Morale du Christ


 
 

Liste des commandements


Le christianisme est une religion de la Foi, et non plus d’abord une religion de la Loi:
le Christ ne demande pas qu’on soit ses esclaves soumis, mais qu’on L’aime (Jn 15,15) et aime notre prochain concrètement et complètement. Ainsi le problème du péché, avant d’être une désobéissance, est qu’il s’agit d’une trahison de l’amour.

Dans l’Evangile, Dieu demande non plus seulement de ne pas commettre de faute, mais d’en pourchasser même l’intention par la pureté du cœur (Mt 5,8).
Il élargit le domaine d’application des prescriptions à tout le genre humain, sans distinguer statut social (maître ou esclave), sexe, ethnie ou élection (juif ou païen).
Il fait confiance à la raison et à la liberté humaines, en ne disant rien de littéral sur la manière de se nourrir, de s’habiller, de se laver, de se peigner, de partager son héritage.

La loi chrétienne n’est pas d’abord un ensemble de règles mais une excellence personnelle (comme par exemple dans le sport ou la musique). Elle n’est pas une morale d’obligation ou de perfection mais de relation avec Dieu.

Les commandements divins ne sont pas une soumission mais une libération: les commandements ont été gravés dans les tables de pierre; en hébreu, « gravé » se dit harut (Ex 32,16) qui a la racine de herut: « liberté« .

Toutefois l’éducation des enfants et l’histoire du monde indiquent clairement qu’être « positif » ne suffit pas. La psychologie humaine (marquée par certaines ténèbres et de l’égoïsme depuis le péché originel) a un besoin naturel intrinsèque de certaines limites extérieures: ne pas mettre les doigts dans la prise, ne pas brûler les feux rouges…

L’opposition forcée entre Foi et Loi est antiscripturaire. Le Christ a seulement dénoncé l’idée que mon obéissance à la Loi me justifierait alors que Dieu seul me sauve:
Jc 2,17 La foi, si elle n’a pas d’oeuvres, est morte par elle-même.
Rm 7,14 La loi est Pneumatique. (= de l’Esprit-Saint)
Rm 13,10 L’accomplissement de la Loi, c’est l’Amour.
Jn 14,21 Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime; or celui qui m’aime sera aimé de mon Père; et je l’aimerai et je me manifesterai à lui.… 23 Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera et vous viendrons vers lui et nous nous ferons une demeure chez lui. »

La finalité de la morale chrétienne est l’Amour, permettre la souveraineté de l’Amour: si nous n’ordonnons pas à l’Amour nos recherches du bonheur (par les biens matériels, les joies de ce monde, l’affection d’autrui, l’accomplissement de notre volonté par la technique, la science ou la politique), ce sont ces recherches secondes qui en général nous dominent.

Dans le pentateuque (« loi de Moïse »), on peut énumérer 613 commandements: 365 interdits comme les jours de l’année car il est bon d’obéir à Dieu toute notre vie, et 248 positifs comme le nombre d’organes dans le corps humains car i est bon d’obéir à Dieu avec tout ce que l’on est et non en partie (TB Makkot 23b, Bekhorot 45a).
Le Christ n’est « pas venu abolir mais accomplir » (Mt 5,17): les commandements relevant des prescriptions de pureté rituelle (alimentation, habillement…) ont été une fois par toutes accomplis par Lui, mais Il en a maintenu beaucoup d’autres (décalogue dont l’amour de Dieu, amour du prochain, amour de l’ennemi, sanctification personnelle…) et le scoop est que le Nouveau Testament en instaure plus de 1 000 autres! Et nous livrons ici-bas la liste des 50 commandements de la bouche même de Jésus.

L’Eglise n’est pas une idéologie politique changeant de veste pour chercher l’affection et l’approbation de son clan, ni un business changeant son offre lorsque la demande locale baisse. Elle n’a le pouvoir de contredire ni la réalité naturelle créée (biologie, mariage naturel entre un homme une femme…) ni la volonté divine révélée dans l’histoire. Le paradoxe est que l’Eglise est l’institution la plus eudémoniste voire hédoniste qui soit, car en annonçant la Parole de Dieu elle ne propose à ceux qui l’acceptent que le vrai bonheur et le vrai plaisir de tout l’homme en Dieu: la morale du Christ aime le plus la vie dans toutes ses dimensions.

Etant le créateur de 200 milliards de galaxies, Dieu est un petit peu plus intelligent que nous, et il semble très intelligent et sagement humble de L’écouter.
La Vérité est la personne de Dieu et ne dépend pas de ce que je sens ou pense
Le problème actuel, est d’avoir massivement cru au mensonge du tentateur:
Gn 3,2.4 « Vous serez comme des dieux… » et ‘vous ne mourrez pas »,
Is 5,20 Malheureux ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui font des ténèbres la lumière et de la lumière les ténèbres, qui font de l’amer le doux et du doux l’amer.
Ce qui aboutit aussi, puisqu’on refuse de reconnaître notre origine, au rejet d’une anthropologie un peu réaliste (Qui sommes nous?)
Penser mal se termine ainsi en vivre mal et dans un cercle vicieux, nous justifions alors nos actes en modifiant nos principes et lois (pour « vivre avec son temps », « accompagner l’évolution de la société ou les mœurs… »)
Le monde s’érige à la place de la loi divine une moraline faites d’un nombre incalculable de règlements et des centaines de milliers de lois bien plus contraignantes (tabac, écologie, vie privée, négation de la liberté de conscience…). Les idoles argent, sexe, apparence, pouvoir sont autrement plus exigeantes, pesantes et asservissantes (fatigantes, attristante et angoissante) que le commandement divin qui est pour le bonheur et la vie.
C’est le péché qui mène à la mort (Rm 5,12): la distinction binaire véniel/mortel est un peu abstraite: tous y conduisent, même si c’est plus ou moins immédiat… (cf. 1Jn 5,16)


50 Commandements du Christ – Liste récapitulative
1. Repentez-vousMt 4,17, Lc 13,3
2. Que ton coeur ne soit pas troubléJn 14,27; 16,33, Mt 6,25-26, Phi 4,6-7
3. Suivez-moiMt 4,19
4. Réjouissez-vousMt 5,12 (cf. 2Co 6,10; 12,10, Jc 1,2-4)
5. Laissez votre lumière brillerMt 5,16
6. Honorez la loi de DieuMt 5,17-19
7. Soyez réconciliésMt 5,24-25
8. Ne commettez pas d’adultèreMt 5,27-30
9. Gardez votre paroleMt 5,33-37
10. Fais mille autre pasMt 5,38-42
11. Aimez vos ennemisMt 5,44
12. Soyez parfaitsMt 5,48
13. Faites le bien en secret (donner, prier, jeûner)Mt 6,1-18
14. Déposez des trésors dans les cieuxMt 6,19-21
15. Cherchez d’abord le royaume de DieuMt 6,33
16. Ne jugez pasMt 7,1-2
17. Ne jetez pas vos perles aux cochonsMt 7,6
18. Demandez, cherchez et frappezMt 7,7-8
19. Faites aux autres (« règle d’or ») – Mt 7,12
20. Choisissez la voie étroiteMt 7,13-14
21. Méfiez-vous des faux prophètesMt 7,15
22. Priez pour ceux qui répandent la paroleMt 9,37-38
23. Soyez prudents comme les serpents et candides comme les colombesMt 10,16. (cf. Rm 16,19)
24. Craignez Dieu et non les hommesMt 10,28 (cf. Lc 12,4-5)
25. Écoutez la voix de DieuMt 11,15; 13,9.43, Mc 4,23, Lc 14,35, 1R 19,11-13
26. Prenez mon jougMt 11,29
27. Honore tes parentsMt 15,4
28. Méfiez-vous des faux enseignementsMt 16,6, 11-12
29. Renie-toi toi-mêmeLc 9,23 (cf. Mt 10,38 et Mc 8,34)
30. Ne méprisez pas les petitsMt 18,10
31. Allez vers les frères qui vous offensentMt 18,15 (cf. Ga 6,1)
32. PardonnezMt 18,21-22 (cf. Pr 19,11)
33. Méfiez-vous de la convoitiseLc 12,15
34. Honorez le mariageMt 19,6.9
35. Dirige en étant un serviteurMt 20,26-28
36. Faites de l’église une maison de prière pour toutes les nationsMc 11,17
37. Priez avec foiMt 21,21-22, Jn 15,7
38. Amenez les pauvresLc 14,12-14
39. Rendez à CésarMt 22,19-21
40. Aime le SeigneurMt 22,37-38
41. Aime ton prochainMt 22,39
42. Sois né de nouveauJn 3,7
43. Attends mon retourMt 24,42-44
44. Célébrez la Cène du SeigneurMt 26,26-27
45. Veillez et priezMt 26,41
46. Gardez mes commandementsJn 14,15
47. Nourrissez mes brebisJn 21,15-16
48. Faites et baptisez les disciplesMt 28,19
49. Enseignez aux disciples à obéirMt 28,20
50. Recevez la puissance de DieuLc 24,49


Pr 23,17 Que ton cœur n’envie pas les pécheur!
Jc 2,10 Quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous. (goutte de mercure…)
Lévinas: « La Bible, c’est la priorité de l’Autre par rapport à moi. »
C’est-à-dire l’oblation de soi, image ressemblante (Gn 1,27) de la Trinité.