pas prétexte à une domination mais au rétablissement d’un équilibre.
Textes du Saint et expert de la famille Jean-Paul II:
1960, au collège universitaire Sainte Anne à Cracovie: « Attention à ce que vous faites ! Rien ne se passe à un niveau seulement humain, ce n’est pas une question purement humaine. Si c’est un sacrement, c’est quelque chose de divin. Ici, Dieu est appelé comme témoin et on ne peut pas appeler Dieu à être témoin en vain« .
1981 (un de ses tout premiers textes comme Pape), Familiaris Consortio 20:
Le caractère définitif de l’amour conjugal trouve en Jésus-Christ son fondement et sa force.
Enracinée dans le don plénier et personnel des époux et requise pour le bien des enfants, l’indissolubilité du mariage trouve sa vérité définitive dans le dessein que Dieu a manifesté dans sa Révélation: c’est Lui qui veut et qui donne l’indissolubilité du mariage comme fruit, signe et exigence de l’amour absolument fidèle que Dieu a pour l’homme et que le Seigneur Jésus manifeste à l’égard de son Eglise.
Le Seigneur offre « un coeur nouveau« … Les époux peuvent surmonter la « dureté du cœur »… Ils sont appelés à participer réellement à l’indissolubilité irrévocable qui lie le Christ à l’Eglise, son Epouse, qu’il aime jusqu’à la fin des temps.
Témoigner, même dans les difficultés… de la valeur inestimable de l’indissolubilité… est un des devoirs les plus importants et les plus pressants.
Soyez dans le monde un « signe« , discret et précieux, parfois soumis à la tentation, mais toujours renouvelé, de la fidélité inlassable de l’amour de Dieu et de Jésus-Christ pour tous.
Aux membres du mouvement « Foyers des équipes Notre-Dame » (1982) :
Aimez “jusqu’au bout”, dans le don et le pardon. Comme Dieu vit lui-même une Alliance indissoluble avec l’humanité.
Discours à la Rote romaine 2002 (un de ses derniers textes): avertit contre la « culture du divorce » (qui privilégie une « liberté » individualiste) et demande aux canonistes de présumer l’indissolubilité.
Prière à Marie:
Sous ta compassion, nous nous refugions, ô sainte Mère de Dieu:
ne méprise pas nos prières dans le besoin,
mais délivre-nous de tout danger, ô Vierge glorieuse et bénie.
Là où tu es, Mère de l’unité (cf. Lc 1,43; Dt 6,4), le diviseur n’est pas:
nous prenons et renouvelons ici l’engagement d’entrer définitivement sous la protection de ton manteau qu’est l’Esprit Saint (cf. Lc 1,35), et entre tes mains médiatrices.
Nous choisissons, au-dessus de toute difficulté, la confiance en la Miséricorde divine et en ton aide maternelle (cf. Jn 19,27),
car il est impossible que votre secours fasse défaut (cf. Ps 23,1).
O Arche sûre au milieu du déluge (cf. Gn 7,1),
nous te remettons entièrement notre couple, en cette vie et pour notre Salut.
Conduis-nous en toute chose, afin de chaque jour:
continuer d’apprendre à mieux aimer en suivant le Saint Evangile et en voyant dans l’autre d’abord le visage de Jésus,
décider de pardonner sans condition,
demander pardon et faire chacun de son mieux pour se corriger à chaque chute,
ne jamais accuser mais accepter tous les défauts de l’autre,
persévérer dans le dialogue du cœur et manifester notre confiance mutuelle pour le bien qui est en chacun,
remercier pour toute joie reçue,
servir chacun d’abord la joie de l’autre avant la sienne,
puiser à la seule Source de l’Amour par la prière quotidienne commune,
aider l’autre à aller au Ciel.
O Marie qui guéris les couples, console-nous, réconcilie-nous, ravive notre amour, unis-nous, Amen.
Prière extraite du livre Prière à Marie qui refait les couples, Life editions – voir le Sanctuaire et la neuvaine de Solesmes
– Faire un Signe de Croix, lentement, suivi d’une minute de silence.
– Imploration de la Divine Miséricorde en s’inclinant profondément : « Mon Dieu, je me présente à Vous avec toutes mes limites, mes péchés, mes blessures. Je ne puis rien faire sans Vous, sans votre Miséricorde infinie. Je Vous demande pardon et désire de toutes mes forces, avec l’aide de votre Grâce, suivre la voie de l’Evangile. Ayez pitié de moi, mon Dieu ».
– Dizaine de Chapelet (1 Pater + 10 Ave)
« Ô Marie, dans le silence nous portons un poids douloureux, une charge qui nous entraîne parfois vers des abîmes de tristesse. Lorsque nous essayons de repartir munis de bonnes intentions, il y a toujours un accroc, une situation qui nous pousse à désespérer. Le sol semble se dérober sous nos pas. Comment alors retrouver l’estime de soi, savoir que nous existons vraiment pour l’autre, qu’il croit encore en nous et en notre volonté d’avancer ? Les reproches que nous recevons OU que nous infligeons, inconsciemment parfois, assombrissent notre espérance. Et nous ressentons une blessure vive, chacun, dans le secret de notre cœur.
« Lève-toi et marche » dit Jésus (Jn 5,8), même si nous parvenons difficilement à tenir sur nos deux jambes.
Nous osons l’acte de foi et croyons que Dieu est là, qu’Il éclaire notre pas au fur et à mesure. Chacun, ne sommes-nous pas la béquille de l’autre ? Oui, nous croyons que Dieu a permis notre rencontre parce que notre complémentarité est réelle, même si nous pouvons en douter à certains moments. Oui, nous croyons l’un et l’autre que notre conjoint a tout en lui, par la Grâce de Dieu, pour nous permettre de vivre dans la joie et la paix, même si les nuages peuvent de temps en temps obscurcir l’horizon. L’amour ne se construit jamais par rapport à un idéal, mais dans la réalité d’aujourd’hui.
Ô Marie qui refait les couples, restaurez l’estime de nous-même par votre Sourire, apprenez-nous à renvoyer vers notre conjoint votre Visage plein de douceur. Que nous soyons un miroir pour lui de votre Tendresse.
Notre-Dame qui affermit la confiance en soi pour mieux aimer, priez pour nous ! Ainsi soit-il. »
« Ô Marie, nous nous tournons vers Vous car nous avons besoin de votre Secours. Chaque jour, nous peinons à trouver le chemin pour faire grandir notre amour. C’est humblement et à genoux que nous venons vers Vous les mains vides, venez les remplir de ce dont nous avons besoin pour aujourd’hui. Notre vie ressemble à un écheveau emmêlé et nous ne savons par où commencer pour repartir du bon pied.
Aussi, aidez-nous à combattre le voile de l’orgueil qui nous empêche de reconnaître les trésors d’amour et de tendresse qui sont cachés dans le cœur de notre époux (se).
Lorsque vient la tentation de douter de la renaissance que Vous voulez pour notre couple, Marie, nous Vous disons que nous voulons recommencer, un pas après l’autre, dans la docilité à l’Esprit-Saint. Trop souvent, nous pensons qu’un effort de l’autre est la seule réponse aux difficultés que nous traversons. Comme un enfant qui apprend à marcher, nous nous appuyons sur Vous pour avancer à petits pas, lentement, avec confiance ; un acte d’amour succédant à un autre. Entendant Jésus nous dire qu’« il est plus facile à un chameau d’entrer dans un trou d’aiguille à coudre qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu », nous Vous implorons : faites grandir en chacun l’esprit d’humilité, seule voie d’accès et pierre fondatrice de tout amour. Malgré notre immense misère, nous crions vers Vous avec une invincible espérance. Ô Marie qui refait les couples, Notre-Dame de l’Humilité, priez pour nous. Ainsi soit-il. »
« Ô Marie, notre cœur est bien souvent à sec. Le quotidien et sa monotonie nous laissent un sentiment de tristesse, d’inutilité, de dégoût même. Parfois nous vient l’idée que nous avons raté notre vie. Et cette lassitude qui étreint certains jours, laissant un parfum d’hiver dans notre âme glacée… Tandis que les braises de notre amour se recouvrent de cendres, ô Mère chérie, faites que les actes que nous posons, brindilles des bords de routes, deviennent d’ardents et lumineux tisons réchauffant notre foyer. Nous savons que c’est du bois de la banalité que se nourrit le feu de l’éternité, et nous nous interrogeons : la fadeur de l’instant qui passe aura-t-elle raison de Celui qui demeure ? Non, sans aucun doute. Aussi nous osons Vous le demander, faites palpiter nos cœurs des bonnes et saines émotions qui réveilleront notre âme endormie. « Si l’arc est tendu sans relâche, il perd de sa force » (St Bruno).
Ô Marie qui refait les couples et les nourrit, aidez-nous à ménager dans notre vie des moments d’intimité, de détente et d’attention concentrée l’un envers l’autre. Que notre intimité physique soit nourrie par l’écoute de l’autre et une infinie délicatesse. Enfin, apprenez-nous à repérer les éléments positifs de notre vie et à rendre grâce ensemble pour la part prise par notre époux (se) dans leur réalité. Notre-Dame du quotidien à Nazareth, priez pour nous. Ainsi soit-il. »
« Ô Marie, nous patinons. Souvent, nous ne faisons pas assez confiance à l’autre. Avec de justes raisons, il nous arrive de penser être le seul moteur du couple : « Comme d’habitude, c’est moi qui fais tout … » Et cette pensée nous fait souffrir, réduisant l’espoir de sortir des difficultés que nous vivons. La mémoire de nos infidélités, quelles qu’elles soient, bloque notre capacité à repartir du bon pied. Comment garder mon cœur d’un attrait dangereux pour notre amour ? Est-il vraiment possible que le printemps revienne ? Se fier à l’autre malgré la trahison, le mépris, l’humiliation ? Comment pardonner ? …
Ô Marie qui refait les couples, nous venons déposer dans votre Cœur immaculé, ô Très Sainte Vierge. Nous avons besoin de pouvoir compter l’un sur l’autre et de construire une vraie intimité qui soit le ciment de notre confiance mutuelle.
venez guérir nos cœurs des blessures nées du mensonge, de l’infidélité, de la jalousie. Tout est possible à celui qui croit en Dieu et s’appuie sur Vous.
Nous Vous le demandons, restaurez en nous la confiance mutuelle et supprimez de notre mémoire la morsure du doute. Donnez-nous la force de choisir la prudence dans la tentation et apprenez-nous à vivre en vérité avec notre conscience. Qu’après vous avoir regardée, nos traits intérieurs portent la trace indélébile de votre Bonté, de votre Paix, de votre Abandon à Dieu qui fait toutes choses nouvelles. Notre-Dame de la Confiance, priez pour nous. Ainsi soit-il. »
« Ô Marie, Vous qui ouvrez largement les bras pour abriter sous votre Manteau ceux qui reconnaissent leur pauvreté, leurs péchés, disposez notre coeur à recevoir le Pardon du Seigneur Jésus. Certains jours, nous n’osons plus croire en la Puissance infinie de l’Amour de Dieu et nous nous replions sur nous-mêmes, écrasés par le poids de nos fautes : « J’ai fait tant de mal » ou bien « tout ceci est impardonnable ». A d’autres moment, nous relativisons nos errements et reprenons vite le dessus, en faisant comme si de rien n’était. Le débordement de tendresse du Père, qui vient au-devant de l’Enfant prodigue dans l’Evangile, nous appelle : nul n’est trop loin pour Dieu. C’est le constat de sa misère qui conduit le fils repenti à considérer la bonté qui l’attend. Sa confiance en l’infinie miséricorde paternelle est une aide précieuse pour discerner la gravité de ses péchés. Plus il sait tout l’amour contenu dans le cœur de son Père, plus il a conscience de ses manquements et faiblesses à lui.
Ô Marie qui refait les couples, aidez-moi à me délester régulièrement dans le Sacrement de Pénitence et Réconciliation, de tous ces fardeaux qui ralentissent notre marche conjugale. Pour être renouvelés dans notre amour, je crois désormais que l’aveu de mes fautes, l’absolution du prêtre et une juste réparation pénitentielle, sont un chemin indispensable de renaissance. Aussi, à l’abri de votre Manteau, nous disons : Notre-Dame de Miséricorde, priez pour nous. Ainsi soit-il. »
« Ô Marie, tant de soucis nous affligent en ce moment. Certains ont trait à nos enfants, à notre travail ou à des problématiques familiales qui tardent à se régler … Nous sentons bien que tout ceci pèse lourdement sur notre foyer, l’écrase même parfois. Comment vivre avec les situations inconfortables et angoissantes sans blesser notre amour conjugal ? Nous vous Le demandons bien simplement : Vierge Marie aidez-nous à transformer ces maux en surcroît d’amour l’un pour l’autre.
Dans notre foyer, l’homme aura sans doute du mal à ne pas vouloir être à tout prix efficace, avec sa logique parfois implacable, tandis que la femme pourra mettre son absolu dans une affectivité trop généreuse.
À l’exemple du Christ qui a aimé l’Eglise et s’est livré pour Elle, acceptant d’être cloué à la Croix et de ne rien faire d’autre que de souffrir, ô Marie qui refait les couples, aidez l’époux, le père de famille, à ne pas vouloir à tout prix apporter une solution là où la situation est confuse, mais à accepter, à l’image du Maître, de rester cloué au gibet en offrant au Père cette souffrance, pour l’amour de sa femme.
Nous Vous le demandons aussi, ô Marie aidez l’épouse et mère de famille à accepter de lâcher prise, en toute soumission et amour, pour permettre à la Divine Providence d’accomplir son œuvre. Qu’à votre Image, elle vive dans une juste mesure ce martyre d’amour qui consiste à faire confiance à son mari lorsque la situation l’impose. Notre-Dame qui se donne jusqu’au bout, en toute soumission et amour, priez pour nous. Ainsi soit-il. »
Litanies:
Seigneur, aie pitié de nous, Jésus Christ, aie pitié de nous, Seigneur, aie pitié de nous,
Marie qui guérit les couples, épouse de Saint Joseph, prie pour notre couple,
Marie qui guérit les couples, Mère de Dieu,
Marie qui guéris les couples, réconciliatrice des époux,
Marie qui guéris les couples, consolatrice des incompris,
Marie qui guéris les couples, espérant jusqu’au bout,
Marie qui guéris les couples, modèle du don total,
Marie qui guéris les couples, humble et réservée,
Marie qui guéris les couples, accueillante et généreuse,
Marie qui guéris les couples, joyeuse dans l’épreuve,
Marie qui guéris les couples, discrète et efficace,
Marie qui guéris les couples, contemplative et active,
Marie qui guéris les couples, fidèle à son devoir,
Marie qui guéris les couples, intégrant ces émotions et accueillant celles des autres,
Marie qui guéris les couples, femme de raison,
Marie qui guéris les couples, et cherches la vérité dans le Christ,
Marie qui guéris les couples, tournée vers son enfant,
Marie qui guéris les couples, accompagnant Joseph à la porte du ciel,
Marie qui guéris les couples, fidèle et sans détour,
Marie qui guéris les couples, bouée dans la tempête,
Marie qui guéris les couples, Mère des enfants à naître,
Marie qui guéris les couples, lumière dans la nuit,
Marie qui guéris les couples, rendant possible l’impossible,
Marie qui guéris les couples, réconfort dans le deuil,
Marie qui guéris les couples, paisible dans l’adversité,
Marie qui guéris les couples, abandonnée à la volonté de Dieu,
Marie qui guéris les couples, répondant au mal par le bien,
Marie qui guéris les couples, et ne reprends pas ta parole,
Marie qui guéris les couples, conciliante dans la vérité,
Marie qui guéris les couples, et accueilles la souffrance en union avec Jésus,
Marie qui guéris les couples, priant avec Joseph,
Marie qui guéris les couples, Vierge du Saint Rosaire,
Marie qui guéris les couples, adoratrice de la Sainte Trinité,
Marie qui guéris les couples, vivant souvent dans le silence,
Marie qui guéris les couples, aimant se retirer pour écouter Dieu,
Marie qui guéris les couples, l’Immaculée toute pure,
Marie qui guéris les couples, tabernacle de l’amour,
Agneau de Dieu qui enlève les pêchers du monde, pardonne nous Seigneur
Agneau de Dieu qui enlève les pêchers du monde, exauce nous Seigneur
Agneau de Dieu qui enlève les pêchers du monde, aie pitié de nous Seigneur
Coeur Sacré de Jésus, j’ai confiance en toi,
Coeur immaculée de Marie, prie pour nous.
Prière conclusive:
Ô Dieu qui, dans ta miséricorde infinie répands en nos âmes les grâces obtenues par l’intercession de Marie qui refait les couples,
accorde-nous par son intercession de connaître un renouveau de notre amour conjugal
et de vivre éternellement immergés dans le mystère de la Trinité Sainte.
Par le Christ Notre Seigneur, Amen.