Magistère de l’Eglise


Définition: Autorité et fonction d’enseignement reçues par l’Eglise de son fondateur divin (étymologie indoeuropéenne meg = grand), indissociable de son ministère.

L’Eglise est à la fois Mère parce qu’elle engendre les croyants à la grâce, et Maîtresse parce qu’elle enseigne la Vérité.

Cette faculté n’est ni inventée par les hommes, ni le résultat d’un simple consensus fidelium (un faux sensus fidei qui serait coupé de la structure sacramentelle de l’Eglise et de la communion universelle, ou un conciliarisme) mais révélée: l’Eglise a été chargée de garder le depositum Fidei et bénéficie de l’assistentia Spiritus Sancti. Le pape se met aussi à l’écoute du sensus fidei chez les fidèles (cf. 1Jn 2,20.27) dans l’Eglise universelle: « préconnaissance » (praecognitio) dans la fides et pietas continues. Il ne s’agit pas de simple collégialité (eg crise arianiste), majorité sociologique ou reflet de la culture ambiante (opinion publique): le consensus fidelium peut être temporairement obscurci (Newman, On Consulting the Faithful).
Le magistère évite ces deux erreurs extrêmes: le fidéisme magistériel (ecclésiologie pyramidale close, ignorant le sensus fidelium) et le populisme théologique (ecclésiologie horizontale sans transcendance, pour tenter de rejeter l’autorité sacramentelle).

Vatican II, Lumen Gentium 25: « …Le Pontife romain ne prononce pas une sentence en tant que personne privée, mais il expose et défend la doctrine de la foi catholique… Lorsque le Pontife romain, ou le corps des évêques avec lui, portent une définition, ils le font conformément à la Révélation elle-même à laquelle tous doivent se tenir et se conformer… Ils ne reçoivent, comme appartenant au dépôt divin de la foi, aucune nouvelle révélation publique« .

Vatican II, Dei Verbum 10: « La Sainte Tradition et la Sainte Ecriture constituent un unique dépôt sacré de la parole de Dieu, confié à l’Eglise; en s’attachant à lui, le peuple saint tout entier uni à ses pasteurs reste assidûment fidèle à l’enseignement des apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières (cf. Ac 2,42 grec), si bien que, dans le maintien, la pratique et la confession de la foi transmise, s’établit, entre pasteurs et fidèles, une singulière unité d’esprit.

La charge d’interpréter de façon authentique la parole de Dieu, écrite ou transmise, a été confiée au seul magistère vivant de l’Eglise dont l’autorité s’exerce au nom de Jésus-Christ. Pourtant, ce magistère n’est pas au-dessus de la Parole de Dieu, mais il la sert, n’enseignant que ce qui fut transmis, puisque par mandat de Dieu, avec l’assistance de l’Esprit Saint, il écoute cette parole avec amour, la garde saintement et l’expose aussi avec fidélité, et puise en cet unique dépôt de la foi tout ce qu’il propose à croire comme étant révélé par Dieu.

Il est donc clair que la Sainte Tradition, la sainte Ecriture et le magistère de l’Eglise, par une très sage disposition de Dieu, sont tellement reliés et solidaires entre eux qu’aucune de ces réalités ne subsiste sans les autres, et que toutes ensemble, chacune à sa façon, sous l’action du seul Esprit Saint, contribuent efficacement au salut des âmes. »

La responsabilité de tout fidèle en réponse est de se former continuellement, et d’accueillir ces documents avec confiance et discernement. Cf. Ex 24 7 Nous ferons et nous écouterons. (deux verbes dans cet ordre)

 

  1. Fondement scripturaire

1.1 Origine vétérotestamentaire:
Dt 4 8 Quelle est la grande nation qui ait des statuts et des ordonnances justes, comme toute cette torah que je mets aujourd’hui devant vous?… 9 fais les connaître à tes fils et aux fils de tes fils 10 … Assemble-moi le peuple, et je leur ferai entendre mes paroles, qu’ils apprendront pour me craindre tous les jours qu’ils seront vivants sur la terre, et qu’ils enseigneront à leurs fils
6 7 Tu les inculqueras à tes fils, et tu en parleras, quand tu seras assis dans ta maison, et quand tu marcheras par le chemin, et quand tu te coucheras, et quand tu te lèveras.
11 19 Vous enseignerez [ces paroles] à vos fils…

1.2 Autorité et enseignement apostoliques
Mt 18 18 Amen je vous le dis: Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel.
Lc 10 16 Qui vous écoute m’écoute, qui vous rejette (méprise) me rejette, et qui me rejette rejette Celui qui m’a envoyé.
Mt 28 19 En allant, faites disciples (enseignez) toutes les nations, les baptisant pour le nom du Père et du Fils et du Saint Esprit,
20 leur enseignant à garder toutes les choses que je vous ai commandées. Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la l’achèvement du siècle.
Jn 14 26 L’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.
Jn 20,22: Jésus souffla son Esprit dans les apôtres.
Ac 2 1 Comme le jour de la Pentecôte s’accomplissait, ils étaient tous ensemble dans un même lieu.
2 Et il se fit tout à coup du ciel un son, comme d’un souffle violent et impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis.
3 Et il leur apparut des langues divisées, comme de feu; et elles se posèrent sur chacun d’eux. 4 Et ils furent tous remplis de l’Esprit Saint…
Ac 16 4 Comme ils passaient par les villes, ils leur remirent pour les garder, les dogmes établis par les apôtres et les anciens qui étaient à Jérusalem.
2P 1 12 Je m’appliquerai à vous faire souvenir toujours de ces choses, quoique vous les connaissiez et que vous soyez affermis dans la vérité présente. 13 Mais j’estime qu’il est juste, tant que je suis dans cette tente, de vous réveiller en rappelant [ces choses] à votre mémoire, 14 sachant que le moment de déposer ma tente s’approche rapidement, comme aussi notre Seigneur Jésus Christ me l’a montré; 15 mais je m’étudierai à ce qu’après mon départ vous puissiez aussi en tout temps faire mémoire de ces choses.

JP II exhortation Pastores dabo vobis 55, 1992: « Il n’y a pas de magistère « parallèle », parce que l’unique Magistère est celui de Pierre et des Apôtres, du Pape et des évêques. Par exemple, Thomas d’Aquin ST., II-II, 10, 12: ‘Il faut s’en tenir davantage à l’autorité de l’Eglise qu’à l’autorité d’Augustin, de Jérôme ou de quelque autre Docteur »; et encore que personne ne peut se défendre avec l’autorité d’Augustin ou de quelque autre Docteur contre l’autorité de Pierre (cf. S.T., II-II, 11, 2 ad 3).’  »

 

1.3 Primauté de Pierre
Mt 16 19 Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux: quoi que tu lies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour lié, et quoi que tu délies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour délié.
Lc 22 32 J’ai prié afin que ta Foi ne s’éclipse (eklipê, de ekleipô) pas.
Mt 17,24: Les collecteurs du didrachme s’adressent à Pierre pour l’impôt: ils perçoivent la primauté.
Jn 10 16 Il y aura un seul troupeau et un seul pasteur.
Jn 21,6.11: Le filet est impossible à ramener, mais sur ordre du Christ, Pierre le fait tout seul.
Jn 21 15 Pais mes brebis. à Primauté non d’absolutisme ni de simple honneur (philosophie idéaliste) mais d’Amour pour Dieu et de charité dans le service d’autorité.
Ac 12 5 La prière ardente de l’Église montait sans relâche vers Dieu à l’intention de Pierre.
Ga 1,18: le premier apôtre que Paul rencontre: Kephas.

Clément de Rome écrit son épître pour les fidèles de Corinthe (en Grèce).
Ignace d’Antioche parle de Rome comme celle qui « préside à la charité« .
Irénée lui attribue un rôle particulier dans les questions doctrinales: « Avec cette Église (à Rome), en raison de son origine plus excellente, doit nécessairement s’accorder toute Église, c’est-à-dire les fidèles de partout, elle en qui toujours, au bénéfice de ces gens de partout, a été conservée la Tradition qui vient des apôtres ».
Jérôme: « Je ne crois en aucun autre primat que celui du Christ ; c’est pourquoi je me mets en communion avec ta béatitude, c’est-à-dire avec la chaire de Pierre. Je sais que l’Église est édifiée sur cette pierre. »
Ambroise: « Là où est Pierre, là est l’Eglise. » (Explanatio psalmorum XII, sur Ps 40,10)
Léon le Grand, « Pierre dont la dignité ne saurait défaillir, même dans un héritier indigne. » (S. II, pour l’anniversaire de son élévation au Pontificat)
Sophrone, patriarche de Jérusalem décrit Rome comme « le siège des doctrines orthodoxes, et la compare à « un luminaire de toutes les Eglises sous le soleil ».
Pères du IIIe concile de Constantinople, 691: « Pierre a parlé par Agathon! (pape) ».
François d’Assise: « Le Seigneur Pape » (Regula bullata, I,1).
Catherine de Sienne appelle les successeurs de Pierre « le doux Christ sur la terre » (Lettres 109,171,196).

Martyrs de la primauté: Thomas More et tous les martyrs de la Révolution Française, grecs catholiques Ukraïniens et Bulgares, Eglise en Chine actuelle……

L’Annuaire pontifical fait la liste de ses titres historiques: « Vicaire de Jésus-Christ, Successeur du Prince des Apôtres, Souverain pontife de l’Église universelle, primat d’Italie, archevêque et métropolite de la province de Rome, Souverain de l’État de la Cité du Vatican, Serviteur des serviteurs de Dieu, Evêque de Rome. » Benoît XVI, en 2006, renonce à « patriarche d’Occident ».

Sur 267 papes: 80 saints (dont 35 1ers), 10 bienheureux, 2 vénérables, 3 serviteurs de D (testimoni).

L’élection en conclave ne signifie pas que Dieu lui-même choisisse, mais qu’Il passe par les hommes avec leurs qualités et faiblesses:
Ratzinger Entrevue avec Avvenire 1997, 12 mars 2013: « Il y a trop d’exemples de papes que l’Esprit Saint n’aurait évidemment pas choisis. »

La primauté a permis l’unité et la mission.

 

1.4 Succession apostolique: autorité des successeurs des apôtres
Ac 1 20 Qu’un autre prenne sa charge.
Ac 13 3 …Ayant imposé les mains sur Paul et Barnabé, ils les laissèrent aller.
1Co 15,5-7: Les Douze, … puis les Apôtres.
2Tm 3 14 Mais toi, demeure dans les choses que tu as apprises et dont tu as été pleinement convaincu, sachant de qui tu les as apprises.
Lin, est cité en 2Tm 4,21 puis dans la Prière Eucharistique (Canon romain).
Clément de Rome (cité en Ph 4,3 pape de 90 à 100 environ, Lettre aux Corinthiens, 44): « Les apôtres… ont établi les ministres
et instituèrent qu’après leur mort d’autres hommes, dûment éprouvés, prendraient leur succession. »

 

 

2. Les types de documents magistériels

Attention, il n’existe pas dans le droit canonique une liste officielle et exhaustive ordonnant entre eux ces documents, mais des principes généraux. Le degré d’autorité d’un document dépend de:
Qui enseigne (pape seul, collège des évêques, concile œcuménique).
– L’universalité (ou non) des destinataires
– L’intention (ou non) d’engager le magistère.
– La portée du contenu doctrinal (depuis le cœur de la foi jusqu’aux éléments moins centraux).
– Le caractère définitif (ou non) de l’enseignement.

Une doctrine enseignée définitivement dans un document au statut « faible » peut avoir plus d’autorité qu’une opinion pastorale contenue dans un document « fort ». Une encyclique peut parfois contenir un enseignement plus autoritatif qu’une constitution apostolique purement disciplinaire.

Voici donc les différents types de documents, par tendance générale décroissante d’engagement et donc d’autorité magistérielle.

 

2.1 Magistère extraordinaire
Il est infaillible (Pastor aeternus 4, 1870), et donc requiert la foi: « Le Pontife romain, lorsqu’il parle ex cathedra, c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine sur la foi ou les moeurs doit être tenue par toute l’Église, jouit, par l’assistance divine à lui promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que fût pourvue son Église, lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi et les moeurs. Par conséquent, ces définitions du Pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Église. Si quelqu’un, ce qu’à Dieu ne plaise, avait la présomption de contredire notre définition, qu’il soit anathème. »
Critères:
* doctrine ex cathedra (solennelle, en vertu de la charge pontificale de pasteur et docteur suprême) ou du « corps des évêques quand il exerce son magistère suprême en union avec le successeur de Pierre » (LG 25), à destination de toute l’Eglise
* sur la foi et les mœurs (pas les sciences –comme l’astronomie, la climatologie, la médecine…–, la stratégie politique ou économique)
* en communion avec l’Ecriture et le Magistère précédent
* avec intention définitive.
Dans un document du magistère extraordinaire, les parties explicatives ne réunissent pas tous ces critères et ne sont pas nécessairement infaillibles.

Définitions dogmatiques ex cathedra
Ex. Immaculée Conception en 1854; Assomption en 1950.

Constitutions dogmatiques et pastorales (conciliaires) ou apostoliques (papales):
Textes les plus importants émis par l’Eglise, équivalents à une loi fondamentale, concernant la foi, les mœurs, l’administration de l’Eglise. Elle se présente concrètement sous la forme d’une bulle (cf. infra).
Ex.: Dei Filius et Pastor aeternus (Vatican I); Dei Verbum, Lumen Gentium, Gaudium et Spes et Sacrosanctum Concilium (Vatican II)
Constitution apostolique de Jean-Paul II Sacrae disciplinae leges promulguant le nouveau Code de droit canonique de 1983.

Canonisations (non les béatifications) prononcées urbi et orbi: classées par la majorité des théologiens parmi les vérités connexes (veritates connexae) à la Révélation (non formellement révélées mais dont la définition est requise pour garder et expliquer le dépôt révélé): elles relèvent donc de l’infaillibilité comme objets secondaires du magistère (et non primaires comme les dogmes de foi stricto sensu).

 

2.2 Magistère ordinaire universel
En général infaillible (concerne la foi et les mœurs).
– Codes de Droit Canonique : pour l’Eglise latine en 1983,
pour les Eglises catholiques de rite oriental le Codex Canonum Ecclesiarum Orientalium –CCEO– en 199l

– Catéchisme de l’Eglise Catholique (1992): synthèse doctrinale normative, « exposé sûr du dépôt de la Foi », présenté par la constitution apostolique Fidei Depositum

– Décrets et déclarations conciliaires
Ex. Nostra aetate; Unitatis redintegratio (Vatican II)

Ex. – impossibilité de remarier une personne mariée et d’ordonner des femmes au sacerdoce
– immoralité intrinsèque de l’avortement direct et de l’euthanasie provoquée, et (par degré décroissant) de la torture d’un innocent, de du blasphème ou de la fornication
– genre sui generis des Déclarations christologiques communes avec les Eglises apostoliques séparées: non unilatérales, elles constatent les convergences de doctrine en proclamant de nouveau les contenus de foi des premiers conciles œcuméniques (sans donner de nouvelles expressions), sans trancher sur la réception formelle ou non d’autres conciles ultérieurs.

 

2.3 Magistère ordinaire authentique
Selon les circonstances et les parties du document: soit infaillible, soit le fidèle doit lui accorder un « assentiment religieux de la volonté et de l’intelligence » (Ex 24,7; LG 25).

– Encyclique: (du grec « circulaire ») lettre du pape adressée à l’ensemble des évêques du monde (ou à une partie d’entre eux), et, par leur intermédiaire, au clergé, aux fidèles et éventuellement aux « hommes de bonne volonté », le plus souvent avec valeur d’enseignement – préciser ou élaborer une doctrine ou des orientations pastorales –, mais qui peut comporter des mises en garde ou (rarement) des condamnations.
Ex. Humanae vitae 1968, Veritatis Splendor 1993, Fides et Ratio 1998, Magnifica Humanitas 2026

Exhortation apostolique: texte voisin de l’encyclique par son esprit et ses destinataires (en général les fidèles de l’Église catholique), leur présentant sa réflexion ou confirmant et promulguant les orientations ou les conclusions d’une réflexion collective menée dans un cadre collégial (comme un synode d’évêque, ordinaire ou extraordinaire).
Ex. Evangelii nuntiandi de Paul VI sur l’évangélisation dans le monde moderne 1974.
Familiaris consortio 1981

Lettre apostolique: lettre publiquement adressée à un responsable de l’Eglise ou à une catégorie de fidèles, en vue de développer sur un point précis un enseignement ou une orientation. Elle n’a donc pas de portée universelle, mais elle se veut être aussi une « lettre ouverte ».
Ex. : Lettre apostolique de Paul VI au cardinal Roy, président du Conseil pour les laïcs et de la Commission pontificale Justice et Paix, sur le problème social (à l’occasion du 80ème anniversaire de l’encyclique Rerum Novarum sur le même thème (1971).
Dies Domini 1998; Rosarium Virginis Mariae 2002

Motu proprio: acte législatif promulgué par le Souverain Pontife « de son propre mouvement » (et non pour répondre à une sollicitation) ; souvent un décret d’organisation.
Ex. Apostolica sollicitudo de Paul VI du 15 septembre 1965 créant le synode des Evêques en application des délibérations du concile Vatican II.
Summorum Pontificium (sur la liturgie St Pie V)

– Bulle: toute lettre du pape rédigée en forme solennelle ; elle est scellée soit d’une boule de métal (origine du mot bulle), soit d’un cachet de cire. Les constitutions apostoliques se présentent souvent sous cette forme de bulle.

Bref apostolique: lettre du Souverain Pontife de moindre importance que la bulle.

Rescrit: acte administratif donné par écrit (sens de ce nom) par une autorité ecclésiastique (Souverain Pontife, Congrégation romaine, évêque, vicaire général ou épiscopal), dans le domaine de sa compétence juridique propre, sous forme de réponse à une demande effectuée par une personne physique ou juridique (personne morale de droit canonique). Cet acte accorde un privilège ou une dispense.
Ex. acte du Saint Siège autorisant un prêtre à quitter l’état clérical (sachant que l’ordination reçue validement ne peut jamais être annulée.)

Indult: (du latin indulgere, permettre). Acte administratif d’une autorité ecclésiastique pour lequel elle accorde un privilège ou une dérogation. L’indult apostolique émane du Saint-Siège.
Ex.: * autorisation accordée à un religieux ou une religieuse, ayant fait profession de vœux perpétuels, de quitter la vie religieuse.
* La communion dans la main
* Mariages avec disparité de culte sans forme ordinaire
* Rites, usages et calendriers locaux, vin de messe faible en alcool

– Catéchèses, Homélies papales, Allocutions, Livres personnels, Interview par journalistes et autres improvisations…

– Lettres pastorales d’évêques locaux ou de conférences épiscopales

– Déclarations, Instructions, Notes, Documents des Dicastères,
Ils tirent leur autorité de l’approbation pontificale soit in forma communi (poids ordinaire), soit in forma specifica (engage l’autorité pontificale de façon plus directe).
Ex. * Déclaration Fiducia Supplicans (déjà corrigée), DDF (ex-CDF) 2023
* Document Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur – 1700e anniversaire du concile œcuménique de Nicée, 325-2025, Commission Théologique Internationale 2024
* Note Mater Populi Fidelis (non approuvée in forma specifica; en débat), DDF 2025

 

  1. Attitudes du croyant: discernement, articulation Foi et raison, liberté et humble obéissance

Un document émis ou signé par le pape demande non une obéissance aveugle de l’intelligence, mais le discernement de chaque croyant, l’écoute humble « avec crainte et tremblement » (Ph 2,12), tout en recourant chacun personnellement à la raison et en s’appuyant sur « la Foi Une » (Ep 4,5) de l’Eglise et non sur les idées personnelles de qui que ce soit.

LG 25, cf. can. 752: « Cet assentiment religieux (obsequium religiosum) de la volonté et de l’intelligence est dû, à un titre singulier, au magistère authentique du Souverain Pontife, même lorsque celui-ci ne parle pas ex cathedra, ce qui implique la reconnaissance respectueuse de son suprême magistère, et d’adhésion sincère à ses affirmations, en conformité à ce qu’il manifeste de sa pensée et de sa volonté et que l’on peut déduire en particulier du caractère des documents, ou de l’insistance à proposer une certaine doctrine, ou de la manière même de s’exprimer. »

L’infaillibilité fait toujours référence à la Tradition de l’Église, à ce qui – comme l’a dit St Vincent de Lérins – « a été cru partout, toujours et par tous » (Commonitorium, 445: quod ubique, quod semper, quod ab omnibus). La Tradition ne peut être que dévoilée et clarifiée, mais pas nouvellement créée.
Le pape enseigne et agit de manière suprême (en ce monde) mais non absolue, par mandat défini et donné par le Christ.

St John-Henry Newman (Grammar of Assent et On Consulting the Faithful in Matters of Doctrine, 1859): une doctrine définie qui ne rencontrerait pas de réception dans le corps ecclésial poserait une question théologique sérieuse (non une invalidation, mais un signal, et souvent un temps pour l’interprétation).
Le sensus fidelium est une « instance de contrôle, non une instance de décision«  (Congar). Une non-réception peut signifier la résistance au magistère, non son invalidation ; elle peut refléter la pression culturelle du moment (eg révolution sexuelle vs Humanae vitae) plus qu’un sens surnaturel et contredire la condition requise d’enracinement dans la Tradition constante.

 

Des erreurs de papes dans l’histoire dans l’enseignement sur la foi et la morale ?
Un pape peut se tromper s’il n’enseigne pas dans les critères de l’infaillibilité.
Et ce qui n’est pas conforme à ces critères peut être corrigé dans un pontificat ultérieur.

Pierre, avant de recevoir l’Esprit et de lui être fidèle, renie le Christ (Lc 22 57 Je ne le connais pas.), puis se repent

– Victor (189-199) qui voulait imposer à toutes les Eglises, comme date de la fête de Pâques, celle de Rome, alors que les Eglises d’Orient gardaient la tradition de la célébrer le 14e jour du mois de nisan:Irénée de Lyon s’est opposé à la décision et a demandé au pape de respecter ces Eglises et leurs traditions, en lui reprochant de procéder par voie disciplinaire puisque le pape voulait les excommunier.

– Libère (325-366) signa un temps le credo arien de Smyrne (357) et excommunie saint Athanase sous pression de l’empereur Constant.

– Honorius I (625-638): Son approbation apparente du monothélisme, dans une conversation privée et non ex cathedra. Il a été corrigé par Léon II.

– Jean XXII (1316-1334; il fit de bonnes choses par ailleurs comme la canonisation de Thomas d’Aquin), spolia les Juifs et prêcha en 1331 que la vision béatifique et l’enfer n’étaient qu’après le Jugement dernier; il dut se rétracter.

Bernard de Clairvaux critique Eugène III non pour son magistère mais la bureaucratie romaine, des abus de la Curie;
Hildegarde de Bingen face à Anastase IV critique les négligences et corruptions de clercs;
Catherine de Sienne reproche à Grégoire XI (1370-1378) son maintien à Avignon, certaines nominations et le manque de réformes du clergé…

Ratzinger soulignait que l’Esprit-Saint n’est pas entièrement responsable de l’élection du pape, qui ne prend pas le contrôle du conclave, ne dicte pas aux cardinaux le candidat pour lequel voter, et souligne que dans l’histoire de l’Eglise, trop de papes n’ont pas été choisis par l’Esprit-Saint.

St John Henry Newman (Lettre au duc de Norfolk, 1874): « S’il m’arrive d’évoquer la religion lors des toasts après le dîner, je boirai… d’abord à la Conscience, puis au Pape. »

Ratzinger (« Primat und Episkopat », JRGS 8/1, Fribourg 2010, 657): « La critique des déclarations papales sera possible et nécessaire dans la mesure où elles ne trouvent pas de fondement dans l’Écriture et le Credo, respectivement dans la foi de l’Église universelle. En l’absence d’unanimité de l’Église universelle et de témoignage clair des sources, une décision contraignante est impossible; si elle était prise formellement, ses conditions ne seraient pas remplies, et la question de sa légitimité devrait alors être soulevée. »

L’émission d’un doute sur un propos ou sa critique n’est ni une opposition ni une attaque envers la personne du pape.

Le but doit toujours être de servir la Vérité dans la charité (Ep 4,15), et la manière: l’humilité et la crainte de Dieu pour ne pas scandaliser les « petits ».

La Révélation invite à la raison et à la responsabilité personnelle de chacun dans l’Eglise, et non à la soumission absolutiste de la pensée: contre le risque de servilité et de lâcheté (cf. Hannah Arendt).
Mieux vaut le martyre que contester un article de Foi comme la primauté de Pierre et de ses successeurs directs; toutefois on sert une vérité non en la coupant (la Foi est « Une »; Ep 4,5) ou la mettant au-dessus du reste (notamment des vertus cardinales de justice et prudence) mais en l’ordonnant à tout le contenu organique de la Foi révélée.
Le magistère est la voix du Verbe (cf. Mt 3,3), le serviteur de la Parole et non au-dessus (Magisterium Verbum Dei ministrant, non supra Verbum Dei: DV 10), sinon on tomberait par analogie avec le protestantisme, dans le solum magisterium (positivisme ecclésiastique), alors que la doctrine catholique est plutôt Prima Scriptura (qui est lanorma normans non normata, la Révélation achevée étant la règle suprême de la Foi).

Comme chacun d’entre nous, le successeur de Pierre a à se convertir pour enseigner: Lc 22,32 « quand tu seras converti, affermis tes frères. »

S’exprimer lorsque quelque chose ne va pas sert l’Unité, qui n’est pas sourde et aveugle, ne peut exister sans la Vérité de la Foi inchangée depuis la Révélation (cf. LG 25).

Eg Ga 2 11 Quand Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était condamné. 12 Car, avant que quelques-uns fussent venus d’auprès de Jacques, il mangeait avec ceux des nations; mais quand ceux-là furent venus, il se retira et se sépara lui-même, craignant ceux de la circoncision; 13 et les autres Juifs aussi usèrent de dissimulation avec lui, de sorte que Barnabas même fut entraîné avec eux par leur dissimulation. 14 Mais quand je vis qu’ils ne marchaient pas droit, selon la vérité de l’évangile, je dis à Céphas devant tous: Si toi qui es juif, tu vis comme les nations et non pas comme les juifs, comment contrains-tu les nations à judaïser?

Il est nécessaire de recourir à la raison et à la conscience pour recevoir le magistère (eg pb Laudate Deum 2023), puis de donner notre assentiment de foi à tout ce qui réunit les critères de l’infaillibilité.

 

  1. Principaux documents du Magistère dans l’histoire

– Clément Ier (88-97 ?): Épître aux Corinthiens
– Symbole des Apôtres, forme primitive, IIè s.
– Concile œcuménique de Nicée I (19 juin – 25 août 325): contre l’arianisme ; Symbole de Nicée
– Concile œcuménique de Constantinople I (mai – 30 juillet 381): divinité des trois personnes; Symbole de Constantinople
– Concile de Rome (382): Décret de Damase (Canon des Ecritures, primauté de Rome sur les autres patriarcats et l’empereur)
– Conciles d’Alexandrie (430), contre Nestorius
– Concile œcuménique d’Éphèse (22 juin – septembre 431): Christ 1 personne en 2 natures; Marie donc Mère de Dieu
– Léon Ier le Grand (440-461):
* Lettre Quam laudabiliter à Turribius d’Astorga du 21 juillet 447 (contre la gnose priscillaniste)
* Lettre Lectis dilectionis tuæ (Tome à Flavien de Constantinople du 13 juin 449, contre Nestorius et Eutychès)
* Concile de Chalcédoine (8 octobre – début novembre 451): union hypostatique. (note : le canon 28 tardif et peu fréquenté, mettant pour raison politique CP à l’égal de Rome, est rejeté par le pape St Léon Ier le Grand)
– Concile œcuménique de Constantinople II (4 mai – 2 juin 553): divinité du Christ
– Concile œcuménique de de Constantinople III (7 novembre 680 – 16 septembre 681): diothélisme (deux volontés en Christ)
– Concile œcuménique de Nicée II (24 septembre – 23 octobre 787): saintes images
– Concile de Constantinople IV (VIIIe œcuménique – 5 octobre 869 – 28 février 870): contre Photius de CP; primauté romaine
– Concile du Latran I (1123): concordat de Worms, fin de la querelle des Investitures, réforme grégorienne
– Concile du Latran II (8 avril 1139): discipline cléricale, condamnation du catharisme
– Concile du Latran III (5 au 19 mars 1179): erreurs des Cathares et Vaudois; discipline cléricale; protection des lépreux
– Concile du Latran IV(sous Innocent III – 11 au 30 novembre 1215), condamnation du catharisme/albigeisme; définition de la transsubstantiation; obligation de confession annuelle et communion pascale; réforme du clergé ; croisade ; statut des Juifs (port du signe distinctif)
– Grégoire IX (1227-1241): Bulle Parens scientiarum universitas du 13 avril 1231
– Concile de Lyon I (28 juin – 17 juillet 1245): excommunication de l’empereur Frédéric II; appel à la croisade contre les Mongols et les Turcs; réforme disciplinaire
– Concile de Lyon II (7 mai – 17 juillet 1274): union (éphémère) avec l’Église grecque (sous Michel VIII Paléologue) ; réglementation du conclave (constitution Ubi periculum); croisade; Bonaventure y participe et Thomas d’Aquin meurt en route
– Nicolas IV (1288-1294): Bulle Quia sapientia du 26 octobre 1289: organisation des universités
– Concile de Vienne (16 octobre 1311 – 6 mai 1312): suppression des Templiers; condamnation des erreurs des Béguins/Fraticelles; pauvreté évangélique (franciscains); enseignement des langues orientales dans les universités
– Jean XXII (1316-1334): Bulle instituant le collège de Gaillac du 14 février 1329
– Concile de Constance (5 novembre 1414 – 22 avril 1418): résolution du grand schisme d’Occident (trois papes simultanés); condamnation de Jan Hus et Jérôme de Prague; condamnation du wyclifisme; débat sur le conciliarisme (Haec sancta, Frequens)
– Concile de Ferrare-Florence (8 janvier 1438 – 7 août 1445): unions (éphémères) avec les Églises grecque, arménienne, copte, éthiopienne et syrienne; définition sur le Filioque, purgatoire, azymes, primauté; contexte de la chute imminente de Constantinople (1453)
– Pie II (1458-1464): Bulle Execrabilis, 1460 (condamne les appels au concile contre le pape comme hérétiques)
– Concile du Latran V (3 mai 1512 – 16 mars 1517): réforme cléricale ; condamnation du conciliabule de Pise anti-Jules II ; immortalité de l’âme démontrée par la raison contre Pomponazzi par la seule foi ; réforme de la prédication et de l’imprimerie ; primauté du pape par rapport aux conciles
– Léon X (1513-1521): Bulle Admonet Nos du 18 avril 1518 (Luther)
– Concile de Trente (13 décembre 1545 – 4 décembre 1563): justification, séminaires, Messe, Catéchisme, Bréviaire
– Pie IV (1559-1566): Bulle Iniunctum nobis, 13 novembre 1564 (profession de foi tridentine des clercs, professeurs et convertis)
– Pie V (1566-1572): Bulle Quo primum, 14 juillet 1570 (Missel Romain pour tous)
– Grégoire XIII (1572-1585):
* Bulle Inter gravissimas, 24 février 1582 (calendrier solaire)
* Bulle fondant le collège maronite, Rome, 5 juillet 1584
– Clément VIII (1592-1605): Lettre Quæcumque, 17 mars 1603 (calendrier)
– Clément XI (1700-1721): Bulle Unigenitus, 8 septembre 1713 (jansénisme)
– Clément XII (1730-1740): Bulle In eminenti, 28 avril 1738 (franc-maçonnerie)
– Benoît XIV (1740-1758): Bulle Providas, 16 mars 1751 (franc-maçonnerie)
– Clément XIII (1758-1769): Bulle Apostolicum pascendi, 9 janvier 1765 (défense des Jésuites)
– Clément XIV (1769-1775): Bref Dominus ac Redemptor, 21 juillet 1773 (suppression des Jésuites)
– Pie VI (1775-1799): Bref Quod aliquantum, 10 mars 1791 (contre la constitution civile du clergé et les principes antichrétiens des droits de l’homme temporels)
– Pie VII (1800-1823):
* Lettre encyclique Diu satis, 15 mai 1800 (l’Evangiles après les ravages révolutionnaires)
* Bulle Sollicitudo omnium ecclesiarum, 7 août 1814 (restauration des Jésuites)
* Bulle Ecclesiam a Jesu Christo, 13 septembre 1821 (Carbonari, sociétés secrètes)
– Léon XII (1823-1829): Lettre apostolique Quo graviora, 13 mars 1826 (maçonnerie et sociétés secrètes)
– Grégoire XVI (1831-1846):
* Lettre encyclique Mirari vos, 15 août 1832 (libéralisme de Lamennais)
* Constitutions de la société de Marie, 29 avril 1836
– Pie IX (1846-1878):
* Lettre encyclique Qui pluribus, 9 novembre 1846 (rationalisme, indifférentisme, communisme)
* Lettre encyclique Nostis et nobiscum, 8 décembre 1849 (socialisme)
* Lettre encyclique Singulari quidem, 17 mars 1856 (concordats)
* Lettre encyclique Quanta cura, 8 décembre 1864 (naturalismes, laïcisme)
* Syllabus des erreurs modernes, 8 décembre 1864
* Allocution consistoriale Multiplices inter, 25 septembre 1865
– Concile du Vatican I (8 décembre 1869 – 20 octobre 1870):
* Constitution dogmatique sur la foi catholique Dei Filius, 24 avril 1870
(révélation divine ; rapport foi/raison ; connaissance naturelle de Dieu ; nature de la foi ; erreurs du rationalisme, du matérialisme et du fidéisme).
*Première constitution dogmatique sur l’Église de Jésus-Christ Pastor aeternus, 18 juillet 1870
(primauté du pape ; juridiction universelle du pape ; infaillibilité pontificale.)
– Léon XIII (1878-1903):
* Lettre encyclique Quod apostolici, 28 décembre 1878 (socialisme, nihilisme)
* Lettre encyclique Æterni Patris, 4 août 1879 (philosophie scolastique)
* Lettre encyclique Arcanum, 10 février 1880 (mariage chrétien)
* Lettre encyclique Diuturnum illud, 29 juin 1881 (autorité politique)
* Lettre encyclique Supremi apostolatus, 1er septembre 1883 (Rosaire)
* Lettre encyclique Humanum genus, 20 avril 1884 (franc-maçonnerie)
* Lettre encyclique Immortale Dei, 1er novembre 1885 (constitutions chrétiennes des Etats)
* Lettre encyclique Libertas praestantissimum, 20 juin 1888 (liberté et loi naturelle)
* Lettre encyclique Sapientiae christianae, 10 janvier 1890 (devoirs envers la cité)
* Lettre encyclique Rerum novarum, 15 mai 1891 (social)
* Lettre apostolique Non mediocri, 25 octobre 1893 (séminaires)
* Lettre encyclique Providentissimus Deus, 18 novembre 1893 (Ecritures)
* Lettre encyclique Divinum Illud Munus, 9 mai 1897 (Esprit Saint)
* Lettre encyclique Affari vos, 8 décembre 1897 (écoles et laïcité -au Canada)
* Lettre encyclique Depuis le jour, 8 septembre 1899 (séminaires)
* Lettre encyclique Graves, communi, 18 janvier 1901 (démocratie chrétienne)
– Pie X (1903-1914):
* Lettre encyclique E supremi apostolatus, 4 octobre 1903 (programme pontifical)
* Lettre encyclique Ad diem illum lætissimum, 2 février 1904 (Immaculée)
* Lettre encyclique Jucunda sane, 12 mars 1904 (Grégoire le Grand)
* Lettre encyclique Acerbo nimis, 15 avril 1905 (catéchisme)
* Lettre encyclique Il fermo proposito, 11 juin 1905 (Action catholique)
* Grand Catéchisme, 14 juin 1905
* Lettre encyclique Vehementer nos, 11 février 1906 (laïcisme)
* Lettre à la France Une fois encore, 6 janvier 1907 (l’Eglise après la séparation de l’Etat)
* Décret Lamentabili, 3 juillet 1907 (65 erreurs modernistes)
* Lettre encyclique Pascendi Dominici gregis, 8 septembre 1907 (modernisme)
* Lettre encyclique Notre charge apostolique, 25 août 1910 (le Sillon, Sangnier)
– Benoît XV (1914-1922):
* Lettre encyclique Ad beatissimi apostolorum, 1er novembre 1914 (paix)
* Code de droit canonique, 27 mai 1917
* Lettre encyclique Humani generis redemptionem, 15 juin 1917 (prédication)
* Lettre encyclique Spiritus Paraclitus, 15 septembre 1920
– Pie XI (1922-1939):
* Motu proprio déclarant Notre-Dame, l’Assomption sainte patronne, la France, et sainte Jeanne d’Arc patronne secondaire, 2 mars 1922
* Lettre encyclique Ubi arcano Dei consilio, 23 décembre 1922 (paix et règne, Christ)
* Lettre encyclique Quas primas, 11 décembre 1925
* Lettre encyclique Mortalium animos, 6 janvier 1928 (unité, la vraie foi)
* Lettre encyclique Divini illius magistri, 31 décembre 1929 (éducation)
* Lettre encyclique Casti connubii, 31 décembre 1930
* Lettre encyclique Quadragesimo anno, 15 mai 1931 (social)
* Lettre encyclique Non abbiamo bisogno, 29 juin 1931 (fascisme)
* Lettre encyclique Lux Veritatis, 25 décembre 1931 (1500 ans d’Ephèse)
* Canonisation de Bernadette Soubirous le 8 décembre 1933
* Lettre encyclique Ad catholici sacerdotii, 20 décembre 1935 (sacerdoce)
* Lettre encyclique Vigilanti cura, 29 juin 1936 (cinéma)
* Lettre encyclique Mit brennender Sorge, 14 mars 1937 (nazisme)
* Lettre encyclique Divini Redemptoris, 19 mars 1937 (communisme)
– Pie XII (1939-1958):
* Lettre encyclique Summi pontificatus, 20 octobre 1939
* Lettre encyclique Mystici Corporis, 29 juin 1943 (Eglise Corps mystique)
* Lettre encyclique Divino afflante Spiritu, 30 septembre 1943 (Ecritures)
* Lettre encyclique Fulgens radiatur, 21 mars 1947 (St Benoît)
* Lettre encyclique Mediator Dei, 20 novembre 1947 (Liturgie)
* Constitution Munificentissimus Deus, 1er novembre 1950 (Assomption)
* Lettre encyclique Humani generis, 12 août 1950 (vs nouvelle théologie)
* Lettre encyclique Evangelii præcones, 2 juin 1951 (missions)
* Lettre encyclique Sempiternus Rex Christus, 8 septembre 1951 (1500 ans de Chalcédoine)
* Lettre encyclique Ad Cæli Reginam, 11 octobre 1954
* Lettre encyclique Musicæ sacræ disciplina, 25 décembre 1955
* Lettre encyclique Haurietis aquas in gaudio, 15 mai 1956 (Cœur, Jésus)
* Lettre encyclique Miranda prorsus, 8 septembre 1957 (médias)
– Jean XXIII (1958-1963):
* Lettre encyclique Sacerdotii Nostri primordia, 31 juillet 1959
* Lettre encyclique Mater et Magistra, 15 mai 1961
*Ordo Missæ, 1962
* Lettre encyclique Pacem in Terris, 11 avril 1963
– Concile du Vatican II (11 octobre 1962 – 8 décembre 1965), 16 textes:
* 4 constitutions
* 9 décrets
* 3 déclarations (qui ne concerne pas seulement l’Eglise, mais le monde entier).
– Paul VI (1963-1978):
* Lettre encyclique Ecclesiam suam, 6 août 1964 (dialogue)
* Lettre encyclique Mysterium fidei, 3 septembre 1965 (transubstantiation)
* Lettre encyclique Populorum progressio, 26 mars 1967
* Constitution apostolique Indulgentiarum doctrina, 1er janvier 1967
* Lettre encyclique Sacerdotalis cælibatus, 24 juin 1967
* Profession, foi, 30 juin 1968
* Lettre encyclique Humanae vitae, 25 juillet 1968
* Exhortation apostolique Gaudete in Domino, 9 mai 1975
* Exhortation apostolique Evangelii nuntiandi, 8 décembre 1975
– Jean-Paul Ier (août-septembre 1978)
– Jean-Paul II (1978-2005):
* Lettre encyclique Redemptor hominis, 1979
* Lettre encyclique Dives in Misericordia, 1980
* Lettre encyclique Laborem exercens, 1981
* Code de droit canonique, 1983
* Lettre encyclique Slavorum apostoli, 1985
* Lettre encyclique Dominum et vivificantem, 1986
* Lettre encyclique Sollicitudo Reoi Socialis, 1987
* Lettre encyclique Redemptoris Missio, 1990
* Lettre encyclique Centesimus annus, 1991
* Catéchisme, l’Église Catholique, 1992-1997
* Lettre encyclique Veritatis Splendor, 1993
* Lettre encyclique Evangelium Vitae, 1995
* Lettre encyclique Ut Unum sint, 1995
* Lettre encyclique Fides et Ratio, 1998
* Enchiridion des indulgences 1968-2000 (Pénitencerie apostolique)
* Directoire sur la piété populaire et la liturgie (Congrégation pour le Culte divin), 2001
* Lettre encyclique Ecclesia de Eucharistia, 2003
– Benoît XVI (2005-2013):
* Lettre encyclique Deus Caritas est, 2005
* Lettre encyclique Spe Salvi, 2007
* Exhortation apostolique Sacramentum Caritatis, 2007 (Eucharistie)
* Lettre encyclique Caritas in Veritate, 2009
* Exhortation apostolique Verbum Domini, 2010
– François (2013-2025):
* Lettre encyclique Lumen Fidei, 2013
* Exhortation apostolique Evangelii Gaudium, 2013
* Lettre encyclique Laudato si, 2015
* Exhortation apostolique Amoris Laetitia, 2016
* Lettre encyclique Fratelli tutti, 2020
* Exhortation apostolique Scripturae Sacrae affectus, 2020 (Jérôme)
* Exhortation apostolique Totum Amoris est, 2022 (François, Sales)
* Exhortation apostolique C’est la Confiance, 2023 (Thérèse)
* Lettre encyclique Dilexit nos, 2024 (Cœur, Jésus)
– Léon XIV (2025-)
* Lettre encyclique Magnifica humanitas de 2026 (anthropologie, IA)